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Équipe Le Point Critique | 25 avril 2026

Pfizer et la FDA s’opposent aux dons de sang autologues ou dirigés

Le vice-président de l’entreprise Safe Blood Donation, spécialisée dans les dons de sang « dirigés » a indiqué il y a quelques jours que Pfizer était intervenu lors d’une réunion publique pour dissuader les patients de bénéficier d’un don de sang autologue, les exposant de fait à une vaccination passive ou à des risques de contamination par du sang provenant de personnes vaccinées.

Échantillons de sang en laboratoire
© iStock/Vadym Terelyuk

Le Dr. Mary Talley Bowden (Conseil américain de médecine interne, Fondation de recherche sur la sécurité des vaccins, Alliance médicale indépendante, BreatheMD) a interviewé il y a deux jours le Dr Clinton Ohlers, vice-président de Safe Blood Donation USA, une entreprise américaine spécialisée dans les dons de sang. Safe Blood a été créée en septembre 2021 par un naturopathe suisse après le déploiement des injections COVID à ARNm et les multiples rapports d’anomalies observées, sous microscope, dans le sang de patients vaccinés, corrélées au Royaume-Uni avec une augmentation de 522 % des demandes d’indemnisation pour des maladies liées au sang (Phinance Technologies)[1].

Interdiction des dons autologues par les hôpitaux américains

Le point de départ de la discussion portait sur le cas d’une femme dont le mari devait subir une opération, et qui s’est vu refuser un don de sang autologue, c’est-à-dire issu d’échantillons prélevés chez le patient lui-même et collectés en amont d’une intervention. L’objectif de ce type de don, traditionnellement proposé en cas de chirurgie planifiée, est de permettre une meilleure régénération du sang et de limiter les risques associés à la transfusion, « le sang le plus sûr que l’on puisse avoir étant son propre sang », selon le Dr Ohlers.

Les données de la littérature confirment que les dons de sangs autologues présentent des avantages indiscutables dans de nombreuses situations (pénurie de sang, groupes sanguins rares, anticorps multiples, opération neurochirurgicale ou chirurgies vasculaires à haut risque…) (Sam et al.) où elles permettent de limiter les risques transfusionnels :

  • transmission d’infections (Specialtycareus)
  • allo-immunisation, correspondant à la formation d’anticorps contre des antigènes étrangers (érythrocytaires, HLA, etc.) (Spodymek et al.) ;
  • réactions immunitaires et inflammatoires (risque de réaction hémolytique, allergique sévère, ou de maladie du greffon contre l’hôte) (Long et al.) ;
  • compatibilité ;
  • réduction de séjour en soins intensifs (Sam et al.).

Depuis le déploiement des injections, il permet également à des personnes non vaccinées de préserver l’intégrité de leur sang sachant qu’une transfusion a aujourd’hui « 70 à 80 % de chances de provenir d’un donneur vacciné à ARNm ». Or même si l’on ne connaît pas encore la gamme complète des risques associés à une transfusion de sang issu d’une personne vaccinée, de nombreuses complications sont aujourd’hui documentées. Nous avons analysé en 2024 une revue de la littérature japonaise (Ueda et al.)[2], basée sur 179 études, qui détaille 6 préoccupations majeures liées à l’utilisation de produits sanguins, notamment le risque de contamination par des agrégats amyloïdes formés par des protéines de pointe, et propose 11 tests à réaliser pour confirmer la sécurité des produits sanguins. Ces préoccupations étaient les suivantes :

  1. Contamination par les protéines de la pointe ;
  2. Contamination par des agrégats amyloïdes et des microthrombi formés par des protéines de pointe ;
  3. Événements attribuables à une diminution du système immunitaire du donneur et à des anomalies immunitaires ;
  4. Nanoparticules lipidiques (LNP) et ARNm pseudouridiné (vaccins ARNm uniquement) ;
  5. Contamination par des globules rouges ou des plaquettes agrégées
  6. Cellules B à mémoire produisant des IgG4 et IgG4 produites à partir d’elles

Principales préoccupations liées à l’utilisation de produits sanguins provenant de receveurs de vaccins géniques

Recommandation de la FDA contre les dons de sang dirigés

Cette revue, publiée en preprint n’a toujours pas été relue par des pairs, mais ses préoccupations ont été démenties par une étude de mars 2025[3], sponsorisée par 7 sociétés savantes, qui conclut à l’innocuité des transfusions émanant de donneurs vaccinés.

Le débat a toutefois été relancé il y a quelques semaines avec la divulgation du cas d’une femme (Cee Cee) diagnostiquée avec une péricardite après avoir reçu une transfusion sanguine où du sang vacciné a été retrouvé.

Safe Blood, qui se propose de mettre en relation des donneurs et des receveurs, notamment dans les cas où ces derniers pourraient ne pas avoir assez de sang pour un don autologue (on parle alors de « transfusion dirigée »), alerte aujourd’hui sur la fréquence des effets indésirables consécutifs à une transfusion. Le Dr Clinton Ohlers recueille actuellement, dans le cadre d’une étude en préparation avec le Dr James Thorp, des histoires documentées de patients sans antécédent de vaccination ARNm qui ont présenté des effets graves (caillots massifs, myocardite, décès) après une transfusion de sang provenant du pool général (présumé majoritairement vacciné).

Le Dr Ohlers explique que malgré des données de la littérature établissant le contraire, la FDA a publié une déclaration le 23 octobre 2023, basée sur une seule étude biaisée (Dorsey et al.)[4] dans laquelle elle « fait valoir queles donations autologues sont en fait potentiellement plus risquées que le sang allogène, et donc que les patients devraient en être dissuadés ».

Ces dons de sang dirigés manquent de soutien scientifique.
Cette question a récemment fait l’objet d’une attention accrue en raison de demandes de dons de sang ciblés émanant de personnes n’ayant pas reçu de vaccin contre la COVID-19. Par ailleurs, la FDA a connaissance de plusieurs sites web prétendant proposer du sang et des composants sanguins provenant de donneurs non vaccinés contre la COVID-19 et facturant aux particuliers une adhésion pour bénéficier de ces services à l’avenir. La justification de ces demandes et de ces services repose peut-être sur des informations erronées et n’est étayée par aucune preuve médicale ou scientifique. De plus, cette pratique a été dénoncée dans une déclaration commune de la Croix-Rouge américaine, de l’Association américaine du sang et des biothérapies et des Centres américains du sang.

La FDA confirme dans son communiqué que de nombreux patients, notamment ceux n’étant pas vaccinés contre le COVID souhaitent aujourd’hui bénéficier de ces dons dirigés. L’Agence affirme en retour que leurs inquiétudes ne reposent sur de la désinformation émanant de sites web tels que celui de Safe Blood.

Intervention de Pfizer lors d’une réunion

Pourquoi la FDA s’oppose-t-elle à une pratique ancienne, qui était plébiscitée par la communauté sciatique avant la pandémie de COVID-19 ?

Le Dr Ohlers rappelle que l’industrie du sang est une industrie hautement lucratique, qui génère 24 milliards de dollars par an, et que l’Amérique est le plus grand exportateur de produits sanguins. Mais surtout, il précise que Pfizer milite aujourd’hui pour tenter dissuader les patients de demander des donations dirigées.

Il évoque une vidéo de formation diffusée lors de la discussion d’un projet de loi visant à protéger le droit de bénéficier de ce type de transfusions, aujourd’hui en discussion dans 12 États, dont l’Idaho, où la loi (H0528) a été signée après l’interview et entrera en vigueur le 1er juillet 2026.

Clinton Ohlers : Pas encore. Elle est presque passée au Texas l’année dernière… L’Idaho est donc un cas très important parce que ce serait le premier dans le pays. Maintenant il y a des projets de loi au Tennessee, un au Kentucky qui avance… plus de 10 ou 12 États maintenant… Il y a même eu une vidéo de formation à laquelle Pfizer a participé sur comment dissuader les patients de demander des donations dirigées.

Détruire le groupe témoin ?

Pourtant, Pfizer ne développe à notre connaissance aucun médicament, thérapie ou technologie ciblant ou interférant avec les dons dirigés/autologues, ou conçus pour les rendre impossibles ou dangereux.

Restent alors deux hypothèses susceptibles d’expliquer sa volonté d’entraver ce type de transfusion :

  • Pfizer sait qu’il a contaminé le sang de milliards d’êtres humains. Selon cette hypothèse, les non-vaccinés constituent en quelque sorte le groupe contrôle qui pourrait servir demain d’étalon pour confirmer que la vaccination a empoisonné potentiellement 70 % de la population mondiale ;
  • Si les transfusions permettent le transfert des nanoparticules qui encapsulent l’ARN messager et qui ont été conçues pour être indestructibles, l’objectif de créer une vaccination passive des citoyens non vaccinés reste intact en 2026.

Selon cette seconde hypothèse, la question reste entière : quel était l’objectif réel de la vaccination puisque nous savons aujourd’hui qu’il n’était pas d’immuniser contre le COVID-19.


Références

[1] Dalby ER, Alegria C. UK PIP Analysis – Causes. Phinance Technologies. 2023 Dec. https://phinancetechnologies.com/HumanityProjects/PIP%20Analysis-Causes.htm.

[2] Ueda J, Motohashi H, Hirai Y, Yamamoto K, Murakami Y, et al. Concerns regarding transfusions of blood products derived from genetic vaccine recipients and proposals for specific measures. Preprints 2024 May. https://doi.org/10.20944/preprints202403.0881.v2.

[3] Roubinian NH, Greene J, Spencer BR, Bravo M, Bruhn R, Saa P, et al. Blood donor SARS-CoV-2 infection or vaccination and adverse outcomes in plasma and platelet transfusion recipients. Transfusion. 2025 Feb 26;65(3):485-95. https://doi.org/10.1111/trf.18159.

[4] Dorsey KA, Moritz ED, Steele W, Eder AF and Stramer SL. A comparison of human immunodeficiency virus, hepatitis C virus, hepatitis B virus and human T-lymphotropic virus marker rates for directed versus volunteer blood donations to the American Red Cross during 2005 to 2010, Transfusion. 2013;53:1250-6. https://doi.org/10.1111/j.1537-2995.2012.03904.x.

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