Il était une fois le réchauffement climatique
Les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales, dont le GIEC
Moins de six mois après sa déclaration fracassante à la tribune de l’ONU, où il avait qualifié le changement climatique de « plus grande arnaque jamais menée contre le monde », Donald Trump signe un memorandum actant la sortie des États-Unis du GIEC et de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Cette initiative intervient un an après le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat.
Les États-Unis ont officialisé mercredi leur retrait du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ainsi que de 65 autres institutions internationales, dont ils estiment qu’elles ne servent plus les intérêts américains, voire qu’elles leur sont « nuisibles ». Comme le précise le mémorandum, ce retrait signifie concrètement que les États-Unis cesseront de « participer ou de financer » les 31 entités liées aux Nations unies, répertoriées par le Secrétariat d’État mandaté en février dernier pour déterminer les sources de dépenses jugées inutiles.
La signature de ce décret, fidèle à l’engagement pris par Donald Trump dès le début de son mandat et concrétisé par la création du DOGE, marque également le retrait des États-Unis de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) et de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui constitue l’un des piliers de la lutte contre le réchauffement climatique théorisé il y a 33 ans par le GIEC.
Bien que la décision américaine ne soit pas une surprise, elle n’en demeure pas moins un électrochoc pour l’ensemble des nations, notamment européennes, qui ont fait du réchauffement climatique un axe de réorganisation de leurs économies en se basant sur les travaux de l’Organisation, dont les plus éminents scientifiques contestent la légitimité.
La position de Donald Trump sur les questions climatiques est en effet connue de longue date. Lors de la dernière campagne présidentielle, il avait estimé que « L’une des choses les plus importantes et les plus urgentes pour [les États-Unis était] de mettre fin au canular de l’hystérie climatique ». Il avait tenu parole en signant le retrait de son pays de l’Accord de Paris sur le climat quelques heures après sa prise de fonction. En septembre dernier, à la tribune de l’ONU, il avait dénoncé « la plus grande arnaque jamais menée contre le monde ».
Ce retrait intervient quelques mois après le revirement inédit de Bill Gates peu après sa rencontre avec le président américain à la Maison-Blanche en août dernier. Après avoir alerté en vain sur le péril climatique et investi des milliards dans des solutions de géoingénierie dystopiques, l’auteur du best-seller Climat : comment éviter un désastre, publié en 2021, estime désormais que « le changement climatique ne conduira pas à la disparition de l’humanité » :
Il existe une vision apocalyptique du changement climatique qui se résume ainsi :
« Dans quelques décennies, un changement climatique cataclysmique décimera la civilisation. Les preuves sont partout autour de nous : il suffit de regarder toutes les vagues de chaleur et les tempêtes causées par la hausse des températures mondiales. Rien n’est plus important que de limiter la hausse des températures. »
Heureusement pour nous tous, ce point de vue est erroné. Même si le changement climatique aura des conséquences graves, en particulier pour les populations des pays les plus pauvres, il n’entraînera pas la disparition de l’humanité. Les gens pourront vivre et prospérer dans la plupart des endroits sur Terre dans un avenir prévisible. […] Il n’est pas trop tard pour adopter une vision différente et ajuster nos stratégies pour faire face au changement climatique.
https://www.gatesnotes.com/search-reader?readerfocus=three-tough-truths-about-climate
Faut-il donc s’inquiéter de la récente décision de la Maison-Blanche, qualifiée par la directrice principale du Syndicat des scientifiques concernés (Union of Concerned Scientists), d’« administration autoritaire et antiscience déterminée à sacrifier le bien-être de la population et à déstabiliser la coopération internationale » ? Ou faut-il au contraire se réjouir de voir reculer le pouvoir de nuisance de la technocratie mondialiste, qui a prêché une apocalypse climatique pendant des décennies et diabolisé les scientifiques qui osaient remettre en cause cette prophétie, à des fins de contrôle de la population ?
Le Syndicat des scientifiques concernés qui s’indigne aujourd’hui de l’intiative américaine a pour principal contributeur la Fondation pour les Carolines (FFTC), un bailleur de fonds dont les investissements sont captés par des organisations promouvant le contrôle de la population et la limitation des taux de natalité ou des groupes d’activistes pro-avortement.