Défiance
Risque de pandémie de hantavirus, l’OMS avance masquée
Le foyer d’infection à hantavirus qui agite aujourd’hui l’OMS a été découvert quelques jours après l’échec des négociations en vue de la ratification de l’Accord sur les pandémies. L’Organisation a toujours assuré que ce texte ne contenait aucune mesure liberticide, notamment en matière de vaccination. Peut-on croire l’OMS sur parole ?

Lors de sa première conférence de presse sur un possible foyer d’infection à hantavirus découvert à bord d’un navire néerlandais, le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est réjoui que cette situation puisse être perçue comme suffisamment inquiétante pour forcer les États-Unis et l’Argentine à réintégrer l’Organisation, dont ils sont officiellement sortis en janvier et en mars 2026, créant un vide budgétaire potentiellement fatal pour l’Institution.
L’article 22 de l’Accord sur les pandémies
Le « Dr Tedros » a répété aujourd’hui ce qu’il avait déclaré la veille, en insistant sur l’obligation morale de chaque pays à se conformer aux règles édictées par le Règlement sanitaire international et l’Accord de pandémie, approuvé en mai 2025 mais bloqué actuellement par un désaccord technique, et que le Pr Francis Boyle a décrit en juin 2024 comme un « projet de plan visant à créer un État policier médical totalitaire pour le monde entier ».
Les débats autour de ce texte, considéré par plusieurs pays comme la suppression de leur souveraineté sanitaire au profit d’un ministère mondial de la Santé ont forcé l’OMS à écrire noir sur blanc :
Aucune disposition de l’Accord de l’OMS sur les pandémies ne doit être interprétée comme conférant au Secrétariat de l’Organisation mondiale de la santé, y compris au Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, le pouvoir d’orienter, d’ordonner, de modifier ou de prescrire de toute autre manière le droit national et/ou interne, selon qu’il convient, d’une Partie, ou de prescrire ou d’imposer de toute autre manière aux Parties de prendre des mesures spécifiques, telles que l’interdiction ou l’acceptation des voyageurs, l’instauration de l’obligation de vaccination ou de mesures thérapeutiques ou diagnostiques, ou la mise en place de mesures de confinement..
Article 22 de l’Accord sur les pandémies, repris dans l’article 3 du Règlement sanitaire international
Toutefois, compte tenu de la manière dont la pandémie de COVID-19 a été gérée dans le monde alors qu’un tel accord n’existait pas, et des modifications législatives apportées par certains pays, dont la France, pour rendre obligatoires les mesures les plus attentatoires à l’autonomie corporelle en cas de déclenchement d’une alerte de santé mondiale (vaccination, quarantaine…), cette précaution est presque dérisoire.
La nouvelle déclaration du directeur général de l’OMS confirme que l’intention fondamentale de ce texte était bel et bien celle dénoncée par plusieurs États et par une partie de la communauté sciatique, et que l’article 22 inséré sous la pression des États n’était sans doute qu’une concession pour forcer l’adoption du texte.
Les pays sont censés coopérer sur la base des Règlements sanitaires internationaux. Mais pas seulement les IHR [RSI]. Je pense que nous devrions aussi être de forts croyants en la solidarité. La solidarité, parce que c’est notre meilleure immunité. […] Et c’est aussi un devoir moral.
La notion d’« obligation légale » n’est certes pas présente dans cette déclaration, mais le fait de placer d’emblée la future réponse sanitaire sur le terrain de la morale et non de l’épidémiologie confirme qu’en cas de nouvelle pandémie, le dispositif sera infiniment plus coercitif que durant le COVID, où son échec a été imputé au refus d’une partie de la population de se conformer à des injonctions vaccinales ineptes, basées sur un mensonge.
Le mécanisme d’autorisation vaccinale au cœur de l’Accord sur les pandémies
Le Brownstown Institute a publié fin avril un article qui confirme notre analyse et laisse présager un scénario particulièrement sombre si une nouvelle pandémie devait être déclarée demain. Le Dr Yaffa Shir-Raz (Universités de Haïfa et de Reichman, Israël) analyse le mécanisme d’autorisation vaccinale conçu en 2020 par l’OMS, l’EUL, et explique comment il prétend contourner les recommandations émises par les régulateurs nationaux tout en leur faisant porter la responsabilité légale et politique finale de l’approbation.
Conçu pour permettre l’utilisation rapide et temporaire, dans un contexte d’urgence, de produits médicaux non encore approuvés (vaccins, médicaments, tests), l’EUL est un mécanisme supranational qui se pose en amont de l’approbation d’un produit. Il se limite en théorie à une simple inscription pour l’utilisation des urgences (Emergency Use Listing – EUL) et ne substitue donc pas à l’autorisation nationale, qui demeure requise, mais il permettrait en pratique, selon le Dr Yaffa Shir-Raz, un passage en force en créant une pression institutionnelle pour accélérer le mécanisme d’approbation.
C’est ce mécanisme qui a été utilisé pour l’évaluation des vaccins COVID-19. Les régulateurs nationaux ou régionaux (FDA aux États-Unis, EMA en Europe) ont suivi et délivré des autorisations de mise sur le marché conditionnelle (AMMc) ou d’utilisation d’urgence (EUA), l’EUL se présentant officiellement comme une simple recommandation, sans caractère obligatoire contraignant.
Toutefois, si l’EUL ne donne en théorie aucun pouvoir à l’OMS pour imposer un vaccin à un pays ou contourner légalement un refus national, l’article du Brownstone Institute explique comment l’Organisation a tenté de passer, grâce à ce mécanisme outre l’avis du régulateur national en Israël, qui a servi de test pour l’introduire dans un pays occidental doté d’un système réglementaire avancé.
Le 13 novembre 2020, l’OMS a annoncé la première inscription d’un vaccin sous le statut EUL, en l’occurrence le vaccin antipoliomyélitique ouvrant la voie à un mécanisme d’approbation inédit :
- en mars 2022, un comité consultatif « Équipe d’intervention d’urgence » (ERT) a été créé au sein du ministère israélien de la Santé en réponse à une épidémie de poliomyélite détectée lors d’analyses des eaux usées en Israël, afin de décider ou non d’organiser une campagne de vaccination. C’est en substance le rôle qu’a joué en France le Conseil scientifique. La réponse s’est imposée naturellement, le président du comité ayant déclaré explicitement, dès les premières délibérations, que si Israël ne lançait pas de campagne de vaccination, il pourrait être perçu par l’OMS comme un État « voyou » ;
- à l’issue d’une première campagne basée sur le vaccin existant (OPV3, souche 3), le comité ERT a commencé à envisager la possibilité d’utiliser le nouveau vaccin nOPV2, développé par l’OMS en collaboration avec la fondation Bill et Melinda Gates, contre une seconde souche de poliomyélite (souche 2) qui n’était pourtant associée à aucune forme grave de la maladie (paralysie). On découvrira plus tard l’existence de conflits d’intérêts majeurs et directs entre plusieurs membres du comité, l’OMS et la fondation Bill et Melinda Gates ;
- une décision de principe favorable a été rendue le 1er décembre 2022, mais la question de l’autorisation s’est heurtée à l’opposition catégorique du régulateur israélien face notamment à l’absence de données permettant d’évaluer l’innocuité du vaccin et l’intégrité de la fabrication. Or au lieu de constituer une ligne rouge et de clore la question de l’approbation, la discussion s’est tournée vers la recherche d’un régulateur externe qui fournirait une légitimité, en l’occurrence le régulateur britannique.
Malgré le vote du comité consultatif et la pression exercée par l’OMS pour modifier le processus d’approbation, le vaccin n’a finalement pas franchi l’étape finale, ce qui en fait un cas de résistance réussie, mais une mention d’« amélioration » figure explicitement dans l’Accord sur les pandémies afin de rendre le mécanisme plus efficace :
Les Parties collaborent, selon qu’il convient, en vue d’améliorer le protocole OMS d’autorisation d’utilisation d’urgence, la procédure de préqualification et toute autre procédure pertinente de l’Organisation mondiale de la santé visant à recommander l’utilisation de produits de santé liés aux pandémies.
Accord sur les pandémies, article 8, § 6
La version d’août 2022 de l’EUL (v.9) a par ailleurs été améliorée pour tirer les leçons de l’expérience COVID-19 et permettre une mise à disposition encore plus rapide des vaccins, ce qui, selon l’IA Grok, aurait permis de gagner un à trois mois, en faisant débuter les discussions techniques dès le séquençage du virus.
Pour ceux qui ignorent encore que les recommandations de l’OMS en matière vaccinale sont guidées par le profit et non par la science, l’article du Brownstone Institute mentionne une déclaration faite par le secrétaire du comité sur la poliomyélite du ministère de la Santé, en mars 2023, qui constitue l’une des plus flagrantes reconnaissances d’un tel conflit d’intérêts :
Je dois demander à quelqu’un d’autre de prendre en charge la deuxième partie du processus d’autorisation, afin d’éviter tout conflit d’intérêts. Je travaille également avec Bill Gates et l’Organisation mondiale de la santé sur le vaccin lui-même.

Précisons que la Gates Foundation est le membre fondateur de GAVI (the Vaccine Alliance) et son deuxième plus gros contributeur (20 %), ce qui en fait, depuis le retrait des États-Unis, le premier contributeur de l’OMS.
