Déliquescence

Équipe Le Point Critique | 06 août 2026

Une tribune de soutien à Anthony Fauci et Ralph Baric, cosignée par 155 scientifiques

Anthony Fauci a témoigné sous serment le 29 juillet dans le cadre de l’enquête du Congrès américain sur les origines de la pandémie. La veille, 155 acteurs du monde de la santé publiaient une lettre ouverte, dans laquelle ils exhortent le Congrès à renoncer à cette audience. De manière surprenante, la lettre n’est pas seulement une tribune de soutien à Anthony Fauci mais également au Pr Ralph Baric, pourtant considéré aujourd’hui comme le père du COVID.

Anthony Fauci durant la pandémie de COVID-19, extrait du documentaire Fauci (National eographic)

La tribune publiée la veille de l’audience d’Anthony Fauci a été rédigée par des militants ayant travaillé à ses côtés lors de l’épidémie de sida dans les années 1990. Elle décrit un climat de persécution des scientifiques par l’administration Trump et les membres républicains du Congrès, dont Fauci serait la cible principale :

Les accusations portées contre le Dr Fauci sont sans fondement. Elles laissent entendre qu’il aurait dissimulé les origines du COVID-19, qu’il aurait soudoyé ou persuadé d’autres scientifiques de se joindre à cette dissimulation, que les recherches financées par le NIAID auraient déclenché la pandémie, qu’il détiendrait personnellement des brevets sur le virus et qu’il collaborerait avec les services de renseignement pour étouffer la vérité sur la pandémie. Aucune preuve crédible n’a été produite pour étayer ces accusations absurdes. Ces théories du complot ont entraîné cinq années de harcèlement et de menaces de violence à l’encontre du Dr Fauci et de sa famille.

https://www.documentcloud.org/documents/28519462-fauciletter.pdf

Objectif no 1 : empêcher à tout prix Fauci de témoigner

Le Congrès américain qui enquête depuis le printemps 2021 sur les origines de la pandémie via différentes commissions ne se contente pas, en réalité, d’insinuer ce que les auteurs écrivent. Il l’a démontré sur la base de millions de pages, de notes, de témoignages sous serment et de documents déclassifiés, dont l’un des plus accablants est le propre journal d’Anthony Fauci. Il a permis de reconstituer la chronologie et les détails concrets de l’opération mise en place par l’ancien directeur du NIAID pour dissimuler le lien entre les recherches qu’il finançait à Wuhan et la pandémie.

L’audience du 29 juillet, à laquelle Anthony Fauci s’était engagé à coopérer après avoir falsifié et détruit des milliers de documents fédéraux, devait permettre d’établir un récit détaillé de cette conspiration pour laquelle son bras droit a été inculpé en avril dernier. Il a finalement invoqué à 111 reprises son droit au silence garanti par le 5e amendement de la Constitution, se privant ainsi de l’occasion de faire taire ces « rumeurs ».

Les auteurs savent parfaitement que cette stratégie, qui expose aujourd’hui Fauci à des poursuites pour outrage, était la seule à même d’empêcher le cataclysme qu’aurait représenté, pour l’ensemble de l’establishment médical et de l’administration démocrate, la confession publique de ses crimes (voir notre précédent d’article) en cas de maintien de l’audience. D’où cette tribune caricaturale et désespérée, qui est une forme chimiquement pure d’inversion accusatoire.

À l’approche des auditions parlementaires visant le Dr Fauci, nous exhortons nos représentants élus au Congrès à mettre fin à ces persécutions et à soutenir les bonnes pratiques scientifiques et de santé publique afin que le leadership américain en matière d’innovation demeure intact.

Objectif no 2 : sauver le soldat Baric

Parmi les scientifiques supposés être visés par cette « fatwa contre la science » menée par l’administration Trump, les auteurs citent sans complexe le Pr Ralph Baric, l’un des trois auteurs du projet DEFUSE[1] soumis en mars 2018 à la DARPA, une agence du Pentagone, par EcoHealth Alliance[2]. Le Congrès soupçonne Anthony Fauci d’avoir fait réaliser ce projet à l’Institut de virologie de Wuhan dans le cadre d’une subvention du NIAID accordée à EcoHealth Alliance après son rejet par le Pentagone, qui estimait qu’il violait le moratoire sur les expériences de gain de fonction.

La suite est un retour au Moyen Âge qui débuta en décembre 2019 à Wuhan, six mois après l’écriture d’une lettre adresse par Fauci à un consultant en bioterrorisme ayant pour objet « Un programme de vaccin “en temps de guerre” de six mois ». Deux mois plus tard, soit sept mois avant l’officialisation de la pandémie, BioNTech commandait la formulation des nanoparticules destinées à la fabrication de son vaccin.

Si les auteurs avaient agi de manière rationnelle, ils auraient pris le temps de lire les milliers de pages déclassifiées avant l’audience. Baric a reconnu sous serment devant le Congrès en avril dernier[3] que l’experience décrite dans le projet de DEFUSE était typiquement une expérience de type GOF contrairement à ce que Fauci a toujours prétendu. C’est notamment sur ce point que devait porter son audition, ce mensonge constituant le cœur de sa défense. Baric a également admis lors de son audition que c’est à lui qu’incombait l’insertion du site de clivage furine dans la chimère de coronavirus décrite dans la proposition et retrouvée dans le SARS-CoV-2, ce qui constitue l’élément central de l’hypothèse d’une fuite de laboratoire.

Fait accablant, il a reconnu que le projet avait été présenté au NIH sans confirmer toutefois que la subvention attribuée à EcoHealth Alliance visait spécifiquement à financer ce projet, comme l’affirme le lieutenant-colonel de Marines Joe Murphy, détaché à la DARPA en 2021. C’est lui qui est à l’origine de la divulgation en septembre 2021, via le groupe de lanceurs d’alerte DRASTIC, du projet DEFUSE, qu’il décrit comme le « plan détaillé » (blueprint) pour la création du SARS-CoV-2 (ou a minima pour un virus présentant des caractéristiques identiques), ce qui en ferait un vaccin recombinant ou son précurseur. Il fut placé sur un réseau classifié de la DARPA en juillet 2021, peu après le lancement de l’enquête sur les origines du COVID, au printemps 2021.

Le silence accablant de la France

La tribune a été publiée après la publication accablante des derniers documents déclassifiés, en particulier le journal d’Anthony Fauci où il décrit notamment les injections comme totalement inefficaces pour arrêter la transmission et empêcher les vaccinés de contracter le COVID chez qui il provoquait des formes plus graves. Il l’a su, Bill Gates l’a su, dès janvier 2021, alors que la campagne de vaccination venait à peine de commencer, mais il a milité pour rendre l’injection et les rappels obligatoires à l’ensemble de la population avec pour objectif commun : vacciner toute la planète. Pfizer espérait 500 milliards de gains alors même que les essais venaient tout juste de débuter.

Pourtant, le 4 mars 2020, à la question « Une personne était-elle immunisée lorsqu’elle a contracté le COVID ? », il répondait catégoriquement : « Oui ».

Ses notes confirment également qu’il savait que les « vaccins » étaient associés à des myocardites et des thromboses, qu’ils n’auraient jamais dû être imposés aux femmes enceintes en raison de risques majeurs pour le fœtus signalés à Anthony Fauci par le propre concepteur des injections, et que les traitements précoces (hydroxychloroquine, ivermectine) étaient a contrario des thérapeutiques efficaces contre la maladie et la mort puisqu’elles permettaient de bloquer la réplication virale. L’exploration de cette masse de documents est en cours, mais on sait qu’il s’est personnellement employé à garantir que les laboratoires puissent ne pas être poursuivis à l’étranger pour les éventuels dommages causés par les injections.  

En ce sens, Fauci n’a pas seulement couvert par lâcheté une catastrophe et une fraude en autorisant des expériences rentrant dans le cadre de la définition couverte par le moratoire sur les expériences GOF (2014-2017), il a pris sciemment des décisions délétères dont il savait qu’elles pourraient tuer, et ce alors qu’il n’aurait pas dû être maintenu à son poste si son implication dans l’origine de la pandémie avait été connue. Sa malfaisance a ainsi eu un impact sur l’ensemble de la planète.

Les convictions de Fauci sur les vaccins et les traitements étaient-elles partagées uniquement en off avec la Maison-Blanche ou aussi avec les autres gouvernements, comme l’ont largement suggéré les RKI Files en Allemagne ainsi que les échanges entre Anthony Fauci et son homologue français, le Pr Jean-François Delfraissy ? Aucun scientifique français n’a signé l’infâme tribune de soutien à Fauci, mais ni l’Académie des sciences, qui avait publiquement défendu l’ancien directeur du NIAID en janvier 2025, ni aucun médecin ni aucun parlementaire ayant activement soutenu la gestion sanitaire conçue dans le cadre des conseils de défense (chacun comprend donc désormais pourquoi), n’a commenté les développements de l’enquête du Congrès américain.

Ce silence est dévastateur, tout comme la tentative de reléguer le débat sur les origines du COVID à une question marginale, séparée de celle de la réponse pandémique, alors qu’elle en était le cœur, comme l’explique le major Joe Murphy :

La question suivante est : pourquoi la proposition DEFUSE est-elle importante ? DEFUSE indique une intention. Il est fort probable que le travail avait déjà été effectué, car de nombreuses recherches ont été menées avant le dépôt d’une proposition afin d’optimiser les chances d’obtenir des fonds. Mais même avec une intention, cela révèle la manipulation biologique qui a pu donner naissance au SARS-CoV-2 – l’élément à l’origine du problème (le problème étant que certaines personnes tombent malades, et non la « propagation », comme l’ont erronément présenté les autorités).
Savoir ce qu’est le SARS-CoV-2 permet d’évaluer sa pathologie. Une évaluation éclairée de cette pathologie oriente ensuite le traitement des malades. Elle influence également le choix de la solution. Ici, l’impératif opérationnel de victoire se conjugue à une obligation morale.

Ils sont en revanche plusieurs (Pr Molimard, Dr Marty, Aurélien Rousseau, Conspiracy Watch, Tristan Mendès France…) à clamer encore aujourd’hui leur soutien total à Anthony Fauci et à maintenir, la bave aux lèvres, que les non-vaccinés sont des criminels, comparables à la peste brune.

Nous encourageons chacun à lire l’article du Brownstone Institute dans lequel Joe Murphy explique pourquoi désobéir aux injonctions gouvernementales était un impératif moral. Ce texte est une claque assénée à ce parterre de 155 « scientifiques » dont on comprend mal pourquoi, en 2026, ils persistent à soutenir celui dont la culpabilité est aujourd’hui acquise.

Que Fauci échappe ou non in fine à la justice est une autre question, puisque le monde entier sait désormais qu’il a probablement plus de sang sur les mains que les plus célèbres bouchers de l’histoire. Le monde entier, sauf les Français. Les médias et l’exécutif veillent au grain, mais jusqu’à quand pourront-ils étouffer ce scandale ?


Notes

[1] Le projet Defusing the Threat of Bat-borne Coronaviruses (DEFUSE) consistait à modifier génétiquement des coronavirus de chauves-souris et à leur inoculer un vaccin pour prévenir les risques de pandémie humaine, en pariant sur le fait que ce coronavirus émergerait spontanément dans la nature.

[2] Ralph Baric a été suspendu en mai 2026 de tout financement fédéral par le ministère de la Santé américain (HHS). Le HHS a également initié une procédure visant à l’interdire de participer aux programmes fédéraux de marchés publics et non-publics, pour une durée d’au moins trois ans.

[3] Lors de cette audition, Baric a réduit à néant l’argument central de l’étude (The Proximal Origin) commandée par Fauci immédiatement après l’annonce des premiers cas de pneumonie à Wuhan pour invalider l’hypothèse d’une fuite de laboratoire et la présenter comme une théorie du complot.

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