Faillite systémique
Vaccination des femmes enceintes, événements indésirables… nouveaux détails sur ce que Fauci savait des vaccins COVID
De nouveaux échanges déclassifiés entre Anthony Fauci, les CDC et la Maison-Blanche révèlent que l’ex-directeur du NIAID a dissimulé des informations cruciales sur les risques associés aux injections anti-COVID chez la femme enceinte et dans la population générale.

L’enquête sur la gestion de la réponse pandémique aux États-Unis a pris un essor inédit il y a quelques jours, avec la publication du journal d’Anthony Fauci et des premiers messages contenus sur son téléphone portable. Elle se concentre aujourd’hui sur la dissimulation des risques vaccinaux, aux citoyens américains, mais également à ses confrères des CDC et de la Maison-Blanche, confirmée par deux nouveaux documents.
1. Nouveaux éléments concernant les données de grossesse
Le téléphone d’Anthony Fauci, dont une copie médico-légale récemment obtenue est encours d’examen par le Congrès, a révélé il y a quelques jours que l’ancien directeur du NIAID/NIH était conscient dès janvier 2021, soit un mois après le début de la campagne de vaccination que la deuxième dose administrée pendant la grossesse pouvait provoquer des avortements spontanés.
De nouveaux éléments déclassifiés par le sénateur Ron Johnson (R-Wis), qui préside la sous-commission permanente des enquêtes (Permanent Subcommittee on Investigations) du Sénat, renseignent sur le contexte de cet échange impliquant Anthony Fauci, la directrice des CDC, Rochelle Walensky, et le Dr Vivek Murthy, co-président du conseil consultatif sur le COVID-19 de la Maison-Blanche (NIAID).
La conversation a eu lieu le 25 janvier 2021. Les premiers messages n’incluaient pas celui reçu à 17 h 47 par Fauci du Dr John Mascola, alors directeur du Centre de recherche sur les vaccins du NIAID :
- 16 h 31 : le Dr Murthy demande s’il existe des données concernant les risques associés à la vaccination chez la femme enceinte selon le trimestre de grossesse. Il suppose que les femmes enceintes bénéficieront d’un suivi de grossesse sachant qu’elles sont nombreuses à se faire vacciner.
- 16 h 48 : la directrice des CDC indique que les femmes enceintes bénéficient déjà d’un suivi, mais qu’il s’agit d’une étude de surveillance en temps réel, sans collecte de données.
- 16 h 56 : le Dr Fauci confirme et précise qu’« Il n’existe aucune donnée ni aucune raison théorique de penser qu’il serait préférable de se faire vacciner tôt plutôt que tardivement pendant la grossesse ».
- 17 h 47 : le Dr Mascola, alors directeur du Centre de recherche sur les vaccins du NIAID, indique avoir reçu une mise à jour des données dont disposait le NIAID :
J’ai reçu des corrections concernant les études sur la grossesse. Les premières études déconseillaient la vaccination au cours du premier trimestre en raison d’un risque de fièvre et d’un taux plus élevé de fausses couches à ce stade de la grossesse.
- 18 h 42 : le portable d’Anthony Fauci confirme qu’il a lu le message.
- 18 h 45 : le Dr Fauci répond au Dr Murthy et à la directrice des CDC qu’après vérification, la deuxième dose pourrait « en théorie » être associée à un risque de fausse couche au premier trimestre :
J’ai demandé un peu plus d’informations autour de moi et un autre problème a été soulevé, dont vous devez être au courant. Étant donné que de nombreuses personnes présentent une tempête cytokinique importante et de la fièvre après la deuxième dose, cela pourrait, en théorie, être associé à une fausse couche au cours du premier trimestre.
L’échange est accablant à tout point de vue :
- Il démontre qu’Anthony Fauci a dissimulé aux femmes, mais également au CDC et à la Maison-Blanche, l’existence d’études préliminaires (lesquelles ?) déconseillant la vaccination au cours du premier trimestre. Or celle-ci a été autorisée dès le début de la campagne, sans aucune restriction relative au terme de la grossesse ;
- On ne sait pas si les « corrections » reçues par le NIAID plaidaient en faveur d’un élargissement de la vaccination au premier trimestre, mais le message du Dr Mascola contredit l’affirmation du Dr Walensky, suggérant que des études ont été menées sans que les CDC n’en soient informés. Que redoutait le NIAID ?
- L’information transmise par Fauci sur le risque de fausse couche au premier trimestre n’est pas conforme à celle reçue de la part du Dr Mascola suggérant qu’il connaissait les risques liés spécifiquement à la deuxième dose, y compris en population générale.
Quelles conséquences cette omerta a-t-elle eues sur la maternité ?
Le faux essai clinique réalisé par Pfizer, alors que la plupart des femmes avaient été vaccinées, ne permettant pas d’étude concluante, n’a pas permis de démontrer si les injections avaient occasionné un nombre anormal de fausses couches. Une étude israélienne publiée il y a quelques jours portant sur 226 395 grossesses (Guetzkow et al.) – la seule étude ayant comparé deux cohortes directement comparables en termes de taux de fausses couches – démontre que le taux d’avortement spontané a été presque deux fois plus élevé après une vaccination contre la COVID-19 qu’après l’administration d’un vaccin contre la grippe au même stade de grossesse (voir l’analyse du Dr Ah Kahn Syed).
2. Nouveaux éléments concernant les effets secondaires des vaccins
Le deuxième message publié avant-hier par le sénateur Johnson est un mail adressé le 27 mai 2021 par l’ancienne commissaire par intérim de la FDA, Janet Woodcock, à Anthony Fauci et à Francis Collins, le directeur du NIH (l’agence de tutelle du NIAID), dans lequel elle confirme la réalité des effets indésirables post vaccination, ainsi que l’errance thérapeutique des victimes et leur abandon par le corps médical, dénoncé par une partie de la communauté scientifique qui fut censurée pour avoir tenu de tels propos :
J’ai été contactée personnellement par des personnes signalant des effets indésirables après vaccination, dont beaucoup sont des professionnels de santé. Les symptômes ne s’inscrivent pas dans un syndrome distinct et la plupart ne sont pas facilement quantifiables ni évaluables à l’aide d’analyses de laboratoire standard. Ces problèmes ne sont pas du type que pourrait détecter un système comme le VAERS, ni même un suivi actif plus sophistiqué basé sur la population tel que celui du CDC, ou un système basé sur les dossiers médicaux comme BEST. […] Mais le principal reproche qu’elle formule est que personne ne les prend au sérieux, que personne ne sait comment les traiter et qu’aucun effort n’est fait pour étudier ce phénomène.
Elle ajoute une précision essentielle, qui confirme les conclusions du médecin de la FDA en charge du développement des données de sécurité (data mining), le Dr Ana Szarfman, rapportées le 29 avril 2021 par le sénateur Ron Johnson :
Ces problèmes ne sont pas du genre à ce qu’un système comme le VAERS soit capable de détecter…
Le rapport sénatorial va en réalité beaucoup plus loin. Selon les conclusions de l’enquête supervisée par Ron Johnson, le Dr Ana Szarfman aurait signalé à sa hiérarchie en mars 2021 que l’algorithme utilisé par l’Agence ne permettait pas de détecter les signaux de sécurité associés aux vaccins COVID. La FDA aurait refusé d’utiliser un nouvel algorithme développé en interne, mettant en évidence l’existence de 25 signaux de sécurité, dont la mort subite, la mort, les infarctus, les AVC ou la démence, afin de « ne pas alimenter la rhétorique anti-vaccin ». Janet Woodcock disposait-elle de ces informations ? Si oui, les a-t-elle transmises au Dr Fauci ?
Les informations publiées avant-hier ne permettent pas de répondre à cette question. Elles apportent en revanche un élément de compréhension essentiel sur le rôle qu’Anthony Fauci a joué dans la dissimulation de la toxicité des injections, comme le montre son embarras face à la question posée par Janet Woodcock à Fauci et Collins :
Dr Woodcock à Dr Fauci et Dr Collins : « Je pense que nous devrions mener une étude. Je doute que l’industrie y soit favorable, pour des raisons évidentes. Mais d’après mon expérience, si on laisse un problème s’envenimer, il finira par nous retomber dessus plus tard et nous ne serons pas préparés. Qu’en pensez-vous ? »
Dr Fauci à Dr Collins : « Janet nous demande ce que nous en pensons ? Nous ne pouvons pas l’ignorer. Nous devrions probablement faire intervenir le CDC et voir ce qu’en pense Rochelle. »
Ron Johnson précise :
Fin mai 2021, lorsque la commissaire par intérim Woodcock a rédigé cet e-mail, 440 025 effets indésirables et 8 650 décès liés au vaccin contre la COVID avaient déjà été signalés au VAERS à l’échelle mondiale, dont 3 350 (39 %) étaient survenus dans les deux jours suivant l’injection. Le CDC a fait appel à un sous-traitant, General Dynamics Information Technology (GDIT), pour saisir les signalements dans le VAERS. Les 440 025 effets indésirables ont dépassé d’environ 2,6 fois le scénario le plus pessimiste envisagé par GDIT en décembre 2020, qui tablait sur 1 000 signalements par jour.
L’étude n’aura jamais lieu, bien que le NIAID ait reçu cette année-là 5,5 milliards de dollars de financement, selon la journaliste Emily Kopp.
La conclusion de Ron Johson est accablante pour les autorités fédérales et l’ensemble de l’administration démocrate qui eut en charge la gestion de la pandémie :
On constate sans cesse que ces responsables gouvernementaux, dont la mission était de détecter les signaux d’alerte, ne faisaient pas leur travail. Lorsqu’ils remarquaient quelque chose, ils le dissimulaient. Ils n’arrêtaient pas de répéter qu’il n’y avait aucun signal d’alerte, aucun signe de danger. Ils ont menti effrontément au public américain.
Aucun responsable politique en France n’a commenté ces révélations. Que faut-il en conclure ?








