Folie pure
Fauci aurait financé des recherches biomilitaires sur le virus Ebola qualifiées de « vœu de mort pour la civilisation » par le sénateur Paul
De nouveaux documents rendus publics par le sénateur Rand Paul dans le cadre de l’enquête sur les origines du COVID révèlent que le NIAID d’Anthony Fauci a financé des recherches à haut risque sur le virus Ebola dans un laboratoire militaire, quatre ans avant le début de la pandémie de COVID-19.

Le sénateur Rand Paul (R-KY) a publié fin juillet la première partie du journal d’Anthony Fauci, rédigé durant son mandat à la tête de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Un nouveau lot mis en ligne mardi révèle que le NIAID a sponsorisé des recherches dangereuses conduites dans un laboratoire de l’Armée, visant à créer une version hautement contagieuse du virus Ebola, dont la létalité (50 % en moyenne) peut atteindre 90 % selon les souches, mais dont la transmission naturelle s’effectue exclusivement par contact. Plus particulièrement, le NIAID a financé en 2015 une expérience consistant à aérosoliser le virus Ebola, le rendant ainsi extrêmement facile à propager, et à y exposer des singes dans le but de tester l’efficacité d’un vaccin. Le sénateur Rand Paul évoque des recherches délirantes, qu’il qualifie de « vœu de mort pour la civilisation ».
L’expérience a été menée à l’institut des maladies infectieuses de l’armée (USAMRIID), à Fort Detrick, à la suite d’une commande et selon un protocole d’étude élaboré par le NIAID, dans le cadre d’un programme interagence. L’objectif de ce programme était de tester des contre-mesures médicales (anticorps monoclonaux, vaccins…) face à une dissémination par voie aérienne de filovirus hautement pathogènes (variole, rage, Marburg, Ebola…), selon un scénario fictif d’attaque biochimique, en menant des expériences « de challenge » par inhalation sur des singes.
L’étude de 2015 portait plus spécifiquement sur le VSV-EBOV, déployé dans la population africaine depuis 2014-2015. Elle s’est soldée par un échec accablant, puisque le virus a provoqué une inflammation pulmonaire mortelle qui n’a été observée que chez les signes vaccinés :
9 mars 2016 ‒ J’ai participé à une téléconférence au SCIF avec la Maison-Blanche, la CIA, la NIA, le DoD et le HHS au sujet d’une expérience menée par l’USAMRIID consistant à exposer des primates non humains à un aérosol d’Ebola afin de vérifier si le vaccin contre le VSV offrait une protection. De toute évidence, ce n’était pas le cas. Une expérience stupide. Cependant, ils ont également constaté chez les deux animaux témoins (il y avait deux témoins et vingt-deux animaux vaccinés), bien qu’ils soient morts, qu’ils ne présentaient AUCUNE inflammation pulmonaire. En revanche, les animaux vaccinés présentaient une nécrose, une inflammation et de la fibrine dans les poumons.
Le contexte (téléconférence dans un bureau sécurisé dédié au traitement d’informations classifiées) traduit la panique suscitée par ces résultats, commentés lors d’une réunion du Conseil de sécurité nationale. La réunion coïncide en effet avec le lancement imminent d’un essai en population générale, d’où la colère d’Anthony Fauci en apprenant que le Pentagone avait transmis les données à la FDA et aux ambassades africaines, alors qu’elles auraient selon lui dû demeurer confidentielles afin de ne pas alimenter la défiance vaccinale.
Cette expérience aurait dû être classée confidentielle. Ces imbéciles du DOD ont envoyé les données à la FDA, qui les a ensuite diffusées à titre d’information à diverses ambassades, y compris celles d’Afrique de l’Ouest où nous sommes sur le point de lancer un essai clinique bien plus vaste du vaccin VSV contre Ebola. Comme on pouvait s’y attendre, les ambassades d’Afrique de l’Ouest (Guinée, Libéria, Sierra Leone) sont devenues folles, car il semble que nous allions vacciner la population avec ce vaccin dangereux.
Bien que Fauci souligne que les singes non vaccinés n’ont subi aucune atteinte pulmonaire lors de l’inhalation du virus, suggérant que le vaccin aggrave les symptômes de la maladie, il estime que les résultats de cette expérience étaient parfaitement prévisibles (« Je pense que l’inflammation est un effet manifestement prévisible ») et ne remettent pas en cause la sécurité du vaccin face à une épidémie naturelle.
Encore une fois, je pense que tout cela est important pour la biodéfense, mais que cela n’a pas grand-chose à voir avec les épidémies d’Ebola d’origine naturelle. Néanmoins, l’idée que le vaccin puisse être nocif suscite désormais beaucoup d’inquiétude parmi la population.
Les documents suggèrent que Fauci n’était informé ni de l’expérience ni de son financement, dont il affirme avoir découvert l’existence lors de la réunion du Conseil de sécurité. Il adressera une série de mails menaçants aux membres de son équipe visant officiellement à clarifier la responsabilité du NIAID dans les études sur l’Ebola aérosolisé (ou plus probablement à couvrir l’Institut) sans qu’à aucun moment la dangerosité de ces recherches ne soit envisagée comme un problème, Fauci s’inquiétant exclusivement du scandale diplomatique provoqué par la fuite des résultats et de ses conséquences sur le programme de biodéfense.
Les échanges entre le directeur adjoint du NIAID, Cliff Lane, et un virologue de l’USAMRIID, Peter Jahrlin, permettent de comprendre l’ampleur de la crise provoquée par cet incident. Dès le lendemain de la réunion du Conseil de défense, Cliff Lane décide de geler les expériences liées à l’Ebola aérosolisé « jusqu’à ce que la poussière retombe » (il précise : « si elle retombe »), de peur qu’elles soient considérées comme de la recherche à double usage civil/militaire. Quatre jours plus tard, Peter Jahrlin proposera de discuter « en off » de la pertinence de refaire l’expérience conduite sur les singes, estimant qu’elle n’avait pas été correctement réalisée et que ses résultats avaient été mal interprétés :
Peter Jahrlin : « Je comprends, mais s’il s’agit de recherches à double usage, alors l’ensemble du portefeuille de la Defense Threat Reduction Agency (DTRA) – qui prévoit des tests d’exposition par aérosol pour évaluer les contre-mesures médicales (MCM) face aux agents pathogènes relevant de la défense biologique – relève également du double usage (DURC). […] Je ne vais pas aborder le reste par e-mail, mais si les études de provocation par aérosol sont considérées comme DURC, alors tout le paradigme de développement du MCM est remis en cause. »
Les mails divulgués par le sénateur Rand Paul révèlent également qu’une étude portant sur un coronavirus (étude CoV) et basée sur le même modèle (exposition à une version aérosolisée) était prévue au moment où le directeur adjoint du NIAID a décidé de suspendre le programme. On ne sait pas en revanche si elle a été réalisée, mais un mail du 14 mars indique que Peter Jahrlin a refusé de l’interrompre malgré « l’extrême inquiétude » suscitée par ce type de recherches.








