Alerte rouge
Les nanoparticules du vaccin anti-COVID de Pfizer favoriseraient la formation de métastases chez la souris
Des chercheurs chinois ont testé les effets immunomodulateurs des nanoparticules lipidiques destinées à l’administration des futurs vaccins géniques contre le cancer. L’étude démontre que les nanoparticules similaires à celles utilisées dans les injections anti-COVID de Pfizer/BioNTech accélèrent la formation de métastases tumorales chez la souris, révélant un problème critique de conception des vaccins à ARN messager.

La pandémie de COVID-19 a été l’occasion de tester la plateforme d’administration des futurs vaccins anticancer. Cette technologie est basée sur l’injection d’un ARN messager (ARNm), encapsulé dans des nanoparticules lipidiques (LNP) dont le rôle est d’empêcher qu’il soit dégradé durant son transport, mais dont l’un des effets est de stimuler la réponse immunitaire. Selon le décompte du New York Times, « plus de 60 vaccins contre le cancer utilisant l’ARNm ou une technologie similaire étaient en développement, testés dans plus de 120 essais cliniques » en 2025.
Objectif
Une équipe de chercheurs de l’Université de Sichuan, en Chine (Wang et al.)[1], a ainsi cherché à savoir si les LNP impliquées dans les injections de Pfizer et Moderna étaient susceptibles d’entraîner une inflammation prolongée, et donc de déclencher une dérégulation du système immunitaire à l’origine d’une possible évolution métastatique d’un cancer[2].
Méthode
Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont injecté à des souris des LNP identiques à celles utilisées pour la vaccination anti-COVID, adjuvantées avec de l’ALC-0315 (Pfizer) et du SM-102 (Moderna) – les deux excipients présents dans les vaccins anti-COVID Comirnaty et Spikevax –, mais ne contenant aucun ARN messager.
Résultats
En utilisant les LNP des « vaccins » Pfizer, ils ont observé une augmentation significative des métastases pulmonaires, les LNP agissant comme un adjuvant qui irrite le système immunitaire. L’étude met en avant trois résultats extrêmement perturbants :
- l’étendue de la métastase tumorale induite par les LNP était augmentée proportionnellement au nombre de doses injectées. Autrement dit, chaque nouvelle dose majorait le risque d’évolution de la tumeur en cancer métastatique ;
- la même augmentation métastatique a été observée sur quatre types de cancers (cancer du poumon, colorectal, du sein et du foie), également identifiés chez l’homme dans deux études de cohorte, sud-coréenne et italienne ;
- les résultats n’ont pas été observés avec l’injection Moderna, mais uniquement avec celle de Pfizer-BioNTech.
Autrement dit, ce n’est pas l’ARN messager, mais la plateforme utilisée par Pfizer pour sa diffusion qui est incriminé par l’étude, dont les chercheurs estiment qu’elle révèle un problème de conception, inhérent à la cette technologie :
Nous démontrons que l’administration de LNP favorise la métastase tumorale en induisant une réponse inflammatoire systémique. […] Nous ne qualifions pas cela d’« effet secondaire », mais plutôt de considération essentielle pour la conception et l’application des thérapies à base de LNP d’ARNm.
Discussion
L’étude de Wang et al. ne constitue pas une « preuve » que les vaccins à ARNm causent le cancer, a fortiori chez l’homme, mais selon le Dr Maria Gutschi, ancienne responsable de la réglementation des prix des médicaments au Canada, la mise en évidence d’un « mécanisme métastatique dépendant de la formulation à travers plusieurs modèles murins exige un examen réglementaire avant toute expansion supplémentaire des produits à base de LNP d’ARNm. Surtout pour le cancer ».
Cette publication intervient ainsi dans un contexte critique puisque BioNTech a dû interrompre, à la demande du Comité de surveillance et de suivi (DSMB), son essai de phase 2 sur un vaccin à ARNm contre le cancer colorectal, en raison d’un « déséquilibre numérique dans la survie globale » entre les deux groupes de participants. Comprendre : le taux de décès était plus élevé parmi ceux ayant reçu le vaccin.
Les résultats n’ont pas été publiés, mais BioNTech affirme de manière paradoxale qu’ils n’ont révélé « aucun problème de sécurité ». On peut néanmoins supposer que ces résultats étaient catastrophiques, BioNTech ayant estimé a contrario, en 2020, que les essais réalisés sur son vaccin anti-COVID avaient démontré qu’ils étaient parfaitement sûrs et efficaces, malgré 24 % de décès supplémentaires enregistrés dans le groupe vacciné (21) vs placebo (17)[3].
Quelles implications pour les personnes vaccinées contre le COVID ?
Ces données sont d’autant plus préoccupantes que 25 % de la population mondiale a reçu au moins une dose de vaccin ARNm contre le COVID, le ratio entre les injections Pfizer et Moderna étant en moyenne de 4 : 1 en Europe et de 5 : 1 en France.
Peut-on malgré tout considérer que les LNP du vaccin Moderna sont plus sûres ?
Le laboratoire a annoncé le 20 août avoir conclu avec succès la phase 3 des essais (INTerpath-001) de son vaccin à ARNm contre le mélanome (intismeran), administré en association avec le Keytruda® (pembrolizumab), un anticorps monoclonal développé par Merck. Moderna n’a communiqué aucune donnée ni dans la presse ni sur le site d’enregistrement de l’essai (ClinicalTrials), mais les résultats de la phase 2 (KEYNOTE-942) publiés dans le Lancet laissent perplexe : 36 % d’effets indésirables (EI) liés à un dérèglement du système immunitaire et un schéma vaccinal à… 18 doses (9 de moins que lors de la phase 2).
La presse et une partie de la communauté scientifique ont qualifié l’annonce de Moderna de tournant majeur dans l’histoire de la lutte dans le cancer, comme ils l’avaient fait en 2020 avec les vaccins anti-COVID. On connaît la suite.
L’étude de Wang et al. n’a en revanche trouvé aucun écho, bien qu’elle accrédite l’analyse du professeur Fukushima, considéré comme l’oncologue le plus éminent du Japon, qui estimait en 2024 que la technologie à ARNm est fondamentalement inadaptée au traitement du cancer :
Les vaccins génétiques sont totalement inacceptables. L’introduction de transgènes dans le corps humain est une thérapie génique. Comment cela peut-il être considéré comme acceptable pour créer des vaccins ? Si vous encapsulez l’ARNm dans des nanoparticules et que vous l’administrez, vous n’obtenez que des effets hors cible, commençant par les ovaires, jusqu’au cerveau, au foie, à la rate et à la moelle osseuse. Le plus gros problème est qu’il atteint la moelle osseuse, les organes reproducteurs comme les ovaires, et ensuite tous les organes possibles.
Rassurons-nous, avec plus de 120 essais en cours, il serait surprenant qu’aucun laboratoire ne tire la sonnette d’alarme si le remède s’avère pire que le mal.
Notes et références
[1] Wang B, Hao Y, Hong W, Bai Z, Qin F, Ai J, et al. Lipid nanoparticle used in mRNA vaccine promotes tumor metastasis in mouse model via mtDNA-induced neutrophil activation and NETosis. Nano Today. 2026;69:103039. https://doi.org/10.1016/j.nantod.2026.103039.
[2] L’étude a été publiée au printemps, mais n’a été médiatisée que fin août-début septembre.
[3] La FDA l’explique dans un mémo interne daté du 18 mai 2021 (p. 23), sur lequel elle s’est appuyée pour convertir l’autorisation d’urgence en homologation définitive du vaccin, le 23 août 2021, mais la Canadian Covid Care Alliance a démontré en décembre 2021 (p. 12) que l’essai clinique de Pfizer s’était concrétisé par 20 décès dans le groupe vacciné vs 14 dans le groupe placebo, ce qui représente un écart de 43 %. Ce taux atteint en réalité 200 % pour les morts subites (10 vs 5), selon une réanalyse indépendante des données de l’essai, publiée fin août.








