Disparition inquiétante
Où est passé Bibi ?
Depuis une semaine, des rumeurs concernant la mort de Benyamin Nétanyahou, circulent sur les réseaux sociaux alors que personne ne l’a revu en public depuis le 2 mars, et que son avion personnel est porté manquant depuis plusieurs jours. Aucun média occidental ne semble s’inquiéter de sa disparition qui pose pourtant une question essentielle : qui pilote Israël aujourd’hui alors que le pays est en guerre ?

La dernière apparition publique officielle de Benyamin Nétanyahou remonte au 2 mars 2026, lors d’un déplacement sur le site d’une frappe de missile iranien à Beit Shemesh, à l’ouest de Jérusalem. Il s’est rendu dans une synagogue le lendemain et est intervenu dans les médias le 7 mars lors d’une allocution télévisée. Il n’a pas été revu depuis cette date.
Ce silence alimente depuis une semaine les rumeurs qui ont pris une ampleur incontrôlable sur les réseaux sociaux. Sous la pression médiatique, le cabinet de Benyamin Nétanyahou a publié le 13 mars au soir un message dans lequel il écrit que la mort du Premier ministre n’est à ce jour pas confirmée et que des « efforts sont en cours pour tenter d’établir un contact avec lui », confirmant sa possible disparition. Le message a été supprimé depuis.
Preuves de vie douteuses
La veille, les médias israéliens ont publié une allocution de Nétanyahou suspectée d’avoir été réalisée par une intelligence artificielle en réalisant de plusieurs anomalies, officiellement attribuées à des effets d’illusion d’optique : le Premier ministre semble avoir 6 doigts à chaque main (seconde 32 pour la main gauche dans le tweet de BFM) dans et être plus ou moins édenté sur certaines images.
Le décryptage de la conférence peut être visionné ici.
Hier, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a dû interrompre brutalement une interview en direct sur ordre de Donald Trump qui a demandé à le voir en urgence. Il est sorti livide et tremblant de cet entretien, qui n’a été suivi d’aucune annonce, ce qui alimente l’hypothèse selon laquelle cette réunion de crise aurait pu concerner la mort de Nétanyahou.
Samedi, l’absence du Premier ministre lors d’une réunion d’information sur la sécurité aujourd’hui a fini de mettre le feu aux poudres sur les réseaux sociaux.
Le gouvernement israélien dément aujourd’hui officiellement ces rumeurs. Face au démenti des autorités israéliennes concernant l’utilisation d’une IA, des tweets parodiques ont été publiés, démontrant combien il est facile de produire de telles vidéos :
De son côté, le média Times of Israel a publié un article ce dimanche évoquant un échange entre les chefs de gouvernement israélien et ukrainien concernant leur coopération sur la lutte contre les drones iraniens.
Origines de la rumeur
L’une des théories, relayée par le régime iranien, est que le Premier ministre israélien aurait été tué par un tir de missile balistique lors d’une réunion à Tel-Aviv où le patron du Mossad, David Barnea, était également présent. Lui non plus n’a pas été vu depuis cette date, mais la discrétion attachée à sa fonction peut l’expliquer. Selon le journaliste Alex Jones, la base de commandement militaire israélienne souterraine, également appelée la « Forteresse de Sion », est située sous la base HaKirya à Tel-Aviv où se trouve sous le quartier général de l’état-major général de Tsahal. Si ce site était visé par un missile hypersonique iranien, il se peut que le chef du Mossad et le Premier ministre aient tous les deux été éliminés lors de cette frappe.
L’ex-inspecteur de l’ONU Scott Ritter avance de son côté que le frère du Premier ministre, Iddo Nétanyahou, aurait été également assassiné, alors que l’ex-ministre de la Sécurité nationale d’Israël, Itamar Ben-Gvir, aurait été gravement blessé. L’un des fils de Nétanyahou n’a posté quant à lui aucun message depuis le 8 mars, alors qu’il en publiait avant cette date une trentaine par jour.
A-t-on ce soir des preuves de vie du Premier ministre israélien ?
La télévision d’État nord-coréenne vient d’annoncer officiellement son décès. Le média Cross World News consacre un reportage à cet emballement médiatique cantonné aux réseaux sociaux en dépit des répercussions majeures d’une éventuelle élimination du Premier ministre par l’Armée iranienne, aucun média d’audience majeure en France ou à l’étranger (CNN, BBC, Le Monde) n’ayant jugé opportun de traiter cette question. Pourquoi ?
Selon certaines sources, les autorités israéliennes attendraient le 15 mars pour annoncer la mort de leur Premier ministre, qu’elles attribueront alors à une cause médicale afin d’interdire à l’Iran de revendiquer cette victoire. Tout ceci est bien évidemment à prendre au conditionnel.
L’IA Grok évoque une frappe datant du 9 mars, mais soutient que Nétanyahou est « vivant et actif » (plus exactement, Grok insiste sur le fait qu’aucune source crédible ne l’a infirmé), bien qu’aucune image ne le confirmant n’ait été divulguée, hormis une photo publiée par le cabinet de Nétanyahou en accompagnement d’un message affirmant qu’il aurait visité le Centre national de commandement sanitaire avec le ministre de la Santé le 10 mars.
Questions en suspens
Que Nétanyahou soit mort ou vivant, le fait qu’il soit si compliqué pour les médias et les autorités israéliennes de fournir une preuve de vie crédible pose de nombreuses questions. S’il a été assassiné par l’Armée iranienne, faut-il en conclure qu’Israël est bien plus fragilisé qu’il ne le prétend aujourd’hui ? Le cas échéant, qui dirige réellement le pays et quelles sont les autres pertes susceptibles d’être dissimulées par le gouvernement israélien ?
A contrario, s’il est vivant, mais qu’aucune image ne peut être publiée, faut-il en conclure qu’il est blessé ou qu’il ne peut circuler librement dans son pays contrairement aux dirigeants iraniens, soit parce que les conditions de sécurité ne le permettent pas, soit parce que les dégâts infligés à Israël ne sont pas conformes au récit actuellement diffusé par les médias ?
