Bis repetita

Équipe Le Point Critique | 10 octobre 2026

Peste sibérienne, une pandémie sous faux drapeau ?

Une nouvelle pandémie est-elle en préparation ? Le décès d’une technicienne de laboratoire en Sibérie, début octobre, pourrait en théorie constituer le point de départ d’une épidémie de peste humaine provoquée par la Russie. Plusieurs éléments suggèrent au contraire que cet accident a été anticipé, potentiellement dès la création du SARS-CoV-2, qui présente une similitude moléculaire avec le bacille de la peste. Heureusement, un laboratoire israélien vient tout juste de mettre au point un vaccin à ARN messager contre la peste. Champagne !

Bacille de la peste Yersinia pestis
© iStock/Dr_Microbe

Une laborantine de 28 ans travaillant à l’Institut anti-peste d’Irkoutsk est décédée le 2 octobre en Sibérie d’une « pneumonie d’étiologie indéterminée ». Bien que la Russie conteste le lien entre ce décès et une exposition au bacille de la peste, l’hypothèse d’une dissémination bactériologique, potentiellement intentionnelle a rapidement émergé.

Les médias occidentaux (et dans une moindre mesure ukrainiens) s’efforcent de faire preuve de prudence, mais ils ont immédiatement réactivé le spectre du programme soviétique d’armes biologiques, que les États-Unis suspectent la Russie de maintenir. Pourtant, selon les propres données des CDC, sept cas de peste humaine sont rapportés en moyenne chaque année aux États-Unis (2 646 dans le monde sur la période 2019-2025), sans que cette statistique ne déclenche la moindre panique, la peste se traitant aujourd’hui facilement avec des antibiotiques, en particulier la doxicycline.

Combien de temps faudra-t-il attendre avant que les dirigeants occidentaux accusent formellement le Kremlin d’avoir libéré le 4e Cavalier de l’Apocalypse dans le cadre de la guerre hybride qu’il est accusé de mener contre l’Occident ?

Une occasion manquée d’informer sur les origines du COVID

Une autre analyse est aujourd’hui proposée sur les réseaux sociaux, alimentée par le contraste entre la manière dont les médias occidentaux traitent le décès de cette laborantine, et l’hystérie avec laquelle ils ont rejeté l’hypothèse d’une origine artificielle du COVID, aujourd’hui quasiment avérée.

Aucun d’eux n’a communiqué sur l’enquête du Congrès américain. Elle a pourtant démontré que le NIAD dirigé par Anthony Fauci avait financé des recherches à l’institut de virologie de Wuhan, consistant à créer une chimère hautement pathogène d’un coronavirus de chauve-souris, en y insérant une séquence, brevetée en 2017 par le PDG de Moderna, et retrouvée en 2018 dans le projet DEFUSE, soumis au Pentagone par l’équipe de chercheurs subventionnés par le NIAD (EcoHealh Alliance). Fauci a fait appeler le MI5 et la CIA lorsqu’il a appris qu’une pneumonie avait été signalée à quelques mètres du laboratoire où ces chercheurs travaillaient, puis a commandé une fausse étude présentant comme une théorie du complot l’hypothèse d’une fuite de laboratoire lorsqu’il a découvert que la SARS-CoV-2 possédait une empreinte génétique permettant de relier le COVID à son institut. A contrario, la Russie a immédiatement notifié l’OMS et mis en œuvre le protocole sanitaire prévu en cas de menace potentielle (traçage et surveillance des contacts, tests massifs, contrôles de biosécurité, quarantaines ciblées, port du masque) dès la détection du cas.

Aucun des médias occidentaux n’a non plus communiqué sur le financement par le Pentagone d’une quarantaine de laboratoires ukrainiens potentiellement impliqués dans la pandémie de COVID-19. Le 12 juin 2026, l’ancienne directrice du renseignement américain, Tulsi Gabbard, a déclassifié une série de documents confirmant l’existence de ces biolabs et mentionnant la peste parmi les pathogènes mortels stockés dans ces laboratoires.

Nous verrons dans les jours ou les semaines qui viennent si ces éléments finissent par trouver l’intérêt qu’ils n’ont pas suscité jusqu’à présent, et si la curiosité des médias s’élargit à une série d’autres coïncidences relevées sur le réseau X.

Un scénario cousu de fil blanc

Le scénario d’une pandémie de peste génétiquement modifiée a été répété en 2019 dans le cadre d’un exercice de simulation, similaire à l’Event 201 organisé quelques semaines avant la pandémie de COVID par la fondation Gates et impliquant certains des acteurs cités dans le procès néerlandais concernant les origines du COVID (WEF, Wellcome Trust, OMS…).

La dramatisation autour du cas de pneumonie détecté à Irkoutsk est en partie alimentée par un site web, Irkutsklive.com, créé au lendemain du décès de la laborantine et accusant la Russie de dissimuler des informations, notamment auprès de l’OMS. Bien que le site précise que l’origine de la pneumonie n’est toujours pas confirmée, il a immédiatement relayé les articles de presse l’attribuant à la peste. Il a publié depuis une série de posts racoleurs, dont l’un appelait dès le 5 octobre à déployer massivement des traitements. Un compteur des cas contacts et des décès, qui stagne depuis le 2 octobre a été mis en place, au cas où…

Capture d'écran du site irkoutsktlive.com

Selon le journaliste suédois qui rapporte cette information, il n’existe aucune donnée concernant l’entité qui édite le site (FirstStrike News Ltd), géré depuis l’Australie et non depuis la Russie, hormis le fait qu’elle détient un compte X depuis avril 2026, quasiment inactif, qui aurait changé de nom en octobre.

Le vidéaste Dimitri Legrand, qui décrypte l’actualité sur les réseaux sociaux à l’affût des symptômes d’une manipulation de notre environnement médiatique, relève à son tour un certain nombre de coïncidences surprenantes.

Il revient sur cette déclaration énigmatique de Volodymy Zelensky à la tribune de l’ONU, deux jours avant la divulgation de l’accident présumé d’Irkousk, dans laquelle il désigne Vladimir Poutine comme le patient zéro d’une pandémie dont le virus serait « l’idée de guerre ». Une métaphore d’autant plus torturée que les observateurs indépendants s’accordent tous sur le fait que la Russie n’a ni les moyens ni la volonté, ni même l’intérêt à ouvrir un nouveau front, comme devraient logiquement en convenir les pays de l’OTAN qui dénoncent quotidiennement l’incapacité de Moscou à atteindre ses buts de guerre en Ukraine :

Il est le « patient zéro » – celui à partir duquel cette idée de guerre ne cesse de se propager. Et partout où elle se propage, elle n’apporte que souffrance, instabilité, nouveaux risques et, bien sûr, de nouvelles crises. Plus Poutine dispose de liberté d’action, plus le monde devient dangereux pour tous les autres. C’est pourquoi il faut mettre un terme au « patient zéro ». Il faut lui retirer toute marge de manœuvre   et toute possibilité de propager davantage ce mal.

N’en déplaise au président Zelensky, la guerre en Ukraine est certes soutenue par plus de 30 nations et draine des mercenaires issus des quatre coins du globe, mais elle reste localisée essentiellement dans le Donbass. Ni la nécessité de trouver de nouveaux financements ni l’emprise de la drogue ne sauraient expliquer ce genre d’affabulations pseudo prophétiques.

Le jour de l’annonce de la contamination de la laborantine à Irkoutsk, la chanteuse américaine Taylor Swift a publié un titre intitulé Patient zéro. Là encore, l’expression est utilisée de façon métaphorique pour décrire la toxicité d’une relation affective, mais le clip est ponctué de références susceptibles de préparer mentalement au scénario d’une épidémie de peste venue de Russie : des gouttes de poison versées dans une tasse (4 : 18), un cimetière sous la neige, un verre de vin renversé (1 : 56) évoquant la couverture de The Economist pour l’année 2026 (The World Ahead 2026), réputée annoncer les événements qui marqueront le monde pour les douze prochains mois.

Dimitri Legrand revient également sur la parution, le 30 juillet dernier, du livre Biological War : A Scenario, dans lequel Annie Jakobsen examine différents scénarios possibles de dissémination d’un agent biologique provoquant une hécatombe planétaire. L’un d’eux est une pandémie de peste humaine provoquée par une explosion au Centre national de recherche en virologie et biotechnologie VEKTOR, en Sibérie, libérant une chimère de Yersinia pestis. La plausibilité de ce scénario est justifiée par un chapitre consacré au projet de création d’armes biologiques génétiquement modifiées, conçu dans le cadre du programme russe clandestin Biopreparat, développé durant la guerre froide.

Plus de vingt vaccins en préparation, dont un vaccin ARNm israélien

Ce scénario semble jugé suffisamment crédible par l’industrie pharmaceutique puisque 21 vaccins, basés sur différents vecteurs (ARNm, ARNsa, ADN, vecteur viral, vecteur bactérien, sous-unitaire et à virus vivant atténué) sont en cours de développement dans le monde, dont un vaccin américain développé par le Pentagone (phase 2) depuis le 11 septembre 2025.

La peste ne figurait pas en 2015 dans la liste des agents pathogènes hautement infectieux nécessitant le développement de contre-mesures. Elle n’a fait son apparition qu’en avril 2026 dans la Feuille de route de R&D pour les contre-mesures médicales prioritaires sur les bactéries. L’OMS la classe aujourd’hui parmi les cinq bactéries prioritaires, en réaction à l’épidémie survenue en 2017 à Madagascar, où la peste est endémique.

En juillet 2025, une équipe de chercheurs de l’université de Tel-Aviv (Elia et al.) a annoncé la mise au point du premier à ARNm efficace contre la peste (Yersinia pestis), basé sur la plateforme vaccinale des pseudovaccins COVID-19, mais qui n’en est actuellement qu’au stade préclinique.

Plusieurs sites ont immédiatement démenti toute coïncidence douteuse entre ce développement et le décès survenu à Irkoutsk, qui offrirait une nouvelle occasion de tester à grande échelle une nouvelle plateforme de lutte bactériologique s’il devenait l’épicentre d’une pandémie de peste. C’est pourtant bien l’équipe qui a mis au point ce vaccin qui a imposé ce parallèle, si l’on en croit les déclarations du directeur du laboratoire de précision nanomédecine de l’Université de Tel-Aviv, Pr Dan Peer :

Dans l’étude, nous montrons que notre vaccin à ARNm offre une protection à 100 % contre la peste pneumonique (une infection pulmonaire sévère), qui est considérée comme la forme la plus dangereuse de la maladie.

https://www.foxnews.com/health/scientists-crack-code-new-vaccine-deadly-plague-bacteria

Un air de déjà vu ?

Nous avons tous entendu cette promesse de la bouche des laboratoires, notamment de Pfizer, dont le PDG, Albert Bourla, affirmait en avril 2021 que son vaccin anti-COVID présentait une efficacité de 100 % contre la transmission en Afrique du Sud, alors que les essais précliniques sur les singes avaient démontré que l’injection ne pouvait pas neutraliser la charge virale, et donc bloquer la propagation. Espérons donc que tous ces prophètes de malheur se trompent et n’aient pas l’occasion de tester l’efficacité des vaccins à ARNm sur une bactérie, les données publiques néerlandaises récemment déclassifiées ayant établi qu’ils avaient été le premier vecteur de propagation de l’épidémie durant le COVID dont la létalité oscillait entre 0,003 % et 0,506 %, avec une médiane comprise entre 0,034 % et 0,095 % (Pezzullo et al.), vs 30 à 50 % pour la peste si elle est traitée précocement.

En théorie, Irkoutsk ne devrait toutefois pas être le foyer de la maladie X qui créera la prochaine pandémie. L’agence russe de santé publique Rospotrebnadzor a démenti formellement tout risque épidémique à Irkoutsk provoqué par une éventuelle exposition au bacille de la peste, réfutant l’hypothèse d’un accident de laboratoire. Selon le gouverneur de l’oblast d’Irkoutsk, « aucun micro-organisme lié à l’activité professionnelle de la technicienne », qui était vaccinée et immunisée contre la peste, n’a été détecté lors des analyses post-mortem ni dans celles (5 000 environ) réalisées parmi les cas contacts, dont la surveillance a été levée pour 90 % d’entre eux.

La cause du décès n’est toutefois pas connue à ce jour. Une inquiétude pourrait éventuellement venir non pas de Sibérie mais d’une contamination par la Spike virale ou vaccinale du COVID. Comme nous l’indiquions en 2023, dans le contexte d’une recrudescence de la lèpre et du paludisme, respectivement en Inde et en Floride, l’un des domaines de la Spike du SARS-CoV-2 contiendrait plusieurs séquences antigéniques présentant des similitudes avec les déterminants antigéniques de 12 bactéries hautement pathogènes, dont Yersinia Pestis. Le Dr Annelise Bocquet, docteur en biologie santé, formulait à l’époque l’hypothèse suivante : « et si le SARS-CoV-2 n’était qu’une amorce pour d’autres germes ? D’autres bioweapons ? » Elle maintient aujourd’hui la plausibilité d’une telle hypothèse à la lueur des connaissances acquises depuis 2023.

Accuser la Russie de chercher à libérer le 4e Cavalier de l’Apocalypse serait dans ce contexte pour le moins ironique, a fortiori si ces accusations proviennent des États-Unis, d’Ukraine ou encore de la France, dont le rôle de l’institut Pasteur dans les origines de la pandémie de COVID-19 reste pour le moins obscur.

* Mise à jour au 10 octobre 2026, 18h00.

L’autre source d’inquiétude pourrait enfin émaner des États-Unis, dont le secrétaire d’État, Marco Rubio, a publiquement accusé la Russie, jeudi dernier, de dissimuler des informations concernant la situation à Irkoutsk.

L’homme d’affaires Jim Haslam, auteur de l’ouvrage COVID-19: Mystery Solved. It leaked from a Wuhan lab but it’s not Chinese junk (COVID-19 : Mystère résolu. Le virus s’est échappé d’un laboratoire de Wuhan, mais ce n’est pas de la « camelote chinoise), révèle aujourd’hui que le laboratoire de biodéfense d’Anthony Fauci, situé dans le Montana (Rocky Mountain Laboratories), a modifié génétiquement la bactérie Yersinia pestis en 2025 afin qu’elle échappe à la réponse immunitaire des mammifères (Bosio et al.).

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