Polémique
« Ce sont tous des poisons », Donald Trump dénonce la toxicité des vaccins sur son réseau social
Un message posté ce mardi par le président américain sur son compte Truth Social suscite un début de polémique sur les réseaux sociaux. Certains y voient une condamnation à mort des vaccins. Pour d’autres, l’objectif serait simplement de précipiter leur remplacement au profit de la technologie à ARN messager.
Le président américain ne va sans doute pas se réconcilier avec ses détracteurs, qui l’accusent d’avoir nommé Robert F. Kennedy Jr à la tête du département de la Santé. Le message qu’il a posté ce soir sur son réseau social sonne comme une déclaration de guerre à l’industrie des vaccins :
Ce sont TOUS des poisons.
https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/posts/115169661443239054
Tous, sans exception.
Le message est accompagné d’un extrait du documentaire canadien Silence on Vaccine, datant de 2008, dans lequel un généticien et un biochimiste du NIH expliquent que les vaccins contiennent tous des produits chimiques d’une toxicité extrême, pouvant provoquer de nombreuses atteintes (néphrologiques, neurologiques, reproductives…) et de maladies chroniques, dont l’autisme. La discussion porte principalement sur le thiomersal, un composé contenant du mercure, traditionnellement utilisé comme conservateur dans les vaccins. Le documentaire, d’une durée de 1 h 26, peut être visionné dans son intégralité ici.
Le lien entre l’utilisation du thiomersal et l’augmentation de l’autisme, en particulier aux États-Unis où son taux a été multiplié par 28 depuis 1995, est suspecté depuis longtemps. Il a cristallisé une large part des débats lors d’une audience, organisée en 2012 par le Congrès américain, qui a révélé que sa toxicité n’avait jamais été évaluée. Le Dr Stanley Plotkin, considéré comme l’expert mondial en sécurité des vaccins, en avait lui-même convenu sous serment en 2018. L’audition complète peut-être visionnée ici, elle devrait l’être par chaque parent. Il a signé une étude en 2024 dans laquelle il explique que cette situation concerne en réalité l’ensemble des vaccins dont aucun n’a jamais été évalué ni avant ni après sa commercialisation dans l’histoire de la médecine.
Le thiomersal a été progressivement retiré de la plupart des vaccins pédiatriques et adultes au début des années 2000 en Occident, mais il reste présent dans certains vaccins antigrippaux. C’était le cas aux États-Unis jusqu’au mois de juillet dernier où son utilisation a été définitivement proscrite, sous l’impulsion de Robert F. Kennedy Jr.
La vidéo et le commentaire postés par Donald Trump sont à l’évidence un message de soutien à l’endroit de son ministre de la Santé dont les récentes décisions en matière de politique vaccinale ont créé un véritable séisme au sein des agences de santé, en particulier le CDC.
Certains y voient au contraire une opération plus obscure consistant à organiser la fin de l’usage des vaccins traditionnels et leur remplacement par des vaccins basés sur la technologie à ARN messager.
Les débats sont ouverts, mais jusqu’à présent Donald Trump n’a censuré ni son ministre ni le nouveau commissaire de la FDA pour avoir présenté, sans ambiguïté, les vaccins anti-COVID comme des poisons. Il ne s’est pas non plus séparé de son conseiller qui a récemment qualifié les vaccins anti-COVID de « merde » et le PDG de Pfizer, Albert Bourla, de « son of a bitch ».
Il a en revanche exprimé son désaccord avec le gouverneur Ron de Santis, qui a annoncé il y a quelques jours l’abrogation de l’ensemble des obligations vaccinales dans l’État de Floride. Une interprétation équilibrée est peut-être que le président américain commence doucement à ouvrir les yeux sur le scandale incommensurable que constitue l’évaluation de l’innocuité des vaccins, ou plutôt leur absence.