Damage control

Équipe Le Point Critique | 27 septembre 2026

Falsification de la base Transparence santé : Hervé Maisonneuve a-t-il été recruté en 2020 pour contrer l’hydroxychloroquine ?

Au lendemain de la démission du « référent intégrité » de Santé publique France épinglé pour ses liens d’intérêts non déclarés avec le laboratoire Pfizer, une contre-enquête indépendante révèle que plusieurs déclarations concernant les activités d’Hervé Maisonneuve ont été effacées de la base Transparence santé, démontrant qu’il a été signé en mars 2020 une convention par Pfizer. Or celle-ci a été signée deux jours après l’annonce des premiers résultats d’efficacité de l’hydroxychloroquine par l’IHU de Marseille.

Hervé Maisonneuve et Dominique Castigliola, avril 2026, Assemblée nationale

Le journal Le Monde a annoncé le 22 septembre la démission du référent à l’intégrité de Santé publique France, Hervé Maisonneuve, après la découverte de plusieurs paiements de la part du laboratoire Pfizer entre octobre 2021 et avril 2023 et non déclarés à l’Agence. Le Dr Maisonneuve évoque aujourd’hui un simple oubli, mais ce n’est pas ce que suggèrent les faits.

Une fausse vraie nouvelle

La presse présente cette information comme le fruit d’une enquête, mais elle avait été révélée le 31 août 2025, soit 13 mois avant l’article du Monde, par l’association de victimes Verity, créée en janvier 2022 par le père de Maxime Beltra et le mari de Mauricette Doyer, tous les deux décédés à la suite de leur vaccination avec l’injection anti-COVID de Pfizer[1]. Verity a communiqué à nouveau le 13 janvier 2026 et le 15 septembre 2026 sur les liens d’intérêts entre Hervé Maisonneuve et le laboratoire Pfizer, mais Santé publique France soutient qu’elle n’aurait pris connaissance de leur existence qu’il y a quelques semaines, soit plusieurs mois après la nomination de son nouveau « référent à l’intégrité scientifique », annoncée en mars 2026.

Une simple consultation du site Transparence.sante.gouv permet pourtant d’obtenir le montant des rémunérations perçues par la société d’Hervé Maisonneuve, qui recense six versements à la date du 27 septembre 2026, tous émanant du laboratoire Pfizer, pour un total de 171 150 € :

  • 25 octobre 2021, convention : 26 250 € ;
  • 01 décembre 2021, contrat d’experts : 26 250 € ;
  • 21 février 2022, rémunération : 29 400 € ;
  • 16 août 2022, contrat de recherche scientifique : 26 250 € ;
  • 20 septembre 2022, rémunération : 31 500 € ;
  • 20 avril 2023, rémunération : 31 500 €.

Une opération de damage control ?

Le Monde évoque plus de 100 000 € de rémunérations, mais comme l’indiquait Verity en 2025, les liens d’intérêts déclarés par le Dr Hervé Maisonneuve s’élevaient à l’époque à 197 400 €. D’où provient cet écart que ni Le Monde ni ses confrères de la presse subventionnée n’ont, semble-t-il, remarqué, ou sur lequel aucun d’eux n’a pas jugé utile d’enquêter ?

Le journaliste indépendant Brice Perrier publie aujourd’hui une capture d’écran des anciennents déclarations d’Hervé Maisonneuve sur le site Transparence.gouv.fr, d’où quatre lignes ont été expurgées par le ministère de la Santé ou la direction générale de la Santé, qui en sont respectivement l’éditeur et le directeur de publication. La comparaison des deux états de la base montre la disparition de deux rémunérations d’un montant cumulé de 26 250 €, datées du 7 et du 21 janvier 2021, et l’effacement des traces d’une relation contractuelle entre Maisonneuve et Pfizer, nouée en mars 2020 :

  • 18 mars 2020, autres prestations de service : 0 € ;
  • 28 octobre 2020, contrat d’expert scientifique : 0 € ;
  • 7 janvier 2021, rémunération : 23 100 € ;
  • 21 janvier 2021, rémunération : 3 150 €.

Publier une information scandaleuse, mais en atténuer la portée en supprimant une seconde information, probablement plus compromettante s’appelle, en communication, une opération de contrôle des dommages (damage control). Est-ce le sens de ce faux scoop révélé par Le Monde ?

Le 27 août 2025, l’éphémère ministre de la Santé, Yannick Neuder, a confié une mission d’expertise indépendante de lutte contre la désinformation en santé à Hervé Maisonneuve, Mathieu Molimard[2] et Dominique Costagliola[3] – les deux personnalités paradoxalement les moins qualifiées pour cette mission. Celle-ci a abouti à la publication d’un rapport en janvier 2026, dont l’un des objectifs déclarés est de lutter contre la remise en cause de l’efficacité et de la sécurité des injections anti-COVID (p. 34) et contre la « défiance inédite envers les institutions scientifiques » provoquée par la dissimulation du caractère expérimental des injections, de leur létalité potentielle et de leur inadéquation aux caractéristiques réglementaires d’un vaccin[4].

Le fait que Le Monde n’évoque pas cette nomination, à laquelle répondait pourtant le tweet de Verity du 31 août, vaut probablement pour réponse, a fortiori si c’est précisément le ministère de la Santé qui a fait supprimer l’historique de la collaboration d’Hervé Maisonneuve avec Pfizer.

Abattre l’hydroxychloroquine ?

Cette collaboration a été renouée le 18 mars 2020; douze après la rupture du contrat entre le laboratoire et Hervé Maisonneuve, qui n’a pas expliqué l’objet des travaux pour lesquels il a été recruté officiellement en 2021. S’agissait-il de se mettre en ordre de marche pour détruire la réputation des traitements précoces en prévision de l’arrivée du vaccin ?

À cette époque, les essais de vaccins n’avaient pas encore commencé, il n’était donc pas question de contrer les arguments des scientifiques affirmant que les injections étaient sûres et efficaces et devaient être administrées à l’ensemble de la population, sans son consentement, alors qu’elles n’avaient pas été testées. On sait en réalité aujourd’hui que Pfizer avait déjà commencé à fabriquer son vaccin en mai 2019, soit sept mois avant la découverte officielle du premier cas, et qu’il savait dès le 7 mai 2020 que la population serait complètement immunisée lorsque son sérum sortirait de l’usine[5].

La principale cible abattre dans ce contexte était donc l’hydroxychloroquine, dont les premiers résultats de l’équipe de l’IHU de Marseille ont été annoncés le lundi 16 mars 2020. YouTube a supprimé la vidéo jugeant qu’elle ne respectait pas le règlement de sa communauté, mais le tweet de l’IHU est toujours accessible.

La guerre sera déclenchée le 19 mars par Hervé Maisonneuve, avec la publication d’un article dans lequel il exprime ses doutes sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine. Son blog en recense aujourd’hui 129, dont certains créent un pont parfaitement artificiel avec l’IHU de Marseille, ce qui dénote a minima une obsession, compatible avec une fatwa ou un contrat.

Or si tel est le cas, cela signifie que Pfizer (qui connaît parfaitement l’hydroxychloroquine et son association avec l’azithromycine, commercialisée par le laboratoire sous le nom Zithromax, dont il louait l’innocuité contre la malaria le 25 mars 2020), savait que cette molécule était efficace ou susceptible de l’être, et que des millions de Français ont été privés d’un traitement qui aurait pu leur sauver la vie pour lui permettre d’écouler ses vaccins.

Pour qui travaille réellement Santé publique France ?

Santé publique France justifie le choix de créer un « référent intégrité » par les engagements qu’elle a pris en 2022 en signant la Charte française de déontologie des métiers de la recherche. Mieux vaut tard que jamais. Il est toutefois surprenant qu’elle ait été aussi négligente sur la vérification des liens d’intérêts d’Hervé Maisonneuve, la charte précisant :

Lors de l’évaluation d’un projet de recherche, d’un laboratoire ou d’un collègue, le chercheur examine tous les dossiers avec impartialité, en déclarant ses liens d’intérêt et en se récusant s’il constate un conflit potentiel d’intérêts, incompatible avec l’exercice impartial de l’évaluation.

https://www.ofis-france.fr/la-charte-francaise-de-deontologie-des-metiers-de-la-recherche/

L’oubli d’Hervé Maisonneuve est quant à lui d’autant plus difficile à expliquer que le rapport de mission qu’il a cosigé en janvier 2026 propose une série d’initiatives toutes centrées autour de la vérification des liens d’intérêts :

  • création d’un Info-Score Santé (p. 7), inspiré du modèle du Nutri-Score « permettant d’évaluer la qualité éditoriale des sources d’information (traçabilité, validation scientifique, actualisation, gestion des erreurs, liens d’intérêt…) ». L’annexe du rapport définit la transparence des liens d’intérêts comme le premier critère (p. 62) ;
  • renforcement de la formation des journalistes (p. 21), en intégrant dans leur formation initiale « un socle minimal sur […] la vérification des liens d’intérêts des experts » s’exprimant dans le domaine de la santé ;
  • création d’un observatoire de l’information en santé (p. 30), coordonné par un comité de pilotage s’appuyant sur un conseil scientifique, dont l’une des tâches serait de superviser un annuaire des experts scientifiques en communication, prenant « en compte la gestion des liens d’intérêts des experts ». Le rapport précise : « Pour assurer la crédibilité de l’observatoire, […] les membres du conseil scientifique ne doivent avoir aucun lien avec les industriels de la santé et leurs autres liens d’intérêt doivent être déclarés et gérés » ;
  • élaboration d’un plan public d’information et de lutte contre la désinformation dans chaque institution (p. 39), qui devra « définir des règles de communication, y compris la gestion des liens d’intérêts » ;

Ces éléments laissent dubitatif quant à la sincérité des réactions de Santé publique France et d’Hervé Maisonneuve, Le Monde expliquant que l’Agence aurait découvert ces liens d’intérêts il y a seulement quelques semaines et s’interrogeant aujourd’hui sur le problème que soulève cette omission.

La réponse est pourtant fournie par la loi et accessoirement par la charte signée par Santé publique France, qui n’est pas compatible avec ce type d’oubli, ce qui implique que l’Agence aurait dû immédiatement a minima démettre son référent de ses fonctions et le signaler aux autorités en vue des poursuites pénales auxquelles il s’expose.

Hervé Maisonneuve a certes démissionné, mais il n’a pas jugé utile de corriger sur son site l’oubli qu’il confesse auprès du Monde, la section « Liens d’intérêts » (créée le 11 novembre 2020, soit onze ans après l’enregistrement de la publication et la création de la société) précisant pudiquement qu’il ne peut plus l’actualiser faute de liens institutionnels depuis le 23 septembre. Comble de l’ironie, un internaute a déniché un tweet de 2023 renvoyant à l’un de ses articles de blog, dans lequel il qualifie les experts oubliant de déclarer leurs liens d’intérêts de « marionnettes de l’industrie » et où il préconise de faire figurer de matière automatique un lien vers la base Transparence santé dans tout article médical.

Monsieur Maisonneuve ne manque pas d’humour.

L’embarassant CV du Dr Maisonneuve

Hervé Maisonneuse a fait de l’intégrité de la communication médicale son fonds de commerce en 2009 en créant la société H2MW qui propose des conseils et des formations en rédaction scientifique. Il est par ailleurs chroniqueur pour le Quotidien du médecin et membre de l’Office d’intégrité scientifique de l’AP-HP. Sur le papier, il a donc le profil idéal pour prévenir d’éventuelles dérives scientifiques, similaires à celles observées massivement au sein des revues médicales les plus prestigieuses depuis la pandémie de COVID-19, de l’étude frauduleuse du Lancet sur l’hydroxychloroquine à celle organisée par Anthony Fauci (The Proximal Origin) et publiée dans Nature pour dissimuler l’origine artificielle du COVID.

Médecin de formation, il a pourtant fait le choix de manière particulièrement précoce, soit quatre ans après l’obtention de son doctorat, de se tourner vers l’industrie pharmaceutique, en particulier vers deux laboratoires : Pasteur-Mérieux, où il dirigera pendant onze ans des programmes de développement clinique (1984-1993) et Pfizer France, dont il fut le directeur du département de formation médicale continue et de médias scientifiques d’octobre 2005 à 2009. Revenir travailler en 2020 pour le laboratoire qui inondera quelques mois plus tard la planète avec un vaccin destiné à lutter contre un virus conçu pour partie dans l’institut lié institutionnellement à son ancien employeur[6] sonnait donc comme une évidence.


Notes et références

[1] Maxime Beltra est décédé à l’âge 22 ans la nuit qui a suivi sa vaccination. Maurciette a succombé il y a quelques mois d’une maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) fulgurante, contractée quinze jours après sa deuxième injection Pfizer, dont la justice, fait rarissime, a forcé le laboratoire à fournir la preuve que l’injection ne pouvait pas transmettre la MCJ, également appelée « maladie à prions », alors qu’on sait depuis plus de quatre ans que le vaccin comporte une région « prion » et qu’une nouvelle étude vient de confirmer que la protéine Spike virale et a fortiori vaccinale provoque un repliement erroné des protéines de type « prion ».

[2] Le Pr Mathieu Molimard était le responsable national de la pharmacovigilance du vaccin Pfizer durant la campagne de vaccination contre le COVID. Il fut l’un des détracteurs les plus agressifs de l’hydroxychloroquine et l’un des promoteurs les plus zélés de son concurrent direct, le Paxlovid, « qu’il a activement promu à son stade expérimental, mais dont l’essai clinique a démontré qu’il était aussi inefficace que coûteux (1 300 $ la boîte vs 27 $ pour l’HCQ ou l’IVM) » (voir notre article d’août 2024), et dont il a forcé l’achat de centaine de milliers de boîtes. En juin 2023, il martelait sans aucun complexe que le vaccin est efficace à 99 %, alors qu’on savait depuis longtemps que ce n’était pas le cas : https://x.com/yetiblog/status/1742813496620789809?s=20.

[3] Dominique Costagliola, qui a siégé pendant plus de quatre ans au Conseil d’administration du laboratoire Gilead (fabriquant du remdevisir) et pendant deux ans au Conseil d’aministration de Janssen n’a pas détaillé oralement ses liens d’intérêts à la Commission des affaires sociales du Sénat, en septembre 2020 et novembre 2021 comme la loi l’y oblige. Elle fut également l’une des détractrices les plus agressives des traitements précoces, en particulier de l’ivermectine, dont elle est accusée d’être intervenue directement pour empêcher l’OMS de l’autoriser contre le COVID, ce qui aurait compromis la mise sur le marché des vaccins COVID en l’absence de toute donnée clinique brute.

[4] Les laboratoires reconnaissent dans les contrats d’achat de vaccins publiés le 28 avril dernier (§ 5.5) que « les effets et l’efficacité à long terme du vaccin ne sont pas connus actuellement et qu’il peut y avoir des effets indésirables du vaccin qui ne sont pas connus actuellement », contrairement à ce qu’affirmait Olivier Véran en juillet 2021 : « Parmi les “fake news” que l’on entend, il y aurait celle qui consiste à dire que le vaccin serait encore en cours d’expérimentation, c’est absolument faux. La phase 3 est terminée depuis des mois, elle est validée. »

[5] Document divulgué le 29 août 2020 par le sénateur Rand Paul dans le cadre de l’enquête sur les origines du COVID-19 : https://www.paul.senate.gov/wp-content/uploads/2026/08/2026.08.29_Final-Hearing-Document-Release-Package.pdf.

[6] Voir nos précédents articles sur les liens entre le groupe Mérieux et l’institut de virologie de Wuhan et sur la collaboration entre l’institut Pasteur, EcoHealth Allianc et Metabiota. Voir également nos nombreux articles consacrés au financement par le NIH d’Anthony Fauci de recherches sur le gain de fonction à l’institut de virologie de Wuhan (ici, là ou là).

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