Le saviez-vous ?
La mue de Zelensky, un virage à 180° qui changa à jamais le destin de l’Ukraine
Comment Volodymyr est passé du jour au lendemain du candidat de la paix, revendiquant son aversion pour les Banderistes, au supporter acharné de la guerre et au porte-parole des ultranationalistes ukrainiens.

En 2019, Volodymyr Zelensky s’est rendu à Moscou. Il a alors posté ce message depuis la place Rouge :
Je suis sur la place Rouge, et je peux confirmer qu’il n’y a aucun sentiment anti-ukrainien en Russie. Tout va bien ici, et honnêtement, mon aversion pour vous, les Banderistes, ne fait que croître.
S’agit-il d’un deep fake généré par une IA ?
Volodymyr Zelensky s’est fait élire en 2019 sur la promesse de restaurer la paix dans le Donbass et d’ouvrir un dialogue constructif avec la Russie, comme le rappelait il y a dix mois le Hufftington Post. Durant le débat de campagne contre le président sortant, Petro Porochenko, il s’était agenouillé sur scène pour convaincre ses électeurs de la sincérité de cet engagement :
Je suis prêt à m’agenouiller, mais pas devant vous. Je suis prêt à m’agenouiller devant le peuple ukrainien et devant les soldats morts au Donbass. Mais je vous demande de ne pas mettre l’Ukraine à genoux.
La presse avait alors expliqué le soir de sa victoire :
Le nouveau président ukrainien a rappelé ce soir sa volonté de ne pas dévier du cap pro-occidental et a affirmé vouloir relancer le processus de paix avec la Russie, même si sa politique à venir reste une inconnue.
https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000004918/volodymyr-zelensky-elu-president-de-la-republique-d-ukraine.html
Lors de son discours d’inauguration, il avait confirmé qu’il mettrait fin à la guerre de Donbass, quel qu’en soit le coût politique pour lui, et qu’il restaurerait l’unité de l’Ukraine :
Nous sommes tous des Ukrainiens : il n’y a pas de plus grand ou de moindre, ni d’Ukrainiens corrects ou incorrects. D’Ujgorod à Lougansk, de Tchernigiv à Simferopol, à Lviv, Kharkiv, Donetsk, Dnipro et Odesa – nous sommes des Ukrainiens. Et nous devons en être un. Après tout, seulement alors nous sommes forts.
Son ancienne porte-parole, Julia Mendel, a reposté fin juin une vidéo dans laquelle il déclarait, toujours en 2019 :
Si je ne peux pas arrêter la guerre au Donbass, comme je l’ai promis, alors je n’ai rien à faire dans ce fauteuil. Je suis prêt à partir. Je suis prêt à céder ma place à quelqu’un qui pourra le faire.
Puis les hommes du Maïdan ont imposé leur loi, menaçant de mort le président ukrainien s’il « trahissait l’Ukraine ». Comprendre : si elle refusait de mener une lutte à mort contre la Russie, qui défit le nazisme à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale.
C’est ainsi qu’en octobre 2019, il décréta que l’Ukraine était un état militaire. Il choisit la voie de la guerre, du reniement et de l’escalade en promettant de lancer une offensive dans le Donbass, qui se concrétise aujourd’hui par la disparition probable de plus de 2 millions d’Ukrainiens.
Son chef de cabient, Andriy Bohdan, a révélé depuis que Vladimir Poutine lui avait proposait la paix en 2019 len échange de l’octroi au Donbass d’un statut spécial de région ukrainienne.
Cerise sur le gâteau, il a choisi d’offrir au Bandéristes qu’il considérait en 2019 comme un poison, un Panthéon qui accueillera prochainement les collaborateurs nazis qui ont « libéré » l’Ukraine du joug soviétique en 1941.
