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Les États-Unis ont commencé à enquêter sur les 120 laboratoires biologiques américains situés à l’étranger, dont 46 en Ukraine
La directrice du Renseignement national, Tulsi Gabbard, a tenu parole. Elle a annoncé le 11 mai avoir ouvert une enquête fédérale sur le financement de 120 laboratoires biologiques américains, dont plus de 40 sont situés en Ukraine. Objectif : mettre fin aux recherches sur le gain de fonction, dont l’enquête du Congrès américain a établi que la pandémie de COVID était probablement issue.

Nommée à la tête du Renseignement national en 2024, Tulsi Gabbard a annoncé le 11 mai, dans les colonnes du New York Post, qu’elle avait commencé à enquêter sur les expériences conduites dans les laboratoires biochimiques américains implantés à l’étranger. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’engagement pris en 2025 par Donald Trump de mettre un terme aux financements fédéraux des recherches sur le gain de fonction (GoF)1 menées dans les pays jugés inaptes à prévenir d’éventuels accidents de laboratoire (Chine, Iran) et à renforcer la surveillance de celles conduites aux États-Unis.
L’enquête vise à identifier où ces laboratoires sont implantés, quels agents pathogènes y sont détenus et quelles recherches y sont menées. L’équipe de Tulsi Gabbard examinera dans ce cadre l’ensemble des essais cliniques actuellement conduits dans ces biolabs financés et soutenus par les États-Unis, mais dont l’administration démocrate d’avoir dissimulé l’existence au peuple américain. Sa déclaration cible en particulier le Dr Anthony Fauci, accusé d’avoir financé les recherches dont le virus du SARS-CoV-2 est issu.
Elle a confirmé l’existence de 120 laboratoires répartis dans au moins 30 pays, dont plus de 40 seraient situés en Ukraine. Cette information, révélée le 6 mars 2022 par le ministère de la Défense russe est régulièrement qualifiée pour cette raison de complotiste bien qu’elle ait été divulguée publiquement par l’ancienne porte-parole du département d’État des États-Unis, Victoria Nuland, qui fut responsable de l’Ukraine pour le département d’État entre 2013 et 2017.
(Parenthèse : Le journaliste américain Robert Parry la décrit comme « le “mastermind” derrière le “changement de régime” du 22 février 2014 en Ukraine, complotant le renversement du gouvernement démocratiquement élu du président Viktor Ianoukovitch tout en convainquant les médias traditionnels américains toujours crédules que le coup d’État n’était pas vraiment un coup d’État mais une victoire pour la “démocratie” ». Fin de la parenthèse).
L’existence de ces laboratoires est aujourd’hui confirmée par un document officiel du département de la Défense des États-Unis (DoD), daté du 11 mars 2022, et republié par le New York Post :
Les États-Unis, via le Programme de réduction des menaces biologiques (BTRP), ont investi environ 200 millions de dollars en Ukraine depuis 2005, en soutenant 46 laboratoires, établissements de santé et sites de diagnostic ukrainiens.
Le Pentagone justifie ces partenariats par la nécessité de « conserve[r] et [d’]étudie[r] des agents pathogènes afin de pouvoir confirmer les épidémies et d’améliorer les capacités de détection précoce et de diagnostic ». Dans le cas de l’Ukraine, ce programme aurait été motivé plus spécifiquement par « les risques posés par l’ancien programme illégal d’armes biologiques de l’Union soviétique ». Toutefois, les conclusions de l’enquête sénatoriale américaine sur les origines de la pandémie permettent de douter de cette explication.
L’une des structures impliquées dans les activités biologiques menées en Ukraine par les États-Uni est la société Metabiota, un partenaire clé d’EcoHealthAlliance (EHA) au sein du programme PREDICT financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) entre 2009-2019. C’est dans ce cadre que Metabiota a mené, à partir de 2014, des recherches sur de nouveaux coronavirus impliquant la capture de chauves-souris sauvages infectées. En 2018, le fondateur d’EHA, Peter Dazsak, alors sous contrat avec le NIH pour des travaux réalisés sur des coronavirus de chauves-souris et sous-traités pour partie à l’Institut de virologie de Wuhan, a répondu à un appel d’offres pour un projet biomilitaire (DEFUSE). Dans sa proposition, il a fourni une chimère de coronavirus contenant une séquence originale qui a été retrouvée dans le génome SARS-COV-2 deux ans plus tard. Le Kremlin soupçonne sur ce principe les États-Unis d’avoir conduit des expériences biologiques en Ukraine susceptibles d’être à l’origine de la pandémie de COVID-19 :
La mise en œuvre du scénario de développement du COVID-19 et la suppression en urgence par l’USAID du programme PREDICT en 2019 suggèrent la nature délibérée de la pandémie et l’implication des États-Unis dans son apparition.
Igor Kirillov, chef des forces russes de défense contre les radiations, les agents chimiques et biologiques
Cette implication de l’administration démocrate dans les origines de la pandémie est également l’un des points essentiels que cherche à établir le Renseignement américain, ce qui rend son enquête potentiellement explosive.
En mars 2022, peu après le début de l’offensive russe, Tulsi Gabbard avait appelé à un cessez-le-feu autour de ces biolabs afin d’empêcher l’évasion des pathogènes présumés y être détenus comme le botulisme, l’anthrax, la fièvre de Crimée-Congo ou encore la leptospirose :
Sénateur Romney, vous m’avez traitée de menteuse et de traîtresse simplement pour avoir déclaré qu’il existe plus de 25 biolabs financés par les États-Unis en Ukraine, qui, s’ils étaient violés, libéreraient et propageraient des pathogènes mortels à travers les États-Unis et le monde entier. C’est pourquoi ils doivent être sécurisés afin d’empêcher l’apparition de nouvelles pandémies. […]
L’autre jour, Victoria Nuland a elle-même reconnu dans son témoignage que ces laboratoires contiennent des pathogènes dangereux. […]
En avril 2020, pour réfuter les accusations russes selon lesquelles ils utilisaient ces biolabs pour développer des armes biologiques, l’ambassade des États-Unis en Ukraine a reconnu qu’ils travaillaient avec des pathogènes à des fins de vaccins et d’autres usages pacifiques.
Puis il y eut l’enquête monumentale du Congrès américain qui s’est conclue il y a quelques jours par l’inculpation du conseiller d’Anthony Fauci pour complot. Le ministère de la Justice a toutefois laissé volontairement expirer le délai de prescription durant lequel il avait la possibilité d’inculper Anthony Fauci pour parjure, pour avoir affirmé sous serment que son institut n’avait jamais financé de recherches sur le gain de fonction, alors que des dizaines de documents démontrent le contraire. On suppose que sa chute provoquerait une déflagration d’une violence institutionnelle ingérable.
Il a en effet bénéficié d’une grâce présidentielle quelques minutes avant le terme du mandat de Joe Biden, signée à l’aide d’un stylot virtuel (autopen) suggérant que c’est l’administration démocrate qui a organisé son impunité. Or la période couverte par cette grâce débute en 2014, l’année où les activités de Metabiota ont débuté en Ukraine. On ne peut pas douter qu’Anthony Fauci ait eu connaissance des recherches financées par le gouvernement fédéral, voire qu’il en ait été le commanditaire. Si tel est le cas, il sera probablement exposé à des poursuites dont les conséquences seront infiniment plus graves.
- Recherches consistant à modifier génétiquement des agents biologiques (virus, bactéries) pour les rendre hautement pathogènes. Le décret du 5 mai 2025 (executif order) précise : « La recherche dangereuse sur le gain de fonction sur les agents biologiques et les agents pathogènes a le potentiel de mettre considérablement en danger la vie des citoyens américains. S’il n’est pas restreint, ses effets peuvent inclure une mortalité généralisée, un système de santé publique affaibli, des moyens de subsistance américains perturbés et une sécurité économique et nationale réduite. » ↩︎
