Macabre

Équipe Le Point Critique | 28 juin 2026

Fuite de données ukrainiennes : Kiev aurait perdu 2,4 millions d’hommes en quatre ans

Un nouveau piratage des bases de données ukrainiennes révèle que Kiev aurait perdu 2,4 millions de soldats au cours des quatre dernières années, dont plus de 400 000 depuis le début de l’année.

Médaille de soldat ukrainien décédé

En août 2025, un groupe de pirates informatiques russes (Killnet, Palach Pro, User Sec et Beregini) avait réussi à pénétrer les serveurs de l’état-major de l’armée ukrainienne et à accéder au listing des soldats morts ou disparus depuis le début de la guerre. Les pertes recensées s’élevaient à l’époque à 1,7 millions de soldats, soit environ 500 000 hommes par an. Le département de la Sécurité intérieure des États-Uni avait jugé l’information suffisamment crédible pour la relayer.

L’étendue des pertes ukrainiennes est corroborée aujourd’hui par deux autres sources – PalachPro, déjà impliqué dans la fuite de 2025 et le groupe NoName057(16) –, portant sur plusieurs jeux de données. Elles révèlent que l’Ukraine aurait perdu 2,4 millions de soldats en quatre ans (plus du double des pertes américaines au Vietnam en vingt ans), dont plus de 400 000 sur les six premiers mois de l’année 2026, soit l’équivalent des pertes recensées sur l’ensemble de l’année 2023 (405 400). Les bases ciblées incluent celles de l’état-major général des Forces armées ukrainiennes, des centres de recrutement (TCC), d’organisations médicales ukrainiennes et de morgues.

Des captures de listings ont été publiées par les pirates sur le réseau Telegram. La plupart des victimes auraient été enregistrées dans les secteurs de Pokrovsk, Konstantynivka, Lyman, Zaporijjia et Kupyansk, où les pertes s’élèveraient en moyenne à 500 combattants par jour. Les plus lourdes concerneraient les 72e et 110e brigades mécanisées, les brigades aéroportées et les forces de défense territoriale.

Selon les estimations indépendantes « officielles » (CSIS, DeepState OSINT), les pertes totales ukrainiennes (tués, blessés et disparus) se situeraient entre 400 000 et 600 000 hommes depuis février 2022, dont 60 000 à 100 000 tués. Volodymyr Zelensky communique quant à lui sur un nombre de morts estimé entre 43 000 et 55 000 en 2025-2026 vs plus de 1 300 000 pertes totales sur la même période revendiquées par les hackers.

Les chancelleries occidentales estiment que les pertes russes seraient 2 à 2,5 fois plus élevées (1,4 million selon l’état-major ukrainien, dont 145 000 depuis le début de l’année), que celles essuyées par Kiev, qui affirme aujourd’hui que l’Armée russe ne serait plus en capacité de compenser ses pertes. Ce ratio est pourtant démenti par les données publiques concernant les échanges de dépouilles, qui montrent que, depuis 2022, l’Ukraine a reçu 18 346 corps de soldats tués au front, tandis que la Russie n’en a reçu que 590, soit 31 fois moins, sans que ce ratio ne s’inverse depuis 2023, supposée marquer un tournant stratégique. Or seule une armée qui avance peut recupérrer matériellement les corps de son ennemi, ce qui démontre que les gains territoriaux de l’Ukraine sont purement imaginaires.

Si les informations publiées par les hackers russes devaient être confirmées, les conséquences seraient vertigineuses sur le plan militaire, mais également moral, les Occidentaux pouvant difficilement ignorer ces chiffres puisque ce sont eux qui fournissent à l’Ukraine les données de renseignement.

Comment estiment-ils sur ce principe que l’Armée russe pourra être défaite, sachant que le rapport de force ne peut pas être celui annoncé si l’Ukraine subit effectivement de telles pertes, puisqu’il impliquerait que les Russes ont perdu 6 millions de soldats depuis le début du conflit ?

Comment cautionnent-ils dans ces conditions les rafles de civils, de plus en plus agressives et aveugles, dont les images inondent les réseaux sociaux, si le seul objectif de la mobilisation forcée est d’alimenter le « hachoir à viande » que constitue le front, afin de donner l’illusion que l’Ukraine résiste et doit continuer à être soutenue, militairement et financièrement, jusqu’au dernier Ukrainien ?

Plus généralement, si ces informations sont confirmées – et nous le saurons tôt ou tard –, cela implique que nous avons affaire à un mensonge d’une ampleur stratosphérique, alimenté par l’ensemble des états-majors militaires et des chefs de gouvernement, qui sera impossible à justifier demain.

Les analystes occidentaux qui dénoncent ce mensonge sont aujourd’hui légion. C’est le cas notamment de l’historien français Édouard Husson, qui expliquait le 24 juin que l’Ukraine subit actuellement des « pertes gigantesques » et qu’elle et sur le point de perdre le Donbass :

— Édouard Husson : Quoi qu’on puisse raconter dans certains médias français, l’Ukraine est partout en recul et en particulier, les Russes sont en train de faire sauter les derniers bastions dans le Donbass, en particulier autour de Kramatorsk.
On a donc de facto une Ukraine qui est en train de perdre militairement la guerre. On le dit depuis des mois. Certains nous disent « Vous répétez ça depuis mois ou des années même. En fait, vous voyez bien, la Russie est toujours en guerre, l’Ukraine se défend toujours ».
Les pertes ukrainiennes sont gigantesques.

— Mais l’Ukraine demande toujours plus d’argent à l’Europe, notamment pour se fournir en mercenaires. Est-ce que ces mercenaires qui affluent ne permettent pas de contrôler cette ligne de front et de maintenir l’armée ukrainienne en état de marche ?

— Édouard Husson : Les mercenaires, ça va vous amener quelques dizaines de milliers d’hommes. L’Ukraine a besoin de recruter 30 000 hommes par mois. Et en fait, en termes de désertions, de tuées et de blessés, elle perd à peu près 40 000 hommes par mois. C’est une réalité qui a été vérifiée par un certain nombre d’experts militaires [Scott Ritter, Douglas McGregor, Julian Mcfarlane, Will Schriver]. Ce sont des gens qui savent de quoi ils parlent sur le plan militaire. Ils convergent d’ailleurs avec des analyses d’experts asiatiques ou d’experts russes. Tous ces gens-là sont d’accord pour dire que l’armée ukrainienne, d’abord, a eu une vraie combativité, mais les Russes sont en train de détruire la 5e armée ukrainienne qui leur est confrontée. C’est pour ça aussi que cette guerre dure.

Cette analyse est confirmée par un ancien officier de renseignement ukrainien (SBU) Vassili Prozorov (ancien officier du SBU ukrainien), qui collabore depuis 2019 avec la Russie. Dans une vidéo d’analyse postée le 27 juin, il insiste sur le fait que l’Ukraine est confrontée à une pénurie structurelle de soldats, qui explique l’intensification de la mobilisation. Il dépeint un rapport de force défavorable à l’Ukraine, et explique les déclarations optimistes de Volodymyr Zelensky par « la peur d’une défaite inévitable ».

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