Europe en perdition

Équipe Le Point Critique | 18 décembre 2025

Viktor Orban dénonce un coup d’État européen et une marche forcée vers la guerre

À la sortie d’un sommet annoncé difficile à Bruxelles, Viktor Orban, chef de l’exécutif hongrois, a dénoncé une tentative de coup d’État mené par la Commission européenne, accusée de faire pression sur les États membres pour qu’ils prolongent le financement de l’Ukraine et qu’ils signent l’accord avec le Mercosur, jugé catastrophique pour les économies européennes.

Viktor Orban à la sortie du sommet européen du 18 décembre 2025, dénonce un coup d'état européen et une marche forcée vers la guerre

S’exprimant en marge du sommet européen au sein de la capitale belge, où la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen exige aujourd’hui des États membres qu’ils surmontent leurs désaccords sur deux sujets profondément clivants – l’Ukraine et l’accord avec le Mercosur –, Viktor Orban a dénoncé une manœuvre de plus en plus perçue comme un galop d’essai ou un tremplin pour la fuite en avant vers une guerre annoncée, faite tant aux peuples européens qu’à la nation dotée du plus grand nombre d’ogives nucléaires.

Ainsi, le président hongrois a d’abord rappelé l’illégalité de la manœuvre initiée par Ursula von der Leyen, visant à s’accaparer tout pouvoir décisionnaire en passant outre le véto des États membres sur la question du traité de libre-échange avec le Mercosur, dont la présidente de la commission souhaite qu’il soit signé avant la fin de la semaine :

« Bruxelles tente d’imposer l’accord du Mercosur aux États membres, en ignorant leurs droits et leurs décisions. C’est un coup d’État contre les nations européennes – il n’y a pas d’autre terme pour qualifier ce qui se passe. Ce qui se passe ici est une conspiration contre les États membres Il faut l’empêcher. Le risque d’une extension de ces décisions aux autres parties du mode est réel. Les États membres auront-ils le courage de s’opposer aux Bruxellois ? Le temps presse, l’enjeu est de taille ».

À l’occasion d’un sommet bruxellois, réputé « à haut risque » par nombre des agences de presse étatiques, se joue également une partie de bras de fer engagée par Ursula von der Leyen contre les États membres, en tentant de leur imposer un choix cornélien sur la question du financement de l’Ukraine.

Pour la présidente d’une commission, les dirigeants européens n’auraient en effet d’autre choix que de spolier illégalement les actifs russes détenus sur le sol européen, ou faire les poches de leurs administrés en leur imposant le règlement de la facture pour la guerre d’un état auquel ils n’ont jamais été liés.

Interrogé sur la pertinence d’accorder une « garantie » à l’Ukraine en confisquant la propriété d’un État souverain, le président hongrois a finalement répondu que la saisie des avoir russes ne pouvait non seulement apporter une quelconque garantie, mais qu’elle serait le premier pas d’une marche certaine vers une entrée guerre contre la Russie.

« Une garantie pour quoi ? C’est une idée complètement stupide.

Il y a deux pays en guerre – il ne s’agit pas de l’Union européen n’est-ce pas, mais des russes et des ukrainiens.

Et quelqu’un, l’Union européenne, voudrait voler l’argent d’une des parties pour le donner à l’autre. Il s’agit d’une marche vers la guerre.

Donc le 1er ministre belge a raison, nous ne devrions pas faire ça. »

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