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Équipe Le Point Critique | 14 septembre 2026

« Il n’y a aucun lien entre cancer et vaccination », cette tribune signée par 50 oncologues français qui a bien mal vieilli

Le 18 mars 2023, un collectif d’oncologues français publiait une tribune dans laquelle les auteurs réfutent tout lien entre la vaccination contre le COVID et le cancer. Deux nouvelles études suggèrent aujourd’hui le contraire, la première démontrant que les nanoparticules du vaccin Pfizer promeuvent l’apparition de métastases chez la souris, la seconde recensant 35 mécanismes documentés par lesquels les injections à ARNm favorisent le cancer.

Cellules immunitaires, anticorps et particules virales.
© iStock/Quantic69

La tribune a été publiée dix jours après la parution du livre Les Apprentis sorciers, à l’initiative du Dr Jérôme Barrière, qui s’est illustré durant la pandémie par son combat acharné pour discréditer l’ivermectine et l’hydroxychloroquine. Les auteurs contestent l’augmentation du nombre de cancers depuis la campagne de vaccination contre le COVID, ainsi que l’émergence d’un schéma de progression inédit appelé « turbo cancer ». Nous revenons ici sur cette cabale dont les conséquences pourraient s’avérer doublement vertigineuses, l’ivermectine étant désormais le nouvel espoir de nombreux chercheurs engagés dans la lutte contre le cancer.

Bien que le terme de « turbo cancer » ne soit pas présent dans l’ouvrage, il a été utilisé par le Dr Alexandra Henrion-Claude, ancienne directrice de recherche au sein de l’Inserm, lors de la présentation de son livre sur la chaîne CNews. Il désigne des cancers atypiques, à croissance extrêmement rapide, survenant au décours d’une vaccination et parfois simultanément sur plusieurs sites. Le terme a été utilisé pour la première fois en octobre 2021 lors de la Conférence des pathologistes de Reutlingen. Il a été surtout abondamment documenté en 2022 par le Dr Ute Krüger, médecin-chef pathologiste de l’hôpital de Kalmar en Suède[1], qui explique avoir observé, dès l’automne 2021, quatre changements majeurs dans les échantillons de tissus qui lui étaient adressés :

  • abaissement de l’âge des patients (30 ans vs 50 ans) ;
  • augmentation de la taille des tumeurs (4 à 16 cm vs moins de 3 cm avant la campagne de vaccination) ;
  • tumeurs multiples, apparues dans plusieurs organes ou dans le même organe simultanément ;
  • récidives agressives parfois après de nombreuses années de rémission.

Les injections à ARN messager (ARNm) sont-elles à l’origine de cette nouvelle catégorie de cancers comme le suggèrent désormais plus de cent études et une masse de données populationnelles ?

Les conditions dans lesquelles s’est déroulée la campagne de vaccination, où les « vaccins » ont été imposés à l’ensemble de la population pour protéger les personnes fragiles alors que celles-ci n’avaient pas été incluses dans les essais cliniques pour optimiser le taux d’efficacité, que la transmission n’avait jamais été testée et que les laboratoires affirmaient dans les contrats d’achats qu’ils ne pouvaient pas exclure la survenue d’effets indésirables, rendent cette hypothèse inaudible pour la population.

C’est donc pour éteindre l’incendie allumé par le livre d’Alexandra Henrion Caude qu’un groupe de six oncologues, porté par le Dr Barrière, a publié en mars 2023 une tribune cosignée par une cinquantaine de confrères laquelle ils écrivent noir sur blanc : il n’existe « aucun lien entre cancer et vaccination ».

À ce jour, aucun lien d’alerte n’a été publié entre une incidence accrue ou un risque de progression rapide de cancer après vaccination anti-Covid-19 ou après une autre vaccination. Nous souhaitons donc une nouvelle fois rassurer nos patients. […]
Non, il n’existe pas de risque d’aggravation de la maladie ou de rechute lié au vaccin.
Non, la vaccination contre la Covid-19 n’expose pas au risque de développer un cancer.
La vaccination contre la Covid-19 a sauvé de nombreuses vies et vous protège !

Les auteurs reconnaissent que les patients atteints d’un cancer n’ont pas été inclus dans les essais cliniques, mais ils estiment que l’histoire a donné raison aux autorités de santé françaises. Elles ont fait le choix d’ouvrir la vaccination aux patients en cours de chimiothérapie le 14 janvier 2021, le cancer étant reconnu comme facteur de risque dès novembre 2020 par la Haute Autorité de santé (HAS), qui continue de recommander d’une à deux injections annuelles pour les patients ayant un cancer ou des antécédents récents de cancer. L’Institut national du cancer (INCa) précisera le 25 janvier une liste de patients « ultra-prioritaires » plus fine. À aucun moment les autorités françaises n’ont considéré le cancer comme une contre-indication éventuelle à la vaccination, seules des « précautions de calendrier » visant à optimiser le bénéfice vaccinal (période d’aplasie entre deux cures de chimiothérapie, allogreffe récente…) ayant fait l’objet d’un débat.

La France s’est-elle contentée de s’aligner sur les recommandations internationales, ou a-t-elle fait preuve de zèle ?

Une étude chinoise publiée en avril 2022 (Li et al.) rappelle que la vaccination contre le COVID n’était pas recommandée dans certains pays pour les patients atteints de tumeurs malignes, chez qui le cancer était « considéré comme une contre-indication à la vaccination » en raison de l’absence de données (Chung et al.). Les auteurs soulignent également que chez les patients atteints de tumeurs malignes en cours de traitement (chimiothérapie, thérapie ciblée ou une immunothérapie), « le vaccin doit être utilisé avec prudence », voire qu’il ne doit pas être administré aux patients en mauvaise santé, qu’ils suivent ou non un traitement antitumoral. Concernant le cas particulier des vaccins à ARN messager, les auteurs estiment qu’il n’est pas recommandé chez les patientes ayant des antécédents de cancer du sein, celles étant en cours de traitement étant invitées à atteindre « que des données cliniques suffisantes prouvent la sécurité et l’efficacité » des injections, quel que soit le type de vecteur, avant d’envisager une vaccination.

Nous sommes donc assez loin de l’impératif vaccinal décrit par les auteurs, qui affirment que la sécurité des injections a été établie dès avril 2021 :

Initialement exclus des programmes d’enregistrement des vaccins à ARNm, les patients atteints de cancers ont présenté malgré tout une moins bonne immunogénicité. […] Cela a permis rapidement de recommander des rappels vaccinaux précoces et des suivis sérologiques adaptés à chaque patient d’oncologie en fonction des traitements suivis, mais en aucun cas des conseils liés à une quelconque surtoxicité constatée chez ces patients. Rappelons ici que selon les estimations la vaccination anti Covid-19 a probablement sauvé plus de 14 millions de vies humaines.

Pourtant, en juillet 2021, Israël a fait le choix de ne pas recommander la troisième dose pour les patients suivant un traitement contre le cancer après les y avoir incités, estimant que la quasi-totalité des patients d’oncologie déjà vaccinés avaient un niveau suffisant d’anticorps, contrairement donc aux citoyens ayant un système immunitaire en pleine forme. The Times of Israel précise :

Le ministère a également souligné que le vaccin pouvait entraîner des effets indésirables chez certains patients, notamment « une hypertrophie des ganglions lymphatiques ou un dysfonctionnement hépatique », et que, par conséquent, « la recommandation actuelle » était de ne pas administrer de troisième dose de vaccin contre la COVID-19 aux patients atteints d’un cancer. […] Les experts mettent en garde les Israéliens contre l’interprétation de la décision comme un signe que les vaccins ne fonctionnent pas.

Sept mois plus tard, le Dr Barrière cosignait une étude publiée en février 2022 (Re et al.) dans laquelle les auteurs recommandent l’administration d’une troisième dose, bien que la moitié des patients (18/43) n’aient pas développé d’anticorps après la deuxième dose, comme le redoutaient initialement les autorités israéliennes.

Le rétrodalage d’Israël a-t-il été motivé par des signaux alarmants apparus dès les premiers jours de la campagne de rappel ? Le calendrier de ce revirement interroge, a minima :

  • le 12 juillet 2021, Israël annonce avoir décidé d’ouvrir la troisième dose aux personnes immunodéprimées après avoir examiné les « preuves de plus en plus nombreuses » indiquant qu’elles ne sont pas suffisamment protégées. Le Sheba Medical Center, plus grand hôpital d’Israël, annonce le jour même avoir immédiatement invité des dizaines de patients à se faire injecter, sans préciser si et combien d’entre eux ont reçu une dose de rappel ;
  • 13 juillet : le ministère annule la recommandation pour certains patients d’oncologie par peur d’une interférence entre le vaccin et les traitements, mais la maintient pour tous les autres cas, y compris les patients lymphomateux.

Le risque COVID justifiait-il une telle frénésie de la part des oncologues français ?

L’étude de Li et al. met en évidence deux résultats inattendus :

  • si le COVID-19 aggrave principalement l’état des patients atteints d’un cancer, cette aggravation n’est constatée que dans certains cancers et à un stade avancé ;
  • l’infection par le SARS-CoV-2 peut paradoxalement ralentir la progression de certains cancers (en l’occurrence le lymphome à cellules NK et le lymphome hodgkinien) et provoquer « une réponse immunitaire antitumorale pouvant exercer un rôle oncolytique potentiel ».

Quatre ans plus tard, l’arbitrage des autorités françaises apparaît profondément accablant au regard de la masse d’études qui documentent les cas d’apparition ou de récidive de cancer au décours d’une vaccination, mais également les mécanismes susceptibles d’expliquer l’explosion du nombre de cas observés depuis 2021. Une étude publiée le 3 septembre en recense… 35.

La tribune de 2023 a d’autant plus mal vieilli que le concept de « turbo cancer » a été scientifiquement en juillet dernier dans une étude publiée après révision par des pairs (Marik et Hope) (voir notre précédent article).

Le cancer, l’une des causes profondes de la guerre contre l’ivermectine et l’hydroxychloroquine ?

Le point le plus troublant, qui nous intrigue depuis le premier jour, est la corrélation entre la manière dont les mêmes oncologues ont accueilli les promesses de l’ivermectine et de l’hydroxychloroquine, aujourd’hui confirmée par des centaines études (424 pour l’hydroxychloroquine, 106 pour l’ivermectine).

En août 2020, le Dr Urso, médecin américain, a commenté les résultats d’une étude suggérant que l’hydroxychloroquine, aurait des propriétés anticancéreuses, par ailleurs en cours d’exploration et partiellement démontrés (plus de 100 essais enregistrés sur ClinicalTrial.gov, dont au moins 8 en cours) :

Quand le virus est là et que la chloroquine est là, la chloroquine laissera le virus attaquer une cellule cancéreuse […] elle protégera une cellule normale, mais ne protégera pas une cellule cancéreuse, parce qu’elles sont dédifférenciées, les récepteurs sont différents […] La chloroquine est l’un des médicaments les plus intelligents de l’histoire : elle laisse les virus attaquer les cellules cancéreuses, mais pas les cellules normales.

https://youtu.be/qZSwgg4QYZg

S’il ne s’agit que d’un signal préclinique, les propriétés anticancéreuses de l’ivermectine étaient déjà reconnues en 2023 par de nombreux auteurs (Dou et al., 2016 ; Juárez et al., 2018 ; Liu et al., 2020 ; Juárez et al., 2020 ; Chen et al., 2020 ; Tang et al., 2021 ; Jiang et al., 2022) :

L’ivermectine présente de puissants effets antitumoraux, notamment l’inhibition de la prolifération, des métastases et de l’activité angiogénique, dans diverses cellules cancéreuses. Cela pourrait être lié à la régulation de multiples voies de signalisation par l’ivermectine via la kinase PAK1. D’autre part, l’ivermectine favorise la mort cellulaire programmée des cellules cancéreuses, notamment l’apoptose, l’autophagie et la pyroptose. L’ivermectine induit l’apoptose et l’autophagie, qui sont régulées de manière réciproque. Il est intéressant de noter que l’ivermectine peut également inhiber les cellules souches tumorales et inverser la multirésistance aux médicaments, et qu’elle exerce un effet optimal lorsqu’elle est utilisée en association avec d’autres médicaments de chimiothérapie.

Tang et al., 2021.

Le Dr Barrière s’est illustré durant la pandémie par son agressivité rare à l’encontre de toute étude pointant les risques vaccinaux (deux demandes de rétractation en mai 2022 et décembre 2023 pour la même étude) ou relayant l’efficacité de l’hydroxychloroquine et de l’ivermectine.

Quelle raison pousserait un oncologue à tirer à boulets rouges sur deux molécules qui sont parmi les plus consommées[2] et les plus sûres au monde[3], à douter a priori de leur efficacité et à s’opposer à leur utilisation en dépit d’un contexte d’urgence pandémique, mais à avoir une confiance aveugle dans un produit utilisant une technologie inédite, n’ayant bénéficié d’aucune étude de génotoxicité ou de cancérogénicité, et dont les laboratoires ont dû être contraints par une décision de justice à publier les données des essais cliniques ?

La question est essentiellement rhétorique. Si ces deux molécules n’avaient pas été censurées, jamais les vaccins anti-COVID n’auraient bénéficié d’une autorisation de mise sur le marché en l’absence de donnée clinique[4] (elle a été accordée sur la base des déclarations des laboratoires, qui assuraient pouvoir mettre fin à la pandémie avec un schéma vaccinal à deux doses, et donc réduire la mortalité globalement). Les injections ont été pleinement homologuées, ni l’ivermectine ni l’hydroxychloroquine ne continuent de leur faire de l’ombre, a fortiori si elles ne fonctionnent pas, comme l’affirme le Dr Barrière. En revanche, si les vaccins anti-COVID favorisent le cancer, comme le présupposait Moderna en off, cette absence de censure aurait tué dans l’œuf le marché tant convoité des vaccins à ARNm anticancer.

Mais un mobile n’est pas une preuve de culpabilité…

Un nouvel espoir pour les patients ?

Pour l’heure, le Dr Barrière devrait être heureux, comme tout oncologue investi, d’apprendre que le premier protocole anticancer utilisant l’ivermectine et le fenbendazole a été publié en mai 2024 à l’issue d’un processus de révision par les pairs (Baghli et al.), après trois années de publication ininterrompue, par le Dr Makis, de cas de rémission de cancer chez des patients utilisant cette association thérapeutique (plus de 200).

Le 17 mars dernier, l’Université de Floride a enregistré officiellement un essai clinique visant à évaluer l’efficacité de l’ivermectine contre le cancer (ICONIC), mais selon le Dr Makis, cinq institutions américaines (Moffitt Cancer Center, Florida International University, Florida State University, Tampa General Hospital, University of Miami) auraient reçu des fonds pour lancer d’autres essais.

La première étude observationnelle publiée en preprint en avril dernier revendique les résultats suivants :

À six mois, 84,4 % des patients atteints de cancer ont rapporté un bénéfice clinique :
• 32,8 % ont rapporté l’absence de preuve de maladie ;
• 15,6 % ont rapporté une régression tumorale ;
• 36,1 % ont rapporté une maladie stable.

Un essai de phase I/II mené par le Cedars-Sinai Medical Center aux États-Unis a rapporté des premiers résultats positifs concernant l’utilisation de l’ivermectine en association avec un anticorps monoclonal (balstilimab ou pembrolizumab) chez des patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique triple négatif – le plus redoutable.

Enfin, l’université Johns Hopkins a enregistré un brevet sur l’utilisation du mébendazole (une variante du fenbendazole) pour le traitement et la prévention des tumeurs, en septembre 2021. Elle a déjà réalisé des études précliniques et des essais de phase I chez l’adulte et l’enfant sur des tumeurs cérébrales de haut grade ou réfractaires.

L’histoire dira si l’escroquerie de la vaccination contre le COVID n’était qu’une forme chimiquement pure de charlatanisme en bande organisée ou si c’était un coup de billard à trois bandes infiniment plus glauque.


Notes

[1] Elle a détaillé ses observations lors de plusieurs conférences internationales, en juin 2022 à Oslo et en septembre 2022 à Lahsein en Allemagne.

[2] Jusqu’à 1 milliard de doses certaines années pour l’hydroxycholoquine, plus de cinq milliards pour l’ivermectine en 2025.

[3] La base de pharmacovigilance de l’OMS (VigiAcess) a recensé 52 914 cas d’effets indésirables en 70 ans pour l’hydroxycholoquine, 10 577 pour l’ivermectine, qu’elle classe (notamment pour cette raison) parmi les molécules essentielles. Elle en dénombre a contrario plus de 6 millions de cas en quatre ans pour le COVID, pour un total de plus de 10 millions d’événements indésirables, mais ce chiffre est probablement infiniment plus élevé puisqu’on sait aujourd’hui que la protéine Spike et l’ARNm persistent dans l’organisme pendant au moins 3,5 ans (les études ne vont pas au-delà, la persistance est donc potentiellement infinie), ce qui signifie qu’elle continue à produire ses effets alors que la pharmacovigilance ne retient que 42 jours comme délai d’imputation possible.

[4] L’une des trois conditions étant qu’il n’existe aucun traitement efficace connu ou aucun traitement à l’inocuité reconnue pouvant s’avérer efficace.

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