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Un ex-agent de la CIA explique pourquoi Lindsey Graham n’est pas mort à son domicile à Washington à son retour de Kiev
Le sénateur républicain Lindsey Graham est officiellement décédé le samedi 11 juillet 2026 dans la soirée, à son domicile, au retour d’une visite éclair à Kiev lors de laquelle il a rencontré le président Zelensky. Un ex-agent de la CIA expose aujourd’hui des éléments factuels, publics et vérifiables contredisent cette version.

Le président ukrainien a déploré la perte d’« un véritable défenseur de la liberté et des valeurs qui rendent notre monde plus sûr ». Ancien officier de réserve de l’US Air Force, il était l’un des plus grands partisans d’un soutien inconditionnel à l’Ukraine et l’un des protagonistes les plus décomplexés d’un démantèlement de la Russie, dont les pertes humaines étaient pour lui une source de jouissance assumée.
Ce moment où le sénateur américain Lindsey Graham a dit :
https://x.com/Glenn_Diesen/status/2076553835149942914?s=20
« Les Russes meurent, c’est l’argent le mieux dépensé que nous ayons jamais investi. »
Ironie du sort, le média Axios relate qu’il aurait déclaré en plaisantant, peu après son dernier appel à Donald Trump, samedi soir :
Je ne peux pas mourir maintenant. Il me reste encore à faire les sanctions contre la Russie, à régler le problème de l’Iran et à avancer sur la normalisation israélo-saoudienne.
https://x.com/clashreport/status/2076380000303902885?s=20
Selon la version publique officielle rapportée par le New York Times, il aurait succombé à une probable dissection aortique en lien avec une maladie cardiovasculaire connue, après un appel d’urgence passé au 911 depuis sa résidence de Capitol Hill (Washington DC) pour des douleurs thoraciques. Le récit du Times se base sur les enregistrements d’appels reçus par le 911 et sur les premières conclusions du médecin légiste transmises par le bureau du sénateur.
Une version contradictoire a rapidement émergé sur les réseaux sociaux selon laquelle le sénateur aurait été blessé ou tué lors d’une attaque de drones déclenchée contre une usine de drones SkyFall, quelques heures après la visite de l’installation par le sénateur. Certains affirment qu’il aurait pu se trouver dans une résidence occupée par des officiers de l’OTAN, également détruite lors de cette attaque, mais aucune de ces hypothèses n’est corroborée par Kiev, qui confirme simplement la destruction d’une usine de drones par les frappes russes sans la relier à la visite de Lindsey Graham.
Volodymyr Zelensky a quant à lui souligné qu’il avait rencontré le sénateur « deux fois rien qu’au cours de la semaine passée », mais sans évoquer sa présence dans la capitale ukrainienne quelques heures avant son décès.
Un ancien agent de la CIA, Larry Johnson, explique aujourd’hui lors d’une interview avec l’influenceur Mario Nawfal que le sénateur n’a pas pu mourir à son domicile samedi soir en raison de la durée du trajet de retour qui rend impossible une arrivée à Washington à 20 h 30 comme le prétende le New York Times.
Larry Johnson : Lindsey Graham est arrivé à Kiev vendredi matin entre 10 h 30 et 11 h.
Il avait quitté Washington le jeudi matin vers 7 h. C’est un vol d’environ 10 heures jusqu’en Pologne, puis il prend le train soit à Varsovie, soit à une gare plus proche de la frontière. Au total, le voyage dure environ 20 à 21 heures pour atteindre Kiev. Une fois sur place, il rencontre Zelensky, visite une usine de drones… et à un moment donné (pendant ou juste après sa visite), cette usine est bombardée dans la nuit de vendredi à samedi.
Ensuite, on nous dit qu’il est rentré aux États-Unis et qu’il est mort chez lui. Mais voilà le problème.
Le train qui quitte Kiev pour la Pologne part vers 7 h 45/8 h du matin. C’est le moyen principal d’entrer et de sortir de Kiev (les seuls vols sont des évacuations médicales qui transportent des blessés ou des corps).
Tu te souviens quand Macron, Keir Starmer, Merkel et Ursula von der Leyen était tous dans ce train ? (Ils faisaient probablement la fête ou je ne sais quoi.) Ursula von der Leyen, Joe Biden… tout le monde prend ce train. C’est la voie normale.
Le train met environ 10 heures pour arriver en Pologne (vers 17 h/18 h heure locale, soit environ 10 h/11 h à Washington). Ensuite, il faut prendre un avion.
Le vol depuis la Pologne décollerait au plus tôt vers midi. Avec 10 heures de vol (contre les vents dominants), on arrive vers 22 h à Washington.
Or, l’appel au 911 a été passé à 20 h 30. Comment peut-il être déjà mort chez lui à 20 h 30 si son avion n’atterrit qu’à 22 h ? Même dans le scénario le plus optimiste, le premier atterrissage possible serait vers 21 h. Ça reste 30 minutes après l’appel au 911.
La seule façon d’expliquer ça serait qu’il soit déjà mort à Kiev (crise cardiaque, blessure due au bombardement, ou autre) et qu’on l’ait rapatrié en urgence sur un vol médical. Mais dans ce cas, il était déjà mort bien avant d’arriver chez lui.
Mario Nawfal : Tu penses qu’il a pu être empoisonné ?
Larry Johnson : Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que l’histoire officielle est fausse. Il a parlé à Trump vers 19 h, et à 20 h 30 il est « mort soudainement » chez lui ?
C’est un mensonge. Les horaires des trains et des vols ne collent pas. Cherche toi-même en ligne, ne me crois pas sur parole.
Le train du matin quitte Kiev entre 7 h 45 et 8 h. Il met 10 heures ou plus. Puis 10-11 heures d’avion. Au minimum, on parle de 20 à 22 heures de voyage.
S’il avait pris le train samedi matin à 8 h, il n’aurait pu arriver aux États-Unis qu’entre 22 h et minuit… alors que l’appel au 911 est à 20 h 30.
La seule autre possibilité, c’est un vol d’évacuation médicale. Mais un sénateur en parfaite santé ne prend pas ce genre de vol… sauf s’il y a une urgence. Et dans ce cas, il n’aurait pas eu le temps de rentrer tranquillement chez lui et de parler à Trump. On nous raconte des histoires. Soyez un peu plus sceptiques.
Il ne s’agit pas d’un commentaire émanant d’un compte russe et évoquant des faits invérifiables, mais d’un simple recoupement de données publiques. Les paris sont donc ouverts.
Pour en savoir plus
On peut lire ici un portrait de ce faucon légendaire aux antipodes de celui qu’en donne aujourd’hui le président Zelensky, qui rappelle avec émotion « ses mots d’admiration pour le courage des défenseurs de l’Ukraine ».
Graham faisait notamment partie de l’équipe américaine qui a soutenu en 2014 le « soulèvement » ukrainien de l’Euromaïdan, dont nous vivons depuis quatre l’épilogue programmé.
Il s’était rendu dans le Donbass en 2016 sur la ligne de contact de la guerre civile, où il avait exhorté l’armée ukrainienne à continuer à se battre, en lui assurant qu’elle bénéficiait d’un soutien total des États-Unis :
Nous sommes venus ici pour vous dire que l’Amérique est avec vous. Continuez à vous battre. Nous allons faire tout notre possible pour vous fournir les armes dont vous avez besoin pour défendre votre pays.
En 2022, il avait confirmé qu’il fallait en réalité entendre « jusqu’au dernier Ukrainien » :
J’aime le chemin structurel sur lequel nous sommes ici. Tant que nous aidons l’Ukraine avec les armes dont ils ont besoin et un soutien économique, ils se battront jusqu’au dernier homme.
