Bis repetita

Équipe Le Point Critique | 08 mai 2026

Hantavirus, un remake du COVID ?

Le virus qui semble aujourd’hui affoler l’OMS a fait son apparition il y a seulement quelques jours, mais ce récit est déjà au cœur d’une polémique. Nous proposons une petite revue des informations disponibles à ce jour afin que chacun puisse se préparer lucidement à ce qui pourrait arriver dans les prochaines semaines ou les prochains mois.

Modélisation d'hantavirus
© iStock/Joseph Kelly

Un cluster d’hantavirus de souche Andes, dont l’infection est généralement transmise par des rongeurs, a été détecté fin avril dans l’Atlantique, à bord du navire de croisière MV Hondius reliant l’Argentine (Ushuaïa) au Cap-Vert, où le bateau est actuellement immobilisé. Une alerte internationale a été lancée début mai 2026, après la découverte de 7 cas à bord, dont 2 confirmés et 5 suspects, parmi lesquels 3 seraient décédés (de mort naturelle selon le commandant du navire) et un 1 serait dans un état critique. La manière dont les passagers ont été contaminés n’est pas encore élucidée, le commandant de bord affirmant qu’il n’y a aucun rongeur à bord de son navire, ce qui est cohérent avec les normes sanitaires en vigueur selon un ancien médecin portuaire, pour qui « Une transmission par des rongeurs sur un navire de croisière est irréaliste, car des contrôles d’hygiène suffisants y sont en place ».

La prophétie de Bill Gates

L’OMS assure que l’hantavirus n’a pas de potentiel pandémique (ce sur quoi s’accorde l’ensemble des scientifiques), mais elle met en garde contre une multiplication des cas attendue dans les semaines à venir. Aucun être rationnel ne peut tenir simultanément ces deux propositions pour vraies. En revanche, seul un virus modifié en laboratoire pourrait éventuellement acquérir un tel potentiel. Sommes-nous sur le point de vivre un remake du COVID ?

Bill Gates avait prophétisé en 2024 qu’une nouvelle pandémie, infiniment plus meurtrière, frapperait à nouveau le monde en 2026, sans expliquer sur quoi reposait une telle certitude. Les e-mails de Jeffrey Epstein ont révélé le plan diabolique conçu par les deux milliardaires pour faire des pandémies l’un des assets les plus rentables jamais imaginé. Molécule est le nom de ce projet, qui n’a été prononcé par aucun média pour s’assurer que les citoyens les plus incrédules ne se réveillent jamais. Ce silence stratégique portera-t-il ses fruits si les prédictions de Bill Gates se réalisent demain ?

Le parallèle avec la manière dont la pandémie de COVID a débuté est à ce point criant qu’il faut avoir fait vœu de naïveté pour ne pas comprendre que les mêmes procédés et la même volonté sont à l’œuvre sous nos yeux.

L’exercice Polaris II

L’OMS a organisé les 22 et 23 avril derniers la simulation d’une épidémie d’échelle mondiale, impliquant 26 pays, près de 600 experts en urgence sanitaire et plus de 25 partenaires internationaux afin de tester l’activation des structures nationales de crise, la coordination entre pays ainsi que la rapidité de déploiement de personnels d’urgence. L’exercice Polaris II a débuté environ dix jours avant que l’alerte soit donnée sur le MV Hondius. Le scénario de la précédente simulation (Polaris I) impliquait un virus fictif (mammothpox) issu du permafrost, propagé par un chercheur infecté ayant embarqué à bord d’un navire de croisière similaire au MV Hondius qui est en réalité un vaisseau conçu pour réaliser des expéditions polaires tourististiques et scientifiques.

Le 18 octobre 2019, un exercice similaire (Event 201) a été organisé par le Centre Johns Hopkins, la Fondation Bill et Melinda Gates et le Forum économique mondial (WEF) – qui publiera dès juillet 2020 (et commencera donc à l’écrire juste après la déclaration d’urgence pandémique en mars 2020) un livre expliquant comment le COVID-19 a radicalement transformé le monde –, au prétexte qu’une pandémie d’ampleur dramatique était inéluctable. On sait aujourd’hui que cette hypothèse était à contre-courant de l’histoire. Pourtant, tout ce qui fut anticipé ce jour-là se produisit à la lettre quelques semaines plus tard. La théorie d’une fuite de laboratoire, qui était la plus intuitive (on estime entre 100 et 275 le nombre d’accidents potentiels survenant chaque année dans des laboratoires de biosécurité) a été censurée avec une violence inédite avant d’être réhabilitée par le FBI, le ministère de l’Énergie américain et le Congrès américain. La libération du virus est aujourd’hui soupçonnée s’être produite lors des VIIe Jeux mondiaux militaires d’été qui se sont déroulés à Wuhan entre le 18 et le 27 octobre 2019.

Les deux avocats qui ont porté avec le plus de force cette théorie ont été enlevés et emprisonnés de manière illégale. A contrario, l’OMS a récompensé en 2023 Jeremy Frarrar, l’un des scientifiques du premier cercle d’Anthony Fauci ayant contribué à fabriquer l’hypothèse d’une pandémie d’origine naturelle, en le nommant scientifique en chef de l’Organisation. Il en est aujourd’hui le sous-directeur général.

Treize vaccins en développement depuis 2024

L’OMS a recensé en 2024 les principaux agents pathogènes endémiques pour lesquels de nouveaux vaccins seraient nécessaires de toute urgence. L’hantavirus, pour lequel il existe actuellement deux vaccins approuvés et utilisés localement (Corée et Chine) depuis les années 1990, n’est pas cité dans la liste. Tous ceux répertoriés par l’OMS sont par ailleurs associés à des centaines de milliers, voire des dizaines de millions de cas et de décès.

A contrario, le syndrome pulmonaire du hantavirus (HPS), aurait provoqué moins de 3 000 cas depuis 1993 en Amérique du Sud, où il se manifeste principalement, et moins de 1 000 cas sur la même période aux États-Unis et au Canada, selon les auteurs de l’essai mené en 2023 par l’Armée américaine. Pourtant, en 2024, l’industrie pharmaceutique et l’armée ont décidé d’un seul homme de se lancer dans la recherche d’un nouveau vaccin. On dénombre actuellement 13 essais en cours pour une nouvelle formulation :

  • 6 vaccins à ADN (Armée américaine) ;
  • 3 vaccins à ARNm (Moderna, Chine, Canada) ;
  • 2 vaccins à vecteur viral (Royaume-Uni, Canada) ;
  • 1 vaccin inactivé (homologué en Corée) ;
  • 1 vaccin à sous-unité protéique.

Cette passion pour l’hantavirus trouve son origine dans le programme de subventions ReVAMPP mis en place en 2024 par les NIH afin de développer de nouveaux outils contre plusieurs familles de virus, dont les hantavirus, ne disposant pas de vaccins ou de traitements, et considérés sur ce principe par l’Agence comme à haut potentiel pandémique.

Les CDC avaient pourtant identifié en 2020 un candidat traitement efficace chez l’homme contre deux des plus importantes souches d’hantavirus (Andes et Sin Nombre), dont celle découverte à bord du MV Hondius. Dans une étude réalisée in vitro, une protéine naturelle issue d’une espèce d’algues marines rouges, la griffithsine, a réduit jusqu’à 95 % l’infection des cellules jusqu’à 95 % et de plus de 99,99 % la charge virale infectieuse.

Le HPS répertorié parmi les 1 291 événements indésirables potentiels du vaccin anti-COVID de Pfizer

L’un des documents déclassifiés par Pfizer en 2022 contient la liste des 1 291 événements indésirables d’intérêt spécial (AESI), c’est-à-dire d’effets secondaires potentiels, établie par le laboratoire à la date du 28 février 2021 (p. 30-38).

Selon la documentation Pfizer, cette liste a été compilée à partir des listes d’AESI établies par les principaux groupes d’experts et autorités réglementaires suivants (Brighton Collaboration, protocole ACCESS, CDC américain, MHRA), selon quatre critères, dont :

  • événements associés à la maladie COVID-19 sévère (ex. : thromboses, ARDS, myocardite) ;
  • événements d’intérêt général pour les vaccins (ex. : anaphylaxie, GBS, auto-immunité) ;
  • événements théoriques ou rares à surveiller pour une nouvelle technologie (ARNm).

Chaque fois que cette liste a été pointée pour sa longueur hors du commun et pour la gravité des événements qui y sont mentionnés (stérilité, cancers, en l’occurrence au moins 9 types, malformations congénitales, à peu près toutes les maladies rares, auto-immunes, cardiovasculaires, pulmonaires, ou débilitantes), il est rappelé qu’il ne s’agit pas d’une liste d’effets indésirables attendus, mais d’une simple « liste de surveillance proactive qui sert à détecter des signaux potentiels dans les rapports post-autorisation » (IA Grok).

Nous avons demandé à l’IA Grok s’il existait d’autres vaccins pour lesquels un syndrome pulmonaire à hantavirus a été signalé. Elle affirme en réponse qu’il n’en existe aucun autre :

« Je n’ai trouvé aucun autre vaccin (ni COVID, ni autres) où ce terme spécifique apparaît dans une liste publique d’AESI.

C’est unique à la liste Pfizer 5.3.6 parmi les documents accessibles. »

L’ombre de Fort Detrick

Nous avons signalé en mai dernier la déclassification d’un document issu du procès-verbal d’une réunion du Comité de biosécurité de l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill, qui s’est tenue le 6 février 2019, huit mois avant le début officiel de la pandémie.

Il décrit une expérience (n° 56023) proposée par le spécialiste mondial des coronavirus, le Pr Ralph Baric, partenaire historique du fondateur d’EcoHealthAlliance, Peter Daszak, dont les recherches ont été identifiées par le Congrès américain comme ayant joué un rôle clé dans la conception du SARS-CoV-2 à l’origine du COVID-19. L’ensemble des financements ont depuis été supprimés par les deux chercheurs, qui sont désignés, sans être toutefois nommés, dans l’acte d’accusation qui a conduit à l’inculpation du conseiller d’Anthony Fauci pour complot contre les États-Unis.

Selon le Dr Meryl Nass (MIT), experte en bioterrorisme, l’expérience portait sur un virus similaire au SRAS (CRG7), dont une séquence est présente dans le virus du SARS-CoV-2 à l’origine de la pandémie de COVID-19.

Ralph Baric (Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, UNC) a collaboré activement avec le laboratoire de l’Armée américaine spécialisé dans la recherche sur les agents infectieux et la biodefense (USAMRIID), situé à Fort Detrick (Maryland). Ils ont publié conjointement plusieurs articles sur le SARS-CoV, notamment sur la technique de reverse genetics, permettant de synthétiser et modifier des coronavirus à partir de séquences génétiques.

L’essai clinique mené en 2023 par l’Armée américaine contre l’hantavirus avec un vaccin ADN ne peut dans ce contexte que susciter d’immenses inquiétudes :

  • il a été réalisé sur le variant Andes du hantavirus, à l’origine du foyer épidémique découvert à bord du MV Hondius. Selon l’ARNS, « il s’agit de la seule souche, parmi les 38 connues, à pouvoir se transmettre d’une personne à l’autre bien que ce mode de transmission reste marginal par rapport à l’exposition aux rongeurs infectés »;
  • le plasmide d’ADN utilisé lors de l’essai est issu du laboratoire de Fort Detrick.

Débloquer le traité pandémie ?

Le contexte dans lequel intervient cet épisode interroge également. L’Assemblée mondiale de la Santé a adopté en mai 2025, au terme d’une épopée juridique, un traité visant à améliorer la prévention, la préparation et la riposte face aux futures pandémies au niveau mondial. Il n’est toutefois pas encore entré en vigueur en raison d’un désaccord sur la façon dont les pays partageront les données et les échantillons d’agents pathogènes (PABS) susceptibles de provoquer une pandémie. Reuters annonçait il y a une semaine que les pourparlers avaient été prolongés, « jetant le doute sur le moment où le traité adopté l’année dernière pourrait entrer en vigueur ».

Cette question est inscrite à l’ordre du jour (13,3, p. 3) de la 79e session de l’Assemblée mondiale de la santé qui aura lieu dans dix jours. L’OMS cherche-t-elle a inquiéter les États membres afin de précipiter l’accord sur ce point précis du traité ? Deux pays sont a minima officiellement dans le viseur de l’Organisation après leur retrait effectif en janvier et mars 2026 : les États-Unis (le plus grand contributeur historique, jusqu’à 22 % du budget total de l’OMS) et l’Argentine. En conférence de presse, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a cyniquement exprimé son espoir que « l’événement qui se déroule actuellement » incite l’Argentine et les États-Unis à « reconsidérer leur décision » de se retirer de l’OMS.

Un dernier détail concret agite aujourd’hui les réseaux sociaux : 147 passagers sont supposés être à bord, mais aucun n’a posté la moindre photo ou la moindre vidéo. Que se passe-t-il, ouplutôt que ne passe-t-il pas que nous ne devons pas voir ?

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