Dégel idéologique
Une nouvelle expérience au Groenland confirme qu’il n’y a pas de péril climatique
Au lendemain du revirement de Bill Gates sur le péril climatique, de nouvelles données tendent à réfuter l’hypothèse selon laquelle l’homme serait à l’origine d’un réchauffement global de la planète qui devrait provoquer une hausse fatale du niveau de la mer et engloutir une partie de la civilisation, sans mesures de contrôle drastiques des activités humaines.
Le National Geographic a confirmé il y a près de deux ans que le Groenland (en anglais, Green Land, terre verte) n’a pas toujours été cette immense île blanche, presque entièrement recouverte de glace, que nous connaissons aujourd’hui, mais qu’il fut au contraire, il y a moins d’un million d’années, « une toundra verte et fleurie ».
C’est ce que démontre une étude publiée en août 2024, dans la revue de l’Académie nationale des sciences des États-Unis (PNAS), qui révèle que le Groenland aurait subi une accélération majeure de la fonte de ses glaces durant le Pléistocène (– 2,58 millions d’années à – 11 700 ans). Ce réchauffement aurait provoqué une hausse brutale du niveau global des mers et une restructuration des contours terrestres de l’îleau cours du dernier million d’années : « Le Groenland s’est alors paré d’une toundra verdoyante. »
L’alarmisme climatique vs la science
Les chercheurs sont parvenus à cette conclusion en analysant une carotte de glace prélevée en 1993 dans le cadre du Greenland Ice Sheet Project 2 (GISP2). À leur grand étonnement, les scientifiques ont découvert que l’échantillon renfermait un écosystème composé d’éléments (graines, mousse, champignons, bois, spores, restes d’insectes) incompatibles avec l’hypothèse selon laquelle la calotte glaciaire du Groenland serait « une caractéristique stable de l’Arctique du Pléistocène », qui marque la période des grandes glaciations.
Bien que cette découverte contredise l’affirmation selon laquelle la température terrestre n’a jamais été aussi élevée qu’aujourd’hui, les chercheurs estiment qu’elle constitue un signal d’alarme majeur, en raison des niveaux de dioxyde de carbone aujourd’hui présents dans l’atmosphère (1,5 fois plus qu’à l’époque) et de la vitesse actuelle du réchauffement climatique, « bien supérieure à celle identifiée au courant du Pléistocène ». Ils estiment sur ce principe, en se basant sur les prévisions de la NASA, que « le niveau de la mer pourrait augmenter d’une dizaine de mètres » (l’article du National Geographic ne précise pas à quelle échéance) et entraîner une nouvelle période de déglaciation qui accélérera le rythme de réchauffement du climat.
Un mini-reportage exhumé sur X aujourd’hui sur les conclusions d’une expédition plus récente, organisée entre 2007 et 2012 dans le cadre du North Greenland Eemian Ice Drilling (NEEM) Project, évoque un scénario beaucoup plus rassurant :
Entre 2007 et 2012, des scientifiques ont foré profondément dans la glace du Groenland pour reconstituer l’histoire climatique de la dernière période interglaciaire, il y a environ 125 000 ans. À l’époque, le Groenland était environ 8 °C plus chaud qu’aujourd’hui. Le niveau de la mer était de 4 à 8 mètres plus élevé. Pourtant, la planète ne s’est pas effondrée et le Groenland n’a pas fondu. Il n’y a eu ni point de basculement ni extinction massive. La planète était bien plus chaude et la vie y était florissante.
L’homme n’est pas la cause du réchauffement climatique
En 2023, un chercheur en science du climat (@ELPIS) expliquait de son côté dans un long fil de discussion entièrement sourcé consacré à la folle prophétie du GIEC, que les propres données du consortium ne soutiennent ni l’alarmisme qu’il nourrit depuis sa création ni le récit selon lequel l’homme serait responsable d’une future et inévitable apocalypse climatique. Le GIEC admet l’existence d’une période plus chaude dans l’histoire – la Période médiévale de réchauffement climatique (MWP), qui a connu son apogée vers 1200, et ce, sans contribution du CO₂ –, avant de céder la place au petit âge glaciaire (LIA).
C’est durant cette période, où « la végétation luxuriante a prospéré », qu’a eu lieu la colonisation viking du Groenland et d’où l’île tire son nom. L’augmentation du CO₂ anthropique, c’est-à-dire provoquée par l’activité humaine, ne peut donc être tenue pour l’unique responsable de la température actuelle du globe et d’un prétendu dérèglement du climat à l’échelle de la planète :
Le climat n’a et ne sera jamais stable, l’unique règle, c’est la fluctuation. Nous ne vivons rien d’exceptionnel ~1 °C en ~200 ans, c’est très peu comparativement aux variations passées de 5 à 10 °C en quelques décennies, sans aucun lien avec le CO₂.
https://x.com/Elpis_R/status/1656787679567069188?s=20
Le Pr Ian Plimer (GWPF) confirme cette analyse en rappelant que le CO₂ naturel a toujours varié sans activité humaine, et qu’il a atteint dans le passé des niveaux beaucoup plus élevés qu’aujourd’hui :
Le climat change toujours, pour une grande diversité de raisons. Pendant presque toute l’histoire de la planète Terre, la teneur en dioxyde de carbone de l’atmosphère a été bien plus élevée qu’aujourd’hui… et pourtant nous avons eu des ères glaciaires. Il est donc logique que le changement climatique ne puisse pas être piloté par le dioxyde de carbone, qu’il soit naturel ou issu des activités humaines. Personne n’a jamais démontré que les émissions humaines de CO₂ pilotent le changement climatique. Quand le sénateur Malcolm Roberts a interrogé le CSIRO à ce sujet, ils l’ont admis. Voici donc l’organisation de recherche la plus prestigieuse d’Australie qui a admis que toute la base de cette peur climatique repose sur une pure supercherie.
L’augmentation du CO₂ suit la hausse des températures
Une autre information révélée par les carottes de glace, en particulier celles analysées par l’équipe du Pr Ian Clark au début des années 2000, est que l’augmentation du CO₂ ne serait pas la cause mais la conséquence d’une hausse des températures, qui suivrait celle des niveaux de CO₂ d’environ 800 ans. Si l’on veut impérativement que ces deux variables soient étroitement corrélées, il semble difficile d’imputer à l’activité humaine moderne la hausse présumée de la température du globe.
Les conclusions du Pr Clark sont corroborées par le fait qu’historiquement, le taux de CO₂ aurait atteint des niveaux jusqu’à 17 fois plus élevés[1] que ceux que nous connaissons actuellement (il serait en réalité inférieur à 90 % des niveaux enregistrés durant 550 derniers millions d’années), sans être associé à une augmentation des températures et à une destruction des écosystèmes, mais en s’accompagnant au contraire d’un effet bénéfique sur l’environnement (augmentation de la surface des feuilles vertes et de la couverture des arbres, amélioration de l’efficacité de l’utilisation de l’eau par les plantes, réduction du nombre d’incendies ainsi que la surface brûlée…).
Plus généralement, l’affirmation selon laquelle les émissions anthropiques de CO₂– qui ne représentent environ que 3,8 % (Koutsoyiannis) à 6 % (Friedlingsteinet al.) des émissions brutes totales annuelles de CO₂, qui ne représentent elles-mêmes que 0,04 % de l’atmosphère – seraient à l’origine de l’augmentation globale du CO₂ et du réchauffement climatique n’est pas étayée empiriquement, comme l’explique une étude de 2016 :
Les auteurs évaluent le consensus du Groupe d’experts intergouvernemental des Nations Unies sur l’évolution du climat (GIEC) selon lequel l’augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre est d’origine anthropique et provoque un réchauffement climatique dangereux, le changement climatique et la perturbation climatique. L’ensemble des données disponibles sur lesquelles cette théorie est basée a été évalué. […] Aucune disposition des données ne soutient la supposition que le CO₂ atmosphérique est un moteur de la météo ou du climat, ou que les émissions humaines contrôlent le CO₂atmosphérique.
https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0958305X16674637?journalCode=eaea
L’étude de Nature de janvier 2026
Une étude publiée récemment dans la prestigieuse revue Nature[2] devrait logiquement mettre un terme à l’alarmisme soutenu par le GIEC et alimenté par un rapport de décembre 2023[3] ainsi que par les déclarations du secrétaire général de l’ONU qualifiant il y a deux ans notre époque comme « l’ère de l’ébullition climatique » causée par l’activité humaine.
L’étude établit à partir d’une calotte glaciaire de 500 mètres d’épaisseur située au nord-ouest du Groenland, collectée dans le cadre du projet dans le cadre du projet GreenDrill, que l’île était totalement libre de glace il y a environ 7 100 ans, avec des températures de 3 à 5 °C supérieures à celles d’aujourd’hui, des niveaux de CO₂ « préindustriels », et sans que cette déglaciation s’accompagne d’un phénomène de submersion.
Après avoir investi des milliards dans des projets totalement dystopiques visant à sauver l’humanité du péril climatiques, Bill Gates vient seulement de reconnaître il y a quelques mois que les visions apocalyptiques du GIEC n’étaient pas crédibles, mais nous nous doutions de longue date qu’il l’a toujours su. Qui achète une villa hors de prix en bordure de plage en étant convaincu que le réchauffement climatique va provoquer une élévation du niveau de la mer de plusieurs mètres ?
Un article d’Euronews commentant la publication de l’étude de Nature confirme à quel point l’idéologie du réchauffement climatique causé par l’homme est tenace. Comme leurs confrères du National Geographic, ils redoutent que l’histoire se répète. Pas plus qu’on ne force un âne à boire on ne force une presse subventionnée en mention à écouter les scientifiques qui dénoncent la supercherie climatique.
Notes
[1] Berner RA, Zavareth K. GEOCARB III: A revised model of atmospheric CO2 over phanerozoic time. Am J Sci. 2001 Feb;301: 182-204. https://earth.geology.yale.edu/~ajs/2001/Feb/qn020100182.pdf.
[2] Walcott-George CK, Brown ND, Briner JP, Balter-Kennedy A, Young NE, Kuhl T, et al. Deglaciation of the Prudhoe Dome in Northwestern Greenland in response to Holocene warming. Nat. Geosci. 2026 Jan 5. https://doi.org/10.1038/s41561-025-01889-9.
[3] Ripple WJ, Wolf C, Gregg JW, Rockström J, Newsome TM, Law BE, et al. The 2023 state of the climate report: Entering uncharted territory. BioScience. 2023;73(12):841-50. https://doi.org/10.1093/biosci/biad080.

