Primum non nocere

Mathilde Debord | 25 juillet 2023

73 % des bébés contaminés par le COVID-19, tous issus de mères vaccinées

Fallait-il vacciner les femmes enceintes contre le COVID-19 sans attendre d’avoir évalué le vaccin pour protéger le bébé ? Deux études réalisées à un an d’intervalle prouvent que le COVID-19 ne se transmet pas au bébé mais que le vaccin détruit le bénéfice de l’immunité naturelle et expose potentiellement à un risque de malformations congénitales. Ces deux études ont été financées par les régulateurs américains. Ils savaient donc que la doxa vaccinale était un mensonge.

Femme enceinte regardant les clichés d'une échographie de grossesse
© Pavel Danilyuk

Pfizer n’avait toujours pas démontré en novembre 2022, date de la dernière mise à jour de son Plan de gestion des risques (p. 125), que le vaccin serait bénéfique pour le fœtus ni que les risques associés au COVID-19 seraient majorés par la grossesse. Les effets secondaires n’ont quant à eux jamais été évalués, mais ils étaient visiblement redoutés par les laboratoires, comme nous l’avons expliqué dans un précédent article retraçant le procès intenté à l’hydroxychloroquine, dont l’innocuité sur la grossesse était revendiquée de manière cocasse par Pfizer avant qu’il se voie confier la commercialisation du vaccin. Précisons qu’il ne le recommande pas pour les femmes enceintes mais qu’il spécifie dans son Plan de management des risques que les femmes souhaitant néanmoins se faire vacciner doient être informées de l’absence de données, et donc des risques encourus pour leur santé et celle de leur futur bébé.

Le sophisme de la vaccination sûre et efficace chez la femme enceinte

En dépit de ce contexte, la vaccination a été présentée aux femmes enceintes comme indispensable pour protéger leur bébé et comme la seule solution disponible en attendant que les essais soient terminés sur les très jeunes enfants. Selon les autorités sanitaires, elle permettrait de diminuer par 22 le risque d’accouchement prématuré, par 18 le risque d’admission en réanimation (Ministère de la Santé).

Nous avons relevé dans plusieurs articles la triple manipulation d’Olivier Véran expliquant, en appui à cette recommandation, que :

  • le fœtus d’une mère infectée pendant la grossesse présenterait un risque majeur de complications, raison pour laquelle il serait nécessaire de le vacciner. C’est ce qu’on appelle la « transmission verticale ». En l’occurrence, la vaccination diviserait par 2,8 le risque de mort in utero et par 5 celui d’admission en réanimation pédiatrique (Ministère de la Santé) ;
  • un vaccin ne peut en aucun cas être homologué s’il n’a pas fait l’objet d’essais cliniques relatifs à la population à laquelle il est destiné, supposant qu’il avait été testé sur les femmes enceintes, allaitantes ou ayant un projet de grossesse ;
  • la vaccination de la mère permet de placer l’enfant sous ses anticorps, ce qui l’immuniserait contre le COVID-19.
Olivier Véran, Conférence de presse, 26/08/2021.

De même, l’allaitement a été présenté, notamment par le Pr Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) comme une pratique parfaitement sûre. Deux études invalident aujourd’hui ce récit construit de toutes pièces.

Alain Fischer, août 2021. https://www.youtube.com/watch?v=wSb9sOVct5M

Étude de mars 2022 : le COVID-19 ne représente pas de risque pour le fœtus

Cette mini-revue de la littérature conduite par des chercheurs américains (Kyle et al.[1] est passée inaperçue dans la presse et sur les réseaux sociaux (nous l’avons en tout cas découverte tout récemment) mais sa publication aurait dû mettre un terme à la campagne de vaccination des femmes enceintes par l’ampleur du démenti qu’elle oppose au récit sur laquelle les injections leur ont été imposées.

L’étude évalue l’hypothèse d’une transmission verticale des femmes enceintes infectées par le SRAS-CoV-2 à leur bébé. Elle passe également en revue les mécanismes et les preuves de la transmission verticale du SRAS-CoV-2, via notamment le placenta et le lait maternel, d’autres échantillons biologiques et l’allaitement, et discute des résultats néonatals observés après une exposition in utero.

Sur la base de la littérature disponible, les auteurs concluent que :

  • le risque de transmission verticale chez les nouveau-nés exposés reste faible [2]. Notamment, la présence du virus dans le sang (virémie), qui constitue un précurseur de l’infection placentaire, ou dans les sécrétions vaginales resterait rare, voire inexistante, chez les patientes enceintes infectées par le SRAS-CoV-2 (de 0,9 % à 5 % selon les études, y compris des méta-analyses et des registres nationaux faisant état de milliers de femmes enceintes) ;
  • le petit nombre de nouveau-nés qui sont testés positifs pour le SRAS-CoV-2 est en bonne santé et ne présente pas de morbidités significatives liées à l’infection par le SRAS-CoV-2 ;
  • le SRAS-CoV-2 paraît peu susceptible d’infecter le placenta ou d’autres échantillons biologiques, y compris le lait maternel. La présence d’ARN du SRAS-CoV-2 dans le placenta et d’autres échantillons biologiques à l’accouchement serait non seulement rare, mais elle n’est pas nécessairement corrélée à la transmission verticale du SRAS-CoV-2 ;
  • les preuves que le SRAS-CoV-2 est transmis par l’allaitement pendant la période périnatale seraient également minimes : aucun bébé allaité dans une étude israélienne, y compris jusqu’à 21 jours après la sortie de l’hôpital et dans une étude de cohorte dont 90 % des bébés avaient été allaités. Les auteurs citent notamment une vaste revue systématique sur les femmes allaitantes :

« Un pourcentage similaire de nouveau-nés qui ont été nourris au lait maternel par des mères infectées par le SRAS-CoV-2 (15 %) et de nouveau-nés nourris avec des substituts du lait maternel (18 %) ont finalement été infecté par le SRAS-CoV-2, ce qui suggère que les nouveau-nés qui sont infectés pendant la période périnatale acquièrent probablement le SRAS-CoV-2 par contact étroit avec des membres infectés du ménage plutôt que par des pratiques d’alimentation. […]

Ensemble, les données disponibles suggèrent que le lait maternel et l’allaitement ne transmettent pas le SRAS-CoV-2 de la mère au nourrisson, mais peuvent plutôt conférer des effets protecteurs contre l’infection pour le nouveau-né. »

L’étude soulève en revanche une question embarrassante à laquelle les auteurs ne trouvent pas de réponse : « Alors qu’une majorité de nouveau-nés nés de femmes infectées par le SRAS-CoV-2 naissent en bonne santé et à terme, la hausse observée des taux d’accouchement prématuré est préoccupante. » Ils évoquent la théorie dominante selon laquelle la gravité de la maladie maternelle contribuerait à l’augmentation des taux d’accouchement prématuré, mais l’étude ne dit rien du statut vaccinal des femmes chez qui cette hausse a été observée.

Étude de juillet 2023 : trois fois plus d’anomalies fœtales que la moyenne prépandémique et des bébés vulnérables au COVID

L’étude (Cassidi et al.[3] a été réalisée par des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco. Elle a été subventionnée par le NIAID, mais les auteurs ont perçu des subventions de la fondation Bill et Melinda Gates et des CDC.

Les femmes ont été suivies pendant leur grossesse et jusqu’à 15 mois après la fin de l’étude, d’une durée de 2 ans. Toutes ont reçu entre 1 et 3 doses de vaccin Pfizer ou Moderna. L’objectif était d’évaluer l’efficacité (immunogénicité) et l’absence d’effets indésirables (réactogénicité) consécutifs à l’administration d’un vaccin ARNm contre le COVID-19 aux différents trimestres de la grossesse, ainsi que la durabilité des anticorps et les résultats cliniques des dyades mère-enfant jusqu’à 1 an après la naissance.

Les points clés mis en avant sont apparemment rassurants :

« Ces résultats suggèrent que les vaccins à ARNm COVID-19 pendant la grossesse provoquent une réponse IgG pour la dyade mère-nourrisson pendant 6 mois après la naissance, et que les symptômes systémiques après la vaccination peuvent indiquer une réponse immunitaire plus robuste, sans effets indésirables. »

Quand on lit les résultats, l’étude fait en réalité froid dans le dos :

  • le taux de déclin des anticorps sur 30 jours était presque identique pour les deux vaccins :  –24,6 % pour le vaccin Moderna, –23,5 % pour le vaccin Pfizer ;
  • il n’y avait aucune différence dans la plupart des issues périnatales (c’est-à-dire entre la vingt-huitième semaine de grosse et le septième jour après la naissance) selon le vaccin administré. Les auteurs ont toutefois observé un taux d’accouchements prématurés de 5,3 %, tous survenus chez des femmes ayant reçu une injection de Moderna ;
  • le taux d’anomalies fœtales était de 6,6 % : retard de développement osseux (nanisme, ou dysplasie squelettique), malformations cardiaques (défaut septal ventriculaire), génitales (hypospadias, microphallus, scrotum bifide) ou rénale (pyélectasie rénale unilatérale), fente labiale ;
  • neuf nourrissons ont développé des infections bénignes au COVID-19 en même temps qu’une infection maternelle bénigne dans tous les cas sauf un. L’âge moyen (fourchette) du nourrisson au moment de l’infection au COVID-19 était de 6,9 mois ;
  • sur les 11 mères qui ont eu la maladie COVID-19 après l’accouchement, 8 nourrissons (72,7 %) ont également été testés positifs pour COVID-19.

La mise en balance de cette étude avec celle de 2022 est redoutable pour la doxa au nom de laquelle des millions de femmes ont été vaccinées, puisqu’elle démontre que :

  • les injections augmentent le risque d’anomalies et plus particulièrement de malformations fœtales, le taux moyen habituellement admis étant seulement de 2 à 3 %. Ces anomalies sont par ailleurs la plupart du temps bénignes. Sur la base de cette étude, il serait donc 2 à 3 fois plus élevé chez les femmes vaccinées, en l’occurrence avec le vaccin Moderna, que dans la norme prépandémique. Ces anomalies, affectant le cœur, les reins, le développement osseux ou l’appareil reproducteur peuvent-elles seulement être considérées comme bénignes ? ;
  • les bébés vaccinés présentent un risque majeur d’infection au COVID et d’infections croisées puisque ce risque est évalué à 73 % dans l’étude américaine, alors qu’il a été jugé rare ou minime dans la revue de la littérature de mars 2022. Pourquoi avoir forcé les femmes à se vacciner ? ;
  • le fait que ces contaminations interviennent 7 mois après la naissance est-il un signe d’endommagement de leur système immunitaire ?

Fait aggravant, ces deux études ont été sponsorisées par le NIH et les CDC qui sont à l’origine de la recommandation des femmes enceintes, l’auteur correspondant de la seconde ayant de surcroît bénéficié d’un financement de la fondation Bill et Melinda Gates, qui est le principal bailleur de fonds de l’OMS. Ces résultats viennent s’ajouter à une série de données alarmantes sur les risques auxquels la vaccination expose les femmes enceintes et leur bébé, qu’elles présentent ici comme sûre et efficace. Le Dr Hélène Banoun, biologiste, pharmacienne et ancienne chercheuse à l’Inserm, a récemment résumé pour le magazine Nexus les données de la littérature dont on peut difficilement supposer qu’elles ne soient pas connues en France du ministère de la Santé et des sociétés savantes qui ont toutes prescrit sans aucune réserve la vaccination des femmes enceintes, jusqu’à trois doses et quel que soit le trimestre de grossesse.

Pour autant, les femmes enceintes continuent d’être considérées par la Haute Autorité de santé (HAS) comme prioritaires pour la vaccination. Ces nouvelles données sont-elles susceptibles de l’amener à révision sa position ? Celle du nouveau ministre de la Santé laisse peu de place au suspense.

De quelles complications pour le fœtus et de quelles garanties d’innocuité pouvait donc bien parler Aurélien Rousseau là où ni Pfizer ni Moderna n’ont été capables de fournir, sur pression de la justique, autre chose que des données précliniques cataclysmiques ?


Références

[1] Kyle MH, Hussain M, Saltz V, Mollicone I, Bence M, Dumitriu D. Vertical transmission and neonatal outcomes following maternal SARS-CoV-2 infection during pregnancy. Clin Obstet Gynecol. 2022 Mar 1;65(1):195-202. DOI: https://doi.org/10.1097/grf.0000000000000667. Disponible en français à : https://www-ncbi-nlm-nih-gov.translate.goog/pmc/articles/PMC8767921/?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp.

[2] Mullins E, Hudak ML, Banerjee J, Getzlaff T, Townson J, Barnette K, et al. Pregnancy and neonatal outcomes of COVID-19: coreporting of common outcomes from PAN-COVID and AAP-SONPM registries. Ultrasound Obstet Gynecol. 2021 Apr;57(4):573-581. DOI: https://doi.org/10.1002/uog.23619.

[3] Cassidy AG, Li L, Golan Y, Gay C, Lin CY, Jigmeddagva U, et al. Assessment of adverse reactions, antibody patterns, and 12-month outcomes in the mother-infant dyad after COVID-19 mRNA vaccination in pregnancy. JAMA Netw Open. 2023 Jul 3;6(7):e2323405. DOI: https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2023.23405.

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