Première victoire
Anthony Fauci reconnu coupable d’outrage par le Sénat américain
Le Comité sénatorial américain sur la Sécurité intérieure et les Affaires gouvernementales a adopté hier, par 8 voix contre 5, une résolution appelant à poursuivre Anthony Fauci pour outrage. Au moins quatre États ont annoncé avoir lancé leur propre enquête contre l’ancien directeur du NIAID/NIH, en parallèle de celle du Sénat qui promet de connaître prochainement plusieurs développements majeurs.

Anthony Fauci a été auditionné le 29 juillet par le Sénat américain dans le cadre de l’enquête sur les origines de la pandémie de COVID-19. Il a invoqué à 111 reprises le 5e amendement en violation de la grâce préventive dont il a bénéficié en janvier 2025, qui lui garantit de n’être poursuivi pour aucune des infractions fédérales qu’il aurait pu commettre depuis 2014, le privant donc de son privilège constitutionnel. Le fait qu’il persiste à ne répondre à aucune des questions posées par la Commission malgré le rappel à la loi formulé par les sénateurs Josh Hawley (R-Mo) et Rand Paul (R-Ky), et qu’il fasse donc obstruction à l’enquête du Sénat a conduit au dépôt d’une résolution pour outrage.
Cette stratégie du silence s’explique autant par la gravité des accusations portées contre Anthony Fauci que par la fragilité de la grâce présidentielle supposée le protéger, mais signée par un stylo automatique (autopen) dont l’usage pourrait être contesté. Si les faits reprochés à Fauci sont avérés, on comprend que le silence était la seule manière de survivre moralement à cette audience et de ne pas trahir d’éventuelles complicités.
La physionomie du scrutin reflète son extrême politisation puisqu’aucun démocrate n’a voté contre la résolution bien que les documents déclassifiés par le Congrès démontrent qu’Anthony Fauci a menti sous serment à de multiples reprises sur la nature des expériences financées à l’institut de virologie de Wuhan à partir de 2014 (un hasard de calendrier et de lieu), et qu’il a imposé des contre-mesures délétères à des millions d’Américains en sachant qu’elles étaient inefficaces et potentiellement mortelles.
Quelles suites judiciaires ?
Le sénateur Rand Paul a transmis le jour même la demande du Congrès au procureur fédéral et au département de la Justice (DOJ), sans attendre le vote plénier du Sénat et prendre le risque d’une obstruction par les Démocrates. Le DOJ peut toutefois décider de ne pas poursuivre Fauci qui encourt dans le cas contraire jusqu’à douze mois de prison et 100 000 dollars d’amende.
L’ancien directeur du NIAID devrait être également poursuivi dans plusieurs États, où ses crimes ne sont pas couverts. Les procureurs généraux de Floride, Louisiane et Virginie-Occidentale ont déjà émis une assignation à comparaître à son encontre dans le cadre d’une enquête officielle concernant le fondement des directives émises durant la pandémie. Le bureau du procureur de l’Oklahoma a pris attache avec le président Rand Paul pour déterminer si les actions de Fauci « y compris si les preuves soutiennent des infractions potentielles telles que la fraude criminelle ou le complot visant à frauder l’État » violaient la législation de l’Oklahoma. L’Alabama devrait également ouvrir une enquête, ce qui porterait à cinq le nombre d’États déterminés à savoir ce que Fauci savait réellement lorsqu’il a prescrit des mesures sanitaires contre-productives et socialement dévastratrices, en particulier des obligations vaccinales alors qu’il affirmait en off que les injections étaient inefficaces et qu’elles étaient associés à des effets indésirables potentiellement mortels.
L’enquête se poursuit par ailleurs au niveau fédéral avec plusieurs annonces majeures.
Le sénateur Rand Paul a confirmé le 2 août qu’une assignation à comparaître serait prochainement émise à l’encontre de l’assistante de Fauci afin qu’elle s’explique sur un mail dans lequel elle affirme avoir supprimé des « tonnes de courriels ». Il pourrait également reconvoquer Anthony Fauci, et déposer une nouvelle résolution pour outrage si le même scénario se reproduit.
Le sénateur R. Johnson (R-Wis.), qui préside la sous-commission permanente d’enquête du Sénat sur la Sécurité intérieure, a confirmé le 5 août avoir obtenu une copie médico-légale du téléphone portable de Fauci fournie par le ministère de la Santé (HHS) mais sur laquelle « des preuves de dossiers supprimés » ont d’ores et déjà été découvertes. Reste à savoir si les experts forensiques du HHS disposent d’outils de restauration plus puissants que ceux utilisés par Bruxelles pour retrouver les SMS échangés entre Ursula von der Leyen avec le PDG de Pfizer.
Le Wall Street Journal a révélé hier que les sénateurs disposeraient de nouveaux documents non encore divulgués. Selon des sources proches de l’enquête, ils auraient reçu « des millions de pages supplémentaires liées à Fauci de la part de serveurs gouvernementaux ».
Vers une audition de Bill Gates ?
L’enquête est donc loin d’être close. Elle pourrait connaître un tournant majeur avec l’audition de Bill Gates, annoncée par le sénateur Rand Paul, qui soupçonne la fondation du milliardaire d’avoir financé des recherches sur le gain de fonction en lien avec le NIH. En juin 2023, il avait déclaré sur Fox News :
Bill Gates est le principal financeur des recherches visant à trouver ces virus dans des grottes reculées et à les transférer dans les grandes villes. […] Ils les ramènent au laboratoire, puis les manipulent en les combinant avec d’autres virus pour créer des virus qui n’existent pas à l’état naturel.
La publication du dossier de l’affaire Epstein a révélé l’existence d’un montage financier (projet Molécule) destiné à mobiliser des capitaux privés colossaux pour soutenir des projets « philanthropiques » axés sur les vaccins et la préparation aux pandémies.
Enfin, le sénateur Rand Paul a déclassifié le 31 juillet dernier un dossier de 1 375 pages révélant que :
- Bill Gates a détenu pendant sept ans une habilitation de sécurité « Q » du ministère de l’Énergie lui donnant accès à des données classées top secret ;
- la fondation Bill & Melinda Gates (BMGF) a financé pendant douze ans certains travaux réalisés par le NIH ;
- le Pentagone a informé la fondation BMGF des programmes de menaces biologiques militaires menés par l’Agence pour les projets de recherche avancée de défense (DARPA), en particulier le programme PREEMPT visant à prévenir pandémies en ciblant les virus chez les animaux avant qu’ils n’émergent chez les humains. C’est dans ce cadre qu’EcoHealth Alliance, dont les liens financiers avec la BMGF sont documentés[1] a soumis le projet DEFUSE considéré par le Congrès comme le « mode d’emploi détaillé » de la conception du SARS-CoV-2.
Que le monde est petit !
Note
[1] Selon le portail d’EcoHealth Alliance, l’ONG aurait perçu 1,5 million de dollars de la Gates Foundation entre 2020 et 2023, qui confirme ce montant.
