Risques vaccinaux

Mathilde Debord | 04 mars 2022

Vaccination des femmes enceintes, l’irresponsabilité coupable de Coralie Dubost et d’Olivier Véran

Les récentes affirmations de Coralie Dubost et d’Olivier Véran concernant la vaccination des femmes enceintes nous forcent à faire le point sur l’état de la science et sur les risques que l’on peut suspecter lorsqu'on expose cette catégorie de la population à des injections basées sur un cocktail d’ARN messager et de nanoparticules lipidiques. La vaccination des femmes enceintes est-elle autorisée par les études cliniques ? Que montre la pharmacovigilance ? Quels sont les risques identifiés dans la littérature ?

Risques de la vaccination contre le COVID-19 pour les femmes enceintes
Balance bénéfice-risque de la vaccination des femmes enceintes contre le COVID | © Janko Ferlič on Unsplash

Le 8 février 2022, la députée Coralie Dubost intervenait sur la chaîne CNews pour expliquer en quoi un retrait du passe vaccinal serait irresponsable dans le contexte actuel. Elle a ainsi alerté sur les risques majeurs auxquels seraient exposées les femmes enceintes non vaccinées ainsi que leur fœtus, la gravité de ces risques rendant indispensable le maintien d’une telle obligation vaccinale. Aucune étude n’est citée en appui de cette déclaration, mais celle-ci contredit toutes les recommandations formulées depuis des décennies dont on peine à croire que des injections sur lesquelles nous n’avons aucun recul pourraient y déroger. Peut-on légitimement être rassuré, un an seulement après le déploiement des vaccins ?

Coralie Dubost interviewée sur la chaîne CNews, le 8 février 2022

À sa décharge, Coralie Dubost ne fait pourtant que reprendre l’argumentaire de l’Académie nationale de médecine de mars 2021 et celui du ministère des Solidarités et de la Santé, détaillé dans le mémo de la Direction générale de la Santé du 22 février 2022, qui évoque des risques d’accouchement prématuré, de césarienne et de décès des nouveau-nés à la naissance ainsi qu’un risque accru d’admission en soins intensifs (x 18), de perte fœtale (x 2,8) et d’admission du nouveau-né en soins intensifs (x 5) lorsque la mère est infectée.

Ces risques seraient par ailleurs majorés si la femme enceinte présente une ou plusieurs comorbidités (âge > 35 ans, obésité, diabète ou maladie cardiovasculaire). A contrario, le ministère renvoie dans son mémo à la dernière étude des Centers for Disease and Control Prevention (CDC) américains [1] selon laquelle la vaccination réduirait de 60 % le risque pour le nourrisson d’être hospitalisé, notamment en réanimation ou en soins intensifs.

 Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, la vaccination ne représenterait aucun danger pour la mère et son enfant 

Peut-on reprocher à une députée de se faire le porte-voix des recommandations nationales pour inciter les femmes enceintes à se faire vacciner ? Non sans doute, puisque selon le ministère des Solidarités et de la Santé, la vaccination ne représenterait aucun danger pour la mère et son enfant, et qu’elle serait donc « un moyen efficace et sûr pour prévenir les complications du COVID-19 pendant la grossesse ».

Mais on peut s’étonner qu’elle le fasse de manière aussi légère compte tenu de l’écart qui existe entre ces recommandations et l’état actuel de la science, notamment les récentes alertes issues des données de pharmacovigilance et des dernières publications, dont sa mission de « contrôle de l’action du Gouvernement » exigerait qu’elle s’empare.

Le fait qu’une députée choisisse de s’engager personnellement en faveur d’une obligation vaccinale déguisée imposée à l’encontre d’une catégorie de la population nous a poussés à enquêter pour comprendre : depuis quand sait-on qu’il est irresponsable de vouloir vacciner les femmes enceintes ? Existe-t-il des alternatives pour les protéger malgré tout d’une forme grave du COVID sans mettre en danger leur santé et celle de leur enfant ?

La recommandation de vacciner les femmes enceintes ne repose sur aucune étude clinique

Olivier Véran l’a pourtant rappelé le 26 août 2021 pour justifier la vaccination des femmes enceintes : les vaccins n’ont jamais été testés sur les nourrissons et les jeunes enfants. Or en l’absence de données scientifiques confirmant leur innocuité, « aucune agence sanitaire ne peut en autoriser l’utilisation » (minute 13 de la Conférence de presse du 26 août 2021). La vaccination des femmes enceintes serait ainsi une manière de pallier ce problème en vaccinant indirectement les enfants :

Conférence de presse d’Olivier Véran concernant la situation sanitaire et la vaccination, 26 août 2021

 Le profil d’innocuité du vaccin n’est pas connu chez les femmes enceintes ou allaitantes en raison de leur exclusion de l’étude clinique pivot 

L’autorisation de mise sur le marché n’inclut pas de recommandation pour les femmes enceintes

En écoutant le ministre de la Santé, on comprend sans la moindre ambiguïté (c’est même l’objectif : l’affirmer sans le dire) que la vaccination des femmes enceintes aurait été approuvée sur la base d’un essai clinique sans lequel elle ne peut être légalement pratiquée.

Pourtant, la lecture du rapport d’évaluation du vaccin Pfizer précise clairement que les femmes enceintes et allaitantes ont été exclues de l’étude :

« Étant donné que les femmes enceintes et allaitantes ont été exclues de l’étude, aucune information n’est disponible pour ces populations. Il est convenu d’inclure l’utilisation pendant la grossesse et pendant l’allaitement comme manquant informations contenues dans le RMP. »

EMA, Rapport d’évaluation du vaccin Comirnaty® Pfizer, p. 115

Le Plan de gestion des risques du vaccin Comirnaty® Pfizer (Comirnaty COVID-19 mRNA Vaccine Risk Management Plan) daté de novembre 2021 le rappelle également dans plus d’une dizaine de pages :

« Le profil d’innocuité du vaccin n’est pas connu chez les femmes enceintes ou allaitantes en raison de leur exclusion de l’étude clinique pivot. […] Le moment de la vaccination chez une femme enceinte et la réponse immunitaire subséquente peuvent avoir des effets favorables ou défavorables sur l’embryon/le fœtus. […] Ces facteurs et la manière dont la femme enceinte peut être exposée au risque d’exposition au SRAS-CoV-2 influenceront l’évaluation de la balance bénéfice-risque de l’utilisation du vaccin. »

Plan de gestion des risques du vaccin Comirnaty® Pfizer, p. 105

Il précise ailleurs (page 86), pour cette raison, que « l’administration du vaccin ARNm COVID-19 pendant la grossesse ne doit être envisagée que lorsque les avantages potentiels l’emportent sur les risques potentiels pour la mère et le fœtus ».

 La campagne de vaccination est donc conduite depuis plus d’un an hors du cadre légal évoqué par Olivier Véran 

Aucune étude clinique n’est à ce jour terminée

Le Plan de gestion des risques signale par ailleurs (p. 133, 146, 155) l’existence de six essais portant sur les femmes enceintes à venir (planifiés) ou en cours (études C4591009, C4591011, C4591010, C4591015, C4591021, C4591022) visant à détecter l’apparition d’éventuels « événements de sécurité d’intérêt », la fréquence des effets indésirables attendus pendant la grossesse, la sécurité des injections chez les enfants ayant allaité ou encore l’impact de la vaccination sur l’augmentation des événements indésirables, notamment dans l’Armée américaine, avec les dates de fin suivantes :

  • C4591009 : 31-Oct-2025 ;
  • C4591010 : 30-Sep-2024 ;
  • C4591011 : 31-Dec-2023 ;
  • C4591015 : 30-Apr-2023 ;
  • C4591021 : 30-Sep-2024 ;
  • C4591022 : 30-Sep-2024.

Toutes ces informations (données manquantes, essais cliniques en cours) sont par ailleurs reprises dans la documentation de la Haute Autorité de santé (HAS) « Stratégie de vaccination contre la Covid-19 », actualisée au 13 octobre 2021.

Les essais cliniques sur les femmes enceintes ont également démarré après le déploiement du vaccin Moderna, l’étude NCT04958304 visant à « évaluer les résultats de la grossesse chez les femmes exposées au vaccin Moderna COVID-19 (ARNm-1273) » n’ayant débuté que le 1er septembre 2021 et devant se terminer le 6 janvier 2024.

 L’autorisation de mise sur le marché accordée au vaccin Pfizer ne constitue pas une recommandation de vacciner les femmes enceintes 

Les fabricants n’ont donc fourni aucune donnée de sécurité concernant les risques pour les femmes enceintes et leur bébé en amont de la campagne de vaccination qui est donc conduite depuis plus d’un an hors du cadre légal évoqué par Olivier Véran.

L’Agence européenne des médicaments (European Medicines Agency, EMA) précise pourtant clairement dans l’autorisation de mise sur le marché (AMM) accordée au vaccin Pfizer (p. 122) que celle-ci ne constitue pas une recommandation de vacciner systématiquement les femmes enceintes, qui devra au contraire se faire au cas par cas (p. 136) et en fonction de la progression des études (p. 122), selon les recommandations nationales.

Dans le cas d’une technologie vaccinale jamais utilisée chez l’homme, l’absence de données cliniques pouvait-elle être décemment interprétée par le ministre de la Santé et les agences sanitaires comme un encouragement tacite à vacciner les femmes en âge de procréer ?

La grossesse était un motif d’exclusion ou d’arrêt de la vaccination lors des essais cliniques

Bien que les documents émis par les agences sanitaires précisent que les études sur les animaux n’ont rien révélé d’inquiétant, un document interne à la Food and Drug Administration (FDA) en charge de l’homologation des vaccins aux États-Unis intrigue sur la raison pour lesquelles les femmes enceintes n’ont pas été incluses dans les essais cliniques.

À la page 42 du Compte rendu de la Réunion du Comité consultatif sur les vaccins et les produits biologiques connexes, émis par la FDA le 10 décembre 2020, on peut lire en effet :

« Les participantes à l’étude en âge de procréer ont fait l’objet d’un dépistage de grossesse avant chaque vaccination, avec un test positif entraînant l’exclusion ou l’arrêt de la vaccination à l’étude. L’étude recueille les résultats de toutes les grossesses signalées qui surviennent après la vaccination, ou avant la vaccination et non détectés par les tests de dépistage pré-vaccinaux. »

FDA. Vaccines and Related Biological Products Advisory Committee Meeting: Briefing Document. 10 décembre 2020, p. 42.

En d’autres termes, la grossesse a été initialement considérée un motif d’exclusion, c’est-à-dire comme une contre-indication à la vaccination. Le protocole d’étude Pfizer exigeait par ailleurs que l’enquêteur demande « au participant d’appeler immédiatement si la méthode de contraception sélectionnée [était] interrompue ou si une grossesse [était] connue ou suspectée chez le participant ou le partenaire ».

À défaut d’indiquer les raisons de cette contre-indication, la FDA précise logiquement à la fin de son document :

« Il n’y a actuellement pas suffisamment de données pour tirer de conclusions sur l’innocuité du vaccin dans les sous-populations telles que les enfants de moins de 16 ans, les femmes enceintes et allaitantes, et les personnes immunodéprimées. »

FDA. Vaccines and Related Biological Products Advisory Committee Meeting: Briefing Document. 10 décembre 2020, p. 49.

La grossesse et l’allaitement sont considérées comme une contre-indication à la vaccination dans l’AMM britannique du vaccin Pfizer

Cette insuffisance des données a conduit le ministère britannique de la Santé à considérer la grossesse et l’allaitement comme une contre-indication à la vaccination pour les femmes en âge de procréer ou enceintes, a minima jusqu’à juin 2021, alors qu’elles étaient considérées comme public prioritaire en France à la même époque. Le rapport d’évaluation anglais soutenant l’AMM du vaccin Pfizer précise ainsi on ne peut plus clairement que les femmes enceintes ou celles qui allaitent ne doivent pas être vaccinées :

« Il est considéré qu’une assurance suffisante de sécurité pour l’utilisation du vaccin chez la femme enceinte ne peut être assurée à l’heure actuelle : cependant, les femmes en âge de procréer pourraient être soutenues à condition que les professionnels de santé soient avisés d’exclure une grossesse connue ou suspectée avant la vaccination.
Les femmes qui allaitent ne doivent pas non plus être vaccinées. Ces jugements reflètent l’absence de données à l’heure actuelle et non une constatation préoccupante particulière. »

A contrario, en France, les femmes enceintes ont donc été enrôlées dans la planification vaccinale française contre les recommandations des laboratoires, et donc en infraction avec le protocole encadrant les essais cliniques.

 Non, ce qui est risqué quand on est enceinte, c’est de ne pas se faire vacciner 

Olivier Véran

La vaccination systématique des femmes enceintes n’est recommandée par l’OMS et les CDC que depuis janvier 2022

Cette incertitude concernant les risques vaccinaux explique a minima les limites initialement posées par les principales autorités sanitaires : recommandation de vacciner les femmes enceintes « au cas par cas » (HAS), seulement si « les avantages l’emportent sur les risques potentiels » (OMS) ou si elles sont « professionnellement ou familialement exposées au virus, ou porteuses d’une comorbidité » (Académie nationale de médecine).

Olivier Véran et Alain Fischer ont pourtant à l’époque pris l’exact contrepied de cette prudence en se basant sur une double présomption – les vaccins sont efficaces et la grossesse constitue une période à haut risque pour la mère et l’enfant – et une pétition de principe : « Il n’y a aucun argument scientifique pour considérer qu’une vaccination plus précoce présenterait un danger pour l’embryon ou le fœtus. » (Ministère des Solidarités et de la Santé, le 22 juillet 2021)

Les femmes enceintes seront donc décrétées prioritaires pour la vaccination, d’abord à partir du deuxième trimestre de grossesse (3 avril 2021), puis dès le premier trimestre (21 juillet 2021) sur la base du volontariat, avant d’être soumises au passe vaccinal au même titre que chaque adulte majeur, plusieurs sénateurs et sénatrices (Annick Billon, Chantal Deseyne, Brigitte Bourguignon, Marie Mercier, Bernard Jomier) s’étant opposés catégoriquement à leur exclusion du dispositif sur la base des arguments du ministre de la Santé.

Intervention d’Olivier Véran à l’Assemblée nationale le 5 janvier 2022

L’OMS et les CDC semblent donner aujourd’hui raison au ministre puisqu’ils viennent tous les deux de recommander sans réserve la vaccination des femmes enceintes, l’OMS invoquant des « données de plus en plus nombreuses pointant un profil d’innocuité favorable du vaccin BNT162b2 pendant la grossesse » (recommandation du 21 janvier 2022), notamment une étude des CDC du 7 janvier 2022 sur laquelle le régulateur américain s’est basé de son côté pour fonder sa recommandation.

Ces changements de position récents, à supposer qu’ils soient scientifiquement fondés, sont-ils suffisants à justifier que le vaccin ait pu être présenté comme sûr et efficace aux femmes enceintes depuis le mois d’avril 2021 et qu’une obligation vaccinale leur soit aujourd’hui imposée à travers le passe vaccinal ?

Pfizer a réaffirmé en février 2022 qu’il ne recommande pas la vaccination des femmes enceintes

Quels que soient les arbitrages de l’OMS et des CDC, Pfizer a pris soin de s’en désolidariser puisqu’il réitère en février 2022, dans son Plan de gestion des risques actualisé, sa recommandation de ne vacciner que les femmes enceintes ou allaitantes qui souhaiteraient l’être en dépit de l’absence de données cliniques, et en rappelant trois choses fondamentales :

1. La vaccination peut avoir des effets défavorables pour l’embryon ou le fœtus.
2. Les données actuelles ne sont toujours pas suffisantes pour garantir la sécurité de la vaccination chez les femmes enceintes ou allaitantes.
3. L’augmentation du risque de maladie grave et de complications en cas d’infection par le COVID durant la grossesse est « suggéré par certaines données », mais les conséquences cliniques du COVID pour la mère et son bébé ne sont pas encore établies.

Pfizer. BNT162b2 Risk Management Plan (table 55, p. 118). Feb 2022

En d’autres termes, ni la nécessité (et donc le bénéfice éventuel) de vacciner les femmes enceintes, ni les risques pour la mère et son bébé ne sont établis à ce jour.

L’ANSM reconnaît que les données sont insuffisantes pour conclure à l’innocuité des vaccins

Olivier Véran l’a expliqué en Commission des lois le 15 octobre 2021 : la stratégie vaccinale française se base sur les rapports de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), qui, selon le ministre, « n’ont pas montré de conséquences des vaccins à ARN messager sur le déroulement de la grossesse ». Plus précisément, et c’est là que les choses posent problème, le mémo produit par la Direction générale de la santé le 22 février 2022 indique :

« Selon l’ANSM, aucun signal de pharmacovigilance n’a été identifié chez les femmes enceintes et allaitantes avec l’ensemble des vaccins contre la COVID-19 disponibles en France. »

Mémo DGS-URGENT N 2022_30, 22 février 2022

 Le dernier rapport de suivi des effets indésirables porte à six le nombre de signaux à surveiller 

Pas d’effets secondaires selon l’ANSM mais des événements indésirables à surveiller, non signalés sur le portail de l’Agence

L’ANSM explique sur son site Internet réaliser « un suivi spécifique des effets indésirables (EI) chez les femmes enceintes et allaitantes » mis en place au lendemain de l’ouverture de la vaccination aux parturientes, en lien avec les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV). Elle précise deux points :

  • les études n’ont pas montré, à ce jour, de conséquences des vaccins à ARNm sur le déroulement de la grossesse ;
  • aucun signal n’a été identifié à ce jour chez les femmes enceintes et allaitantes avec l’ensemble des vaccins contre la COVID-19 disponibles en France (elle souligne en gras).

Pourtant, au 30 septembre 2021, l’Agence affirmait dans son rapport de suivi concernant la période du 17 septembre 2021 au 30 septembre 2021 (p. 7) surveiller quatre types d’événements chez les femmes enceintes :

  • Événements thromboemboliques ;
  • Contractions utérines douloureuses ;
  • Morts in utero ;
  • HELLP syndrome.

Ces « signaux potentiels » ont-ils été écartés à la suite des enquêtes réalisées par l’ANSM ? Non, ces événements sont toujours sous surveillance, le rapport de suivi des effets indésirables couvrant la période du 26 novembre 2021 au 09 décembre 2021 fait au contraire état de deux nouveaux événements indésirables liés à la grossesse, portant à six le nombre d’événements à surveiller :

  • Métrorragies
  • Mastites

Une information sur les risques de nature à fausser le consentement

Sur quoi se fonde alors la déclaration du ministre et de l’ANSM selon laquelle « aucun signal de pharmacovigilance n’a été identifié chez les femmes enceintes et allaitantes » ? Ce paradoxe est en partie « résolu » dans la conclusion du denier rapport concernant les femmes enceintes (Rapport n° 9 – période du 03/12/2021 au 27/01/2022), où l’Agence explique (p. 42) :

« Il n’y a pas de signal retenu à ce jour avec la vaccination chez les femmes enceintes, mais certains effets indésirables tels que les effets thromboemboliques, les morts in utero, les HELLP syndromes et les cas de contractions utérines et de métrorragies sont à surveiller. » 

ANSM, Rapport n° 9 – période du 03/12/2021 au 27/01/2022, p. 42.

En d’autres termes, le nombre d’effets indésirables n’est pas suffisant pour qu’il soit nécessaire d’en informer les futures injectées.

Or comme nous l’avons expliqué dans un précédent article, le devoir d’information due aux personnes qui s’apprêtent à se vacciner suppose qu’elles soient informées de l’ensemble des risques, même exceptionnels. Est-ce effectivement le cas ? En outre, comme l’ANSM le mentionne dans sa méthodologie, le lien avec le vaccin est a minima suspecté pour tous les événements relatés dans ses rapports. Chaque cas a-t-il fait l’objet d’une investigation ?

En l’absence de réponse à ces questions, les seuls éléments dont on dispose pour évaluer la sincérité du discours d’Olivier Véran est le volume d’événements indésirables recensés par l’ANSM, leur gravité et leur évolution au fil du temps.

Peut-on, sur la base des rapports publiés par l’Agence, considérer que la vaccination des femmes enceintes, est sans danger ?

 715 cas de grossesse, dont 70 % de cas graves, 27 morts in utero, 33 malformations congénitales 

Un taux de cas graves (70 %) anormalement élevé

Le Rapport n° 8 – période du 05/11/2021 au 03/12/2021, publié le 21 janvier 2022, fait état, au 3 décembre 2021, de 472 « cas grossesse », dont 70 % de cas graves (326), un taux sans commune mesure par rapport aux 25 % observés en population générale selon les données de l’agence.

Le rapport mentionne 256 interruptions de grossesse (36 % des cas), pour les motifs suivants :

  • 187 fausses couches (dont 51 après 10 SA) et 1 accouchement déclenché 3 heures après la vaccination ;
  • 20 morts in utero ;
  • 12 malformations congénitales ;
  • 6 grossesses extra-utérines.

Sont également recensés par l’Agence 479 événements indésirables survenus chez la mère, dont 168 graves (35 %) et 42 effets indésirables concernant le fœtus ou le nouveau-né, dont 12 malformations congénitales, soit au total 843 effets indésirables recensés en huit mois, survenus majoritairement après une injection de vaccin Pfizer qui concentre 83,4 % des effets indésirables.

Précision utile, seul 1 % des événements indésirables en moyenne sont habituellement rapportés dans les bases de pharmacovigilance selon le rapport Lazarus qui fait référence en la matière. On sait aujourd’hui que la vaccination contre le COVID ne fait pas exception à la règle comme l’a montré une récente étude [2] et comme le soutient aujourd’hui un assureur allemand.

Une hausse inquiétante des événements indésirables en deux mois

La publication des toutes dernières données de l’ANSM (Rapport no 10 du 03/12/2021 au 21/04/2022), fait aujourd’hui état, au 31 mai 2022, de 715 « cas grossesse », dont 499 cas graves (70 %), soit une hausse de 51 % en six mois :

  • 258 fausses couches (+ 38 % en six mois) ;
  • 27 morts in utero (+ 36 %) ;
  • 10 grossesses extra-utérines (+ 67 %) ;
  • 33 malformations congénitales (+ 175 %) ;
  • 77 effets indésirables chez le fœtus ou le nouveau-né (+ 83 %).

Ces données sont-elles statistiquement élevées ? Impossible de le dire, puisqu’à aucun moment l’Agence ne précise combien de doses ont été administrées ni à quel terme. L’étude ÉPI-Phare sur les femmes enceintes fournit certes des statistiques de vaccination sur trois mois, mais les périodes ne correspondent pas à celles de l’ANSM et les types de vaccins ne sont pas détaillés.

Mais surtout, l’ANSM exclut la responsabilité du vaccin en invoquant les taux d’incidence pour les différentes pathologies de la grossesse (fausses couches, morts in utero…), sans indiquer celui qui est retrouvé dans ses propres données, en se contentant de suggérer que le vaccin n’aurait entraîné aucune incidence exceptionnelle.

Pourquoi censurer cette information et ne pas fournir les moyens de la vérifier ? Doit-on s’inquiéter d’un taux d’effets indésirables graves aussi élevé et de l’augmentation vertigineuse des malformations congénitales ?

L’ANSM mène pourtant actuellement une campagne de prévention pour rappeler aux femmes que la grossesse est incompatible avec la prise de tout médicament, y compris le paracétamol ou encore la vitamine C pour laquelle on ne dispose toujours pas de données suffisantes malgré son ancestralité. Peut-elle raisonnablement penser qu’il n’en soit pas de même avec un produit contenant des particules reprotoxiques, dont l’évaluation en population générale n’est pas terminée et dont celle des risques materno-fœtaux n’a jamais eu lieu ?

Les études cliniques commencent en toute discrétion

La communication rassurante des autorités de santé dissimule-t-elle des inquiétudes ?

L’essai français Covacpreg

On apprenait récemment que l’ANSM réalise en parallèle depuis le 6 mai 2021 une étude (Covacpreg) visant à « suivre le déroulement des grossesses post vaccination et jusqu’à la naissance de l’enfant afin d’enrichir les connaissances scientifiques sur les vaccins contre la COVID-19 utilisés auprès de cette population ». Elle précise par ailleurs :

« Bien que les études réalisées à ce jour n’aient pas montré de conséquences sur le déroulement de la grossesse des vaccins contre la COVID-19, les données nécessitent d’être consolidées. »

ANSM

L’étude C-VIPER

Cette annonce fait suite à celle d’une étude d’envergure (C-VIPER) conduite aux États-Unis depuis le 1er juin 2021 sur la base des données de pharmacovigilance dont l’objectif est « d’évaluer les résultats obstétriques, néonatals et infantiles chez les femmes vaccinées pendant la grossesse pour prévenir le COVID-19 », avec une date de fin attendue le 31 décembre 2025. Elle vise plus spécifiquement à évaluer les résultats suivants :

  • issues obstétricales : avortement, saignements, travail dysfonctionnel, diabète gestationnel, troubles hypertensifs de la grossesse, retard de croissance intra-utérin, décès maternel, état fœtal non rassurant, voies vers naissance prématurée, hémorragie post-partum et COVID-19 ;
  • issues néonatales : anomalies congénitales, retard de croissance, faible poids de naissance, décès néonatal, encéphalopathie néonatale, infections néonatales, accouchement prématuré, détresse respiratoire du nouveau-né, petit pour âge gestationnel, mortinaissance et COVID-19 ;
  • impact de la vaccination sur le nourrisson : taille, poids, santé conditions, étapes du développement jusqu’à l’âge d’un an et COVID-19.

Faut-il y voir un lien avec les alertes émises récemment par plusieurs sources ? Pour exemple, une enquête a été ouverte en Écosse en novembre 2021 suite à un pic inquiétant de décès de nouveau-nés survenus au mois de septembre (21 en quatre semaines). Est-il à mettre en relation avec le pic record d’injections (2 doses) atteint en août chez la femme enceinte ? On apprend le 14 mai 2022 qu’un deuxième pic de décès inexpliqués de nourrissons, qualifié de « très inhabituel », a été enregistré en mars en Écosse (18 cas survenus, dans les quatre semaines suivant la naissance). L’ouverture d’une enquête a été à nouveau décidée pour tenter d’en déterminer la cause.

 Trois membres du personnel médical de l’Armée américaine dénoncent une explosion des pathologies observées en 2021 

L’essai clinique C4591011 et le scandale du Pentagone

Plus récemment, nous évoquions dans un précédent article l’alerte lancée par trois membres du personnel médical de l’Armée américaine qui dénoncent une explosion des pathologies observées en 2021 dans la base de données d’épidémiologie médicale de la Défense (DMED) interne au Pentagone. Les médecins relatent notamment les augmentations suivantes, cohérentes avec celles retrouvées dans le VAERS, et dont l’ampleur a fondé le sénateur R. Johnson à exiger une enquête pour en comprendre l’origine :

  • Fausses couches : + 279 % (x 3,79) ;
  • Malformations congénitales : + 155 % (x 2,55) ;
  • Infertilité féminine : + 471 % (x 5,71) ;
  • Dysfonctionnement ovarien : + 437 % (x 5,37) ;
Leigh Dundas concernant l’explosion des pathologies postvaccinales dans l’Armée américaine, 27 janvier 2022

Cette alerte est a minima jugée suffisamment crédible pour qu’une étude clinique (C4591011) soit planifiée afin de déterminer si ces augmentations sont imputables au vaccin, notamment les troubles liées à la grossesse, alors que le Pentagone est formellement accusé par les trois lanceurs d’alerte d’avoir manipulé sa propre base de données pour minimiser l’explosion de ces cas.

Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme dans un silence assourdissant

Peut-on donc considérer aujourd’hui qu’il existe des raisons objectives de considérer que les vaccins sont sûrs pour les femmes enceintes, malgré l’existence de signaux de sécurité actifs et alors même que les contrats stipulent clairement que les laboratoires (et donc les autorité sanitaires) ignorent quels effets les vaccins peuvent avoir à terme sur la santé ?

La fiabilité des premières études est aujourd’hui remise en cause

Olivier Véran et Alain Fischer, professeur d’immunologie pédiatrique et actuel responsable du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) ont évoqué l’existence de « centaines de publications scientifiques parues venant du monde entier ayant clairement démontré » que les vaccins à ARN messagers sont sûrs et efficaces. Dans sa Note du 2 février 2022, il n’en retient malheureusement que cinq, dont l’une est l’enquête de pharmacovigilance réalisée par l’ANSM. On reste donc un peu sur sa faim…

Communiqué d’Alain Fischer concernant la vaccination des femmes enceintes, 22 août 2021

 Des préoccupations et erreurs importantes ont été soulevées en réponse à études publiées précédemment soutenant la sécurité de la vaccination chez les femmes enceintes 

De nombreux biais méthodologiques sont aujourd’hui identifiés dans les études dites « de référence »

Au-delà du nombre, c’est la fiabilité de ces études qui fait aujourd’hui débat au sein de la communauté scientifique. Un article publié en mai 2022 dans le Journal of Reproductive Immunology détaille les controverses scientifiques concernant la présentation statistique des données sur la sécurité du vaccin ARNm-COVID 19 chez les femmes enceintes (Bartoszek et Okrój).

Les Dr S. Pantazatos (Université de Colombia, É.-U.) et H. Seligmann (IHU de Marseille, France) ont de leur côté identifié, il y a plusieurs mois, des « préoccupations et erreurs importantes […] soulevées en réponse à études publiées précédemment soutenant la sécurité de la vaccination chez les femmes enceintes » [2, p. 35], notamment l’étude parue le 17 juin 2021 dans le New England Journal of Medicine (NEJM) [3] qui a servi de référence à la communauté scientifique et plus particulièrement au COSV, puisqu’elle fait partie des quatre études citées dans son indécente bibliographie.

Trois mois plus tard, l’éditeur publiait un correctif dans lequel il indiquait avoir exclu par erreur un certain nombre de participantes, réduisant artificiellement le taux d’incidence des avortements spontanés, et rappelait la nécessité d’une surveillance continue des femmes vaccinées afin d’« évaluer davantage les conséquences sur la santé de la mère, la grossesse, les risques néonataux et infantiles associés à la vaccination maternelle contre le COVID-19, y compris aux premiers stades de la grossesse et pendant la période de préconception ». Le terme « balivernes » utilisé par Olivier Véran pour qualifier les réticences des femmes hésitant à se faire vacciner est-il adapté et digne de sa fonction ?

Le site The Defender produit une analyse détaillée de l’étude des CDC sur laquelle ils se sont appuyés pour recommander la vaccination systématique des femmes enceintes. Au-delà des liens d’intérêts déclarés par les auteurs (Pfizer, Johnson & Johnson et le NIAID dirigé par Anthony Fauci), ils identifient cinq failles majeures de nature à fausser les conclusions de l’étude, notamment :

  • l’absence de prise en compte des antécédents de la mère ;
  • une surreprésentation (x 3) dans le groupe non vacciné des femmes afro-américaines, considérées pourtant par les CDC comme plus à risque (+ 50 %) de naissance prématurée ; ou encore
  • la présence d’un plus grand nombre (+ 25 %) de femmes porteuses du COVID dans le groupe vacciné, donc plus à risque de complications obstétricales.

 L’absence de risque est évaluée à l’aune des données de pharmacovigilance disponibles à l’époque où leur premier avis a été publié 

Les recommandations des agences sanitaires françaises sont-elles vraiment à la hauteur de la gravité l’enjeu ?

L’Académie de médecine se contente de citer deux études démontrant que la grossesse serait une période à risque et une étude prouvant que les anticorps de la mère sont transférés au fœtus via le placenta.

L’absence de risque est évaluée à l’aune des données de pharmacovigilance disponibles à l’époque où leur premier avis a été publié (2 mars 2021) et des résultats sur les études effectuées chez l’animal qui n’auraient relevé aucun effet nocif sur la gestation, le développement fœtal et post natal ou la fertilité. Elle reconnaît que ces données doivent certes « être précisées par des essais cliniques complémentaires » mais estime que rien ne justifie pour autant de considérer que le vaccin serait contre-indiqué chez la femme enceinte.

Le site The Defender précise de son côté qu’aucune étude n’a été conduite sur les primates non humains « reconnus comme les modèles animaux les plus proches de l’homme en termes de génétique, de physiologie et de comportement » et relève que l’étude de toxicologie reproductive et développementale fournie par Moderna a montré des résultats particulièrement inquiétants :

« Le rapport notait (page 50 : Toxicité pour la reproduction) une augmentation du nombre de fœtus présentant des variations squelettiques communes d’un ou plusieurs nodules costaux et d’une ou plusieurs côtes ondulées. De plus, le nombre de ratons nés de rats vaccinés était inférieur au nombre de rats non vaccinés.

Plus important encore, les auteurs ont explicitement déclaré : “Dans cette étude, aucune dose de vaccin n’a été administrée au début de l’organogenèse [la période du développement embryonnaire d’un animal au cours de laquelle les principaux organes du corps sont formés], pour traiter l’effet embryotoxique direct des composants de la formulation du vaccin.” »

The Defender, 25 janvier 2022

La Direction générale de la santé renvoie de son côté aux données de l’ANSM et à la bibliographie du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.

Quant au Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) qui s’est prononcé le 17 novembre 2021 en faveur de l’administration d’une troisième dose de vaccin « aux femmes avec désir de grossesse ou enceintes, quel que soit le terme de la grossesse » et dont la recommandation est reprise par le ministère de la Santé, il ne parvient pas à citer la moindre étude dans son argumentaire qui ne dépasse pas 250 mots (pour information, cet article en compte plus de 5 000). Il se contente de mentionner les recommandations « de nombreuses sociétés savantes indépendantes » et « les études », qui n’auraient « pas montré d’effet tératogène des vaccins, ni aucun effet sur la reproduction ».

 Si vous vouliez avoir des données scientifiques parfaites de dix ans de recul et de sécurité, il faut attendre dix ans, il n’y a pas de miracle 

Stéphane Bancel, PDG de Moderna

Les études commencent à remettre en cause la pertinence de la vaccination des femmes enceintes et allaitantes

Une étude parue en septembre 2021 [4] dans le Journal of the National Black Nurses Association dénonce le manque de données cliniques sur lesquelles se sont fondés les experts pour accorder une utilisation d’urgence aux vaccins et les considérer comme suffisamment sûrs. Les auteurs évoquent des recommandations « à la fois mitigées et contradictoires » et « la nécessité d’identifier, de rassembler et de diffuser rapidement les données disponibles sur l’innocuité des vaccins ».

Une étude canadienne parue en novembre 2021 dans la revue Vaccines [5] met à son tour clairement en garde contre l’impact potentiel de la vaccination maternelle contre la COVID-19 sur le développement fœtal et néonatal en rappelant : il n’existe « actuellement aucune donnée pour évaluer les résultats de la vaccination maternelle contre le COVID-19 sur la santé de la progéniture, et cela peut prendre des années à générer », ce que l’actuel PDG de Moderna, Stéphane Bancel, confirmait dans une interview datée du 10 décembre 2021 :

« Si vous vouliez avoir des données scientifiques parfaites de dix ans de recul et de sécurité, il faut attendre dix ans, il n’y a pas de miracle. C’est une question de balance bénéfice-risque. C’est bien sûr une question personnelle. »

Stéphane Bancel

Un autre point d’inquiétude majeur, déjà soulevé dans cette publication, concerne la composition des vaccins qui ne semble pas pris en compte par les agences sanitaires : la présence de nanoparticules lipidiques utilisées comme adjuvants dans les vaccins géniques pour assurer la pénétration et le transport de l’ARN messager. Dans un précédent article, nous avons recensé une dizaine d’études mettant en évidence leur extrême toxicité, notamment pour l’appareil reproducteur [6], qui est connue depuis a minima 2012, et que les laboratoires ne seraient jamais parvenus à surmonter. Là encore, Stéphane Bancel mettait pourtant en garde en 2016 contre la toxicité de ces adjuvants :

« La livraison d’ARN – en fait l’introduction d’ARN dans les cellules – a longtemps été un obstacle. Seules, les molécules d’ARN ont du mal à atteindre leurs cibles. Elles fonctionnent mieux si elles sont enveloppées dans un mécanisme de livraison, comme des nanoparticules lipidiques. Mais ces nanoparticules peuvent entraîner des effets secondaires dangereux, surtout si un patient doit prendre des doses répétées pendant des mois ou des années. »

Stéphane Bancel, 13 septembre 2016

Or l’Académie nationale de médecine fonde en partie sa recommandation sur le fait qu’« il n’existe aucune contre-indication à l’administration de vaccins au cours de la grossesse, à l’exception des vaccins vivants tels que le B.C.G. et les virus atténués (rougeole, oreillons, rubéole, varicelle, fièvre jaune) » et qu’elle serait a contrario particulièrement recommandée contre la grippe et la coqueluche.

Aucune prise en compte n’est faite de la spécificité de la technologie utilisée dans le cadre des vaccins à ARN messager ni de la pharmacovigilance alors qu’une étude d’envergure, parue il y a quelques jours dans la revue Frontiers in Public Health, vient de confirmer que les vaccins contre le COVID sont associés à un nombre d’effets indésirables graves sans commune mesure aux États-Unis et en Europe par rapport aux vaccins contre la grippe, affectant notamment les organes sexuels, et qui « n’ont pas été pris en compte dans les fiches d’information sur les produits de l’EMA et de la FDA ».

 L’ARN messager se diffuse dans l’ensemble du corps via la circulation sanguine et le système lymphatique 

Les risques liés à l’allaitement et à une contamination in utero ont-ils été pris en compte ?

Sur quelle base le ministre de la Santé et la députée de La République en marche se basent-ils pour relativiser les alertes émises par la pharmacovigilance et considérer qu’il est responsable de vacciner l’ensemble des femmes en âge de procréer en l’absence de données cliniques ?

Les études conduites après le déploiement des vaccins [7-15] ont montré que l’ARN messager se diffuse dans l’ensemble du corps via la circulation sanguine et le système lymphatique et qu’il atteint tout ou partie des organes, contrairement à l’hypothèse retenue par Alain Fischer qui écrivait encore il y a quelques jours : « Le COSV souhaite à nouveau souligner que le rappel vaccinal, tout comme la primo-vaccination, ne comporte pas de risque particulier pour les femmes enceintes. L’ARNm ne circule pas dans le sang maternel et le placenta, et il n’est pas intégré dans le noyau des cellules. » (COSV, Note du 2 février 2022)

On sait que c’est également le cas pour la protéine Spike dont des fragments ont été détectés dans le plasma sanguin, et ce jusqu’à 29 jours après la première injection [16], une étude plus récente [17] ayant montré qu’elle est retrouvée dans les cellules au moins 4 mois après la 2e injection. Or on sait également que la protéine Spike a la capacité de provoquer à elle seule tous les signes cliniques de forme sévère du COVID-19 [18-29], et qu’elle est donc incriminée dans les risques materno-fœtaux que le vaccin a pour objectif de prévenir.

Risques pour le nourrisson allaité

Sur la base de ces nouvelles données, la protéine Spike peut-elle être transmise au nourrisson via le lait maternel ou par échange de fluides corporels lors de la tétée ? L’impact du vaccin sur l’allaitement n’ayant pas été évalué lors de l’essai clinique, les auteurs d’une étude preprint conduite en mai 2021 [30] ont cherché à évaluer si l’ARN messager pouvait être transmis au fœtus au cours de l’allaitement.

Bien qu’ils n’aient pas retrouvé d’ARN messager (en l’occurrence, l’ARNm du vaccin Pfizer) dans le lait maternel dans les 7 premiers jours suivant l’injection de la première dose, ils alertent sur la durée limitée de la période de surveillance et donc sur le manque de recul de leur étude, en rappelant que « La femme vaccinée doit être informée de l’absence actuelle de données sur la sécurité de l’allaitement ». Cette étude a également montré que l’ARNm était détecté dans le plasma 1 à 4 jours après la première dose chez 13 participantes sur 15.

Le risque de transmission via le lait maternel a été documenté plus précisément depuis par Karrow et al. [5, 31, 32]. Ils se fondent notamment sur les travaux préléminaires d’une équipe de chercheurs américains [33], publiés aujourd’hui dans la revue Frontiers in Immunology, qui sont parvenus à détecter de l’ARNm et des protéines Spike chez des patients contaminés jusqu’à 15 mois après l’infection aigüe. Sur ce principe, Karrow et al. s’alertent sur la possible persistance de l’ARNm vaccinal également dans le lait maternel dont ils estiment que le risque a été écarté sur des bases théoriques erronées :

« Une préimpression récente de Patterson et al. a indiqué qu’un sous-ensemble de monocytes de patients atteints de COVID-19 contenait de l’ARNm et des protéines du CoV-2 S1 du SRAS aussi longtemps que 15 mois après l’infection aiguë. Cela soulève la possibilité que la protéine de pointe soit exprimée par les cellules immunitaires maternelles dans le colostrum et le lait des mères positives à la COVID-19 ; par conséquent, la biodistribution de l’ARNm et des protéines de pointe pourrait être particulièrement pertinente pendant l’allaitement.
Une étude récente de Golan et al. a suggéré que la biodistribution de l’ARNm au lait pendant l’allaitement n’est pas préoccupante, car aucun n’a été détecté dans le lait de 6 mères 4 à 48 heures après la vaccination par Pfizer-BioNTech et Moderna. Cependant, une étude a démontré qu’après la vaccination contre l’ARNm COVID-19, des exosomes exprimant des protéines de pointe pouvaient être détectés dans le plasma jusqu’à 4 mois après la vaccination [17], ce qui est inquiétant parce que nous, et d’autres [31, 32], avons montré que les exosomes peuvent être excrétés dans des fluides corporels tels que le colostrum et le lait.
 »

Karrow et al. La vaccination maternelle contre la COVID-19 et son impact potentiel sur le développement foetal et néonatal. Vaccines. 2021 Nov 18. [5]

Cette transmission pourrait alors potentiellement expliquer les décès observés récemment :

  • Le décès d’un nourrisson de six semaines chez qui plusieurs caillots ont été retrouvés et dont la mère avait été vaccinée durant l’allaitement, évoquant une maladie de Kawasaki, mais d’évolution inhabituellement sévère (LifeSite) ;
  • La présence de deux décès et d’un syndrome hémorragique, consécutifs à une exposition au lait maternel rapportés fin juin 2021 dans la base EudraVigilance par Pfizer et Moderna.
  • La découverte de 15 cas graves d’allaitement, tous vaccins confondus, survenus post injection dans le tout dernier rapport de l’ANSM (Rapport n° 9 – période du 03/12/2021 au 27/01/2022), publié le 4 mars 2022. 

L’explication fournie par l’ANSM laisse là encore songeur, puisqu’elle précise en conclusion du rapport :

« Il n’y a pas de signal particulier sur les données de la littérature concernant l’allaitement et vaccin contre la COVID-19 mais la survenue de mastite est à surveiller. Les effets rapportés sur la lactation sont assez hétérogènes et en faible pourcentage dans une étude peu robuste méthodologiquement. Un lien avec la vaccination ne peut donc pas être établi. »  [Donc il ne peut pas être exclu…, c’est nous qui complétons]

ANSM, Rapport n° 9 – période du 03/12/2021 au 27/01/2022, p. 42

Risques de contamination in utero

Un autre sujet de préoccupation est aujourd’hui apporté par l’étude de Pantazatos et Seligmann [2]. En cherchant à réévaluer la mortalité induite par les vaccins entre février et août 2021, ils concluent à une possible contamination in utero, via le lait maternel ou les fluides corporels seule hypothèse permettant d’expliquer les décès infantiles rapportés par la base euromomo.eu puisque la tranche 0-1 an y concentre la majorité des décès survenus dans le groupe d’âge 0-17 ans alors que cette catégorie de la population n’était pas éligible au vaccin.

L’alerte du Pr Perronne : « Le plus grand crime, c’est de vacciner les femmes enceintes »

Le 13 janvier 2022, on apprenait qu’un collectif de 217 sages-femmes autrichiennes avait adressé une lettre ouverte au Conseil autrichien des sages-femmes, aux décideurs politiques et aux médias dans laquelle elles font état de troubles materno-fœtaux préoccupants qu’elles disent avoir observés chez des femmes enceintes vaccinées avec des injections d’ARNm : fausses couches, retards de croissance et naissances prématurées. Elles réclament sur ce principe un suivi systématique de l’état de santé des mères et des enfants également vaccinés avec le même type de vaccin.

Un autre collectif de femmes, Où est mon cycle ?, a été récemment entendu par les sénateurs dans le cadre d’une série d’auditions visant à évaluer la fréquence et la gravité des effets secondaires possibles du vaccin. Elles relatent notamment un impact des injections sur les menstruations avec des conséquences parfois gravissimes, comme l’ablation de l’utérus ou l’apparition de ménopauses précoces, confirmant les alertes signalées un peu partout dans le monde :

C’est au tour aujourd’hui de l’ancien responsable de la politique vaccinale française et vice-président du groupe « Vaccins » pour la région Europe de l’OMS, le Pr Christian Perronne, de tirer la sonnette d’alarme et de dénoncer la tentation, criminelle selon lui, de vouloir vacciner des femmes enceintes sans aucun recul.

Dans une interview accordée au magazine Nexus, il évoque une explosion de fausses couches chez les femmes vaccinées, des anomalies du nouveau-né, dont la naissance d’un bébé porteur d’une maladie de Parkinson qui, rappelons-le, est une maladie neurodégénérative qui se déclare en moyenne entre 75 et 80 ans.

Tout récemment, un gynécologue-obstétricien de 68 ans déclarait à son tour, sur la base de sa propre expérience fondée sur 42 ans de pratique, avoir observé, depuis le déploiement des vaccins, un nombre d’effets indésirables graves sans précédent :

« J’ai vu beaucoup, beaucoup, beaucoup de complications chez les femmes enceintes, chez les mères et chez les fœtus, chez les enfants, la progéniture : mort fœtale, fausse couche, mort du fœtus in utero. Ce que j’ai vu au cours des deux dernières années est sans précédent. »

Dr James Thorp, « C’est sans précédent » : un médecin à propos des effets secondaires du vaccin ARN sur les femmes enceintes, 4 mai 2022

La question des anticorps facilitants rebat définitivement les cartes

En supposant que les recommandations de l’OMS et les CDC puissent servir de bouclier au ministre pour justifier l’actuelle stratégie vaccinale, elles n’auront rétrospectivement aucun impact sur la manière dont il devra justifier pourquoi il a outrepassé les limites qu’elles posaient hier à la tentation de vacciner l’ensemble des femmes enceintes, sans prise en compte de leur risque individuel et des facteurs socioenvironnementaux qui les prédisposent à une infection.

 Le risque de maladie aggravée par la vaccination (VAED) est mentionné comme “très important” par Pfizer dans ses propres données cliniques 

Au-delà de ce débat pourtant crucial sur les risques vaccinaux, les arguments invoqués par l’OMS et les CDC pour justifier la nécessité de vacciner les femmes enceintes sont-ils seulement audibles aujourd’hui compte tenu des nouvelles données concernant l’inefficacité du vaccin et l’évolution de l’épidémie ?

Le variant Omicron a rebattu les cartes puisqu’on sait aujourd’hui qu’il s’apparente à un simple rhume lorsqu’il infecte des personnes non vaccinées ne présentant pas par ailleurs de comorbidités. Or ce que montrent tragiquement les données épidémiologiques, c’est que la vaccination ne constitue plus un rempart contre l’infection [34, 35] ni un moyen de lutter contre les hospitalisations ou les entrées en réanimation [2, 36-39] – ce qui a pu constituer l’ultime espoir auquel se raccrocher pour sauver le soldat vaccin – mais qu’elle représente un risque majeur de forme grave en raison des anticorps facilitants qui s’accumulent dans l’organisme lorsque l’on multiplie les injections [40-45].

Pfizer l’a d’ailleurs confirmé puisque ce risque de maladie aggravée par la vaccination (VAED) était mentionné comme « très important » dans l’évaluation de l’essai clinique [46, p. 124] (quatre essais sont en cours pour évaluer ce risque) et qu’il est confirmé dans ses propres données cliniques, recueillies à l’issue des 90 jours qui ont immédiatement suivi le déploiement du vaccin [47, p. 9].

Vacciner versus traiter les femmes enceintes : quelle justification scientifique ?

Pour résumer les choses, le ministère de la Santé fait donc le choix assumé d’injecter les femmes enceintes au nom d’un risque majeur de forme grave qui pourrait compromettre l’intégrité de leur grossesse, leur santé personnelle et celle de leur bébé, avec un produit dont on sait qu’il majore le risque de forme grave et dont on suspecte qu’il pourrait être potentiellement un poison pour la mère et l’enfant.

Le Gouvernement mesure-t-il le degré d’irresponsabilité d’une telle recommandation et le risque pénal auquel s’expose l’ensemble des parlementaires qui n’ont pas pris le temps de lire les études ou simplement d’écouter les scientifiques ? Il n’y aura, hélas ! aucune excuse demain si les risques auxquels ils exposent les femmes en âge de procréer depuis le déploiement des vaccins se concrétisent.

On sait en effet qu’il existe des traitements présentant un profil d’innocuité remarquable et dont l’efficacité contre le COVID est largement supérieure à celle des injections. Ont-ils été envisagés comme alternative à la vaccination ?

Pour le dire autrement, Olivier Véran, Coralie Dubost et Alain Fischer ont-ils prévu la réponse qu’ils donneront aux Françaises lorsqu’elles découvriront que l’ivermectine contre laquelle le ministre milite activement depuis le début de la pandémie est parfaitement indiquée pendant la grossesse, chose rare pour un médicament, et que cette recommandation est adossée à des dizaines d’années de recul ?

Article mis à jour le 16 mai 2022.

Références

[1] Centers for Disease and Control Prevention (CDC). Transcript for CDC Media Telebriefing: COVID-19 Vaccination and Pregnancy. 2022 Feb 15. https://www.cdc.gov/media/releases/2022/t0215-vaccination-pregnancy.html.

[2] Pantazatos S, Seligmann H. COVID vaccination and age-stratified all-cause mortality risk [Preprint]. Oct. 2021. DOI: 10.13140/RG.2.2.28257.43366.

[3] Shimabukuro TT, Kim SY, Myers TR, et al. Preliminary Findings of mRNA Covid-19 Vaccine Safety in Pregnant Persons. N Engl J Med. 2021 June 17;384:2273-82. DOI: 10.1056/NEJMoa2104983.

[4] Holness NA, Powell-Young YM, Torres E, et al. Covid-19, Pregnancy, and Vaccinations. J Natl Black Nurses Assoc. 2021 Jul;32(1):1-9. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34562346/.

[5] Karrow NA, Shandilya UK, Pelech S, et al. Maternal COVID-19 vaccination and its potential impact on fetal and neonatal development.Vaccines. 2021;9(11):1351. DOI : 10.3390/vaccines9111351.

[6] Schädlich A, Hoffmann S, Mueller T, et al. Accumulation de nanoporteurs dans l’ovaire : un risque de toxicité négligé ? J Control Release. 2012 May 30;160(1):105-12. DOI: 10.1016/j.jconrel.2012.02.012.

[7] Seneff S. Worse Than the Disease? Reviewing Some Possible Unintended Consequences of the mRNA Vaccines Against COVID-19 [Pire que la maladie ? Examen de certaines conséquences involontaires possibles des vaccins à ARNm contre le COVID-19]. Int J Vacc Th Prac Res. 2021;2(1). https://ijvtpr.com/index.php/IJVTPR/article/view/23. Traduction française : https://skidmark.blog/2021/07/12/pire-que-la-maladie-examen-de-certaines-consequences-involontaires-possibles-des-vaccins-a-arnm-contre-le-covid-19-par-stephanie-seneff-traduction-francaise/.

[8] Swart N. Natural immunity vs COVID-19 vaccine-induced immunity – Marc Girardot of PANDA. 28/06/2021. https://www.biznews.com/health/2021/06/28/covid-19-vaccine-immunity.

[9] Pfizer. SARS-COV-2 mRNA Vaccine (BNT162, PF-07302048): 2.6.4 Overview of Pharmacokinetic Test. S.d. https://perma.cc/R3BG-9WT2.

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[17] Bansal S, Perincheri S, Fleming T, et al. Cutting edge: Circulating exosomes with COVID spike protein are induced by BNT162b2 (Pfizer-BioNTech) vaccination prior to development of antibodies: A novel mechanism for immune activation by mRNA Vaccines. J Immunol. 2021;207(10):2405-2410. DOI: 10.4049/jimmunol.2100637.

[18] Collectif. « 57 scientifiques et médecins demandent l’arrêt immédiat de toutes les “vaccinations” COVID-19 ». 09/ 5/2021 : « L’auto-immunité est un autre problème critique à prendre en compte compte tenu de l’échelle mondiale de la vaccination contre le SARS-CoV-2. Le SARS-CoV-2 possède de nombreuses protéines immunogènes, et tous sauf une ont des similitudes avec les protéines humaines. Celles-ci peuvent agir comme une source d’antigènes, conduisant à une auto-immunité. S’il est vrai que les mêmes effets pourraient être observés lors d’une infection naturelle par le SARS-CoV-2, la vaccination est destinée à la plupart de la population mondiale, alors que l’on estime que seulement 10 % de la population mondiale a été infectée par le SARS-CoV-2. Nous n’avons pas pu trouver de preuve qu’un quelconque vaccin actuellement autorisé a criblé et exclu les épitopes immunogènes homologues pour éviter une auto-immunité potentielle due à un amorçage pathogène.» https://www.francesoir.fr/societe-sante/57-scientifiques-et-medecins-demandent-larret-immediat-de-toutes-les-vaccinations.

[19] Lesgard JF. Pourquoi la protéine spike est toxique dans le COVID-19… Et aussi dans les vaccins ARNm et ADN. France Soir. 20/08/2021. https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/pourquoi-la-proteine-spike-est-toxique-dans-le-covid-19-et-aussi-dans-les-vaccins.

[20] BakerAN, Richards SJ, CS Guy, et al, The SARS-COV-2 spike Protein binds sialic acids and enables rapid detection in a lateral flow point of care diagnostic device. ACS central science. 2020:6(11):2046-52. https://doi.org/10.1021/acscentsci.0c00855.

[21] McCairn K. SARS-CoV2 : Alertes sur les potentialités toxiques de la protéine Spike. France Soir. 15/04/2021. https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/sars-cov2-alertes-sur-les-potentialites-toxiques-de-la-proteine-spike.

[22] Lei Y, Zhang J, Schiavon CR, et al. SARS-CoV-2 spike protein impairs endothelial function via downregulation of ACE2. Circ Res. 2021;128(9):1323-26. DOI: 10.1161/CIRCRESAHA.121.318902. https://www.ahajournals.org/doi/full/10.1161/CIRCRESAHA.121.318902. Traduction : https://www.labandepassante.com/post/la-protéine-spike-seule-est-suffisante-pour-provoquer-la-maladie.

[23] Buret J. En faisant produire la protéine spike par les cellules, vacciner revient à inoculer la maladie. France Soir. 07/10/2021. https://www.francesoir.fr/societe-sante/spike-vacciner-revient-a-inoculer-la-maladie.

[24] France Soir. « La protéine spike est elle-même toxique et dangereuse’pour l’homme », déclare le Pr Bridle. France Soir. 01/06/2021. https://www.francesoir.fr/societe-sante/nous-avons-fait-une-erreur-la-proteine-spike-est-elle-meme-toxique-et-dangereuse-pour.

[25] Lesgards JF, Bourdineaud JP. Nous ne sommes pas « anti-vax », nous sommes « anti- pike » ! France Soir. 13/10/2021. https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/nous-ne-sommes-pas-anti-vax-nous-sommes-anti-spike.

[26] Jean-Pierre G. ARN vaccinaux de Pfizer, producteurs de protéines spikes. France Soir. 06/07/2021. https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/arn-vaccinaux-de-pfizer-producteurs-de-proteines-spikes.

[27] France Soir. La protéine de pointe du nouveau coronavirus joue un rôle clé supplémentaire dans la maladie. 08/05/2021. https://www.francesoir.fr/societe-sante/la-proteine-de-pointe-du-nouveau-coronavirus-joue-un-role-cle.

[28] Palmer M, Bhakdi S. M Elementary, my dear Watson: why mRNA vaccines are a very bad idea. Doctors for COVID Ethics. 10/01/2022. https://doctors4covidethics.org/elementary-my-dear-watson-why-mrna-vaccines-are-a-very-bad-idea/.

[29] Seneff S, Night G, Kyriakopoulos A, McCullough PA. Suppression immunitaire innée par les vaccinations par ARNm du SRAS-CoV-2 : le rôle des quadruplexes G, des exosomes et des microARN. 2022 Jan. DOI: 10.22541/au.164276411.10570847/v1.

[30] Mattar CNZ, Koh W, Seow Y, et al. Addressing anti-syncytin antibody levels, and fertility and breastfeeding concerns, following BNT162B2 COVID-19 mRNA vaccination. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.05.23.21257686v1.full-text.

[31] Ross M, Atalla H, Karrow N, et al. The bioactivity of colostrum and milk exosomes of high, average, and low immune responder cows on human intestinal epithelial cells. J. Dairy Sci. 2021:104;2499-510. DOI: 10.3168/jds.2020-18405.

[32] He Y, He Z, Leone S, et al. Milk exosomes transfer oligosaccharides into macrophages to modulate immunity and attenuate Adherent-Invasive E. coli (AIEC) infection. Nutrients. 2021;13:3198. DOI: 10.3390/nu13093198.

[33] Patterson BK, Francisco EB, Yogendra R, et al. Persistence of SARS CoV-2 S1 protein in CD16+ monocytes in post-acute sequelae of COVID-19 (PASC) up to 15 months post-infection [Internet]. 2021, p. 449905. https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2021.06.25.449905v3 Publié dans : Front Immunol. 2022 Jan 10. DOI: 10.3389/fimmu.2021.746021.

[34] Chemaitelly H, et al. Waning of BNT162b2 vaccine protection against SARS-CoV-2 Infection in Qatar. N Engl J Med. 2021 Oct 6;NEJMoa2114114. DOI: 10.1056/NEJMoa2114114.

[35] Hansen HC, Blicher Schelde A, Rask Moustsen-Helm I, et al. Vaccine effectiveness against SARS-CoV-2 infection with the Omicron or Delta variants following a two-dose or booster BNT162b2 or mRNA-1273 vaccination series: A Danish cohort study. 20/12/2021. DOI: 10.1101/2021.12.20.21267966.

[36] Covid-19 Impfstoffe: Das israelische Fernsehen lässt die Bombe platzen [Vaccins contre le C vid-19 : la télévision israélienne largue la bombe]. 2021 Sept 27. https://uncutnews.ch/covid-19-impfstoffe-das-israelische-fernsehen-laesst-die-bombe-platzen/.

[37] Levin EG, Lustig Y, Cohen C, et al. Waning immune humoral response to BNT162b2 COVID-19 vaccine over 6 Months. N Engl J Med. 2021 Oct 6;NEJMoa2114583. DOI: 10.1056/NEJMoa2114583.

[38] Nordström P, Ballin A, Nordström A, et al. Effectiveness of COVID-19 vaccination against risk of symptomatic infection, hospitalization, and death up to 9 Months: A swedish total-population cohort study. Lancet. 25/10/2021 (preprint). DOI: 10.2139/ssrn.3949410.

[39] Wadman M. A grim warning from Israel: Vaccination blunts, but does not defeat Delta. Science. 2021;373(6557). https://www.science.org/content/article/grim-warning-israel-vaccination-blunts-does-not-defeat-delta.

[40] Wu F, Yan R, Liu M, et al. Antibody-dependent enhancement (ADE) of SARS-CoV-2 infection 2 in recovered Covid-19 patients: studies based on cellular and 3 structural biology analysis 4. DOI: 10.1101/2020.10.08.20209114.

[41] Negro F. Is antibody-dependent enhancement playing a role in COVID-19 pathogenesis? Swiss Med Wkly. 2020;150:w20249. DOI: 10.4414/smw.2020.20249.

[42] Eroshenko N, Gill T, Keaveney MK, et al. Implications of antibody-dependent enhancement of infection for SARS-CoV-2 Countermeasures. Nature Biotechnology. 2020;38(7):789-91. DOI: 10.1038/s41587-020-0577-1.

[43] Liu Y, Arase N, Kishikawa JI, et al. The SARS-CoV-2 Delta variant is poised to acquire complete resistance to wild-type spike vaccines. 2021 Sept 7. DOI: 10.1101/2021.08.22.457114.

[44] Seneff S, Nigh G. Worse than the disease? Reviewing some possible unintended consequences of the mRNA vaccines against COVID-19 [Pire que la maladie ? Examen de certaines conséquences involontaires possibles des vaccins à ARNm contre le COVID-19]. Int J Vacc Th Prac Res. 2021;2(1). https://ijvtpr.com/index.php/IJVTPR/article/view/23. Traduction française : https://skidmark.blog/2021/07/12/pire-que-la-maladie-examen-de-certaines-consequences-involontaires-possibles-des-vaccins-a-arnm-contre-le-covid-19-par-stephanie-seneff-traduction-francaise/.

[45] Sabatier JM, Fantini J. Vaccins : dangers immédiats et à long terme de la 3e dose. Infodujour. 2021 Nov 10. https://infodujour.fr/sciences/53932-vaccins-dangers-immediats-et-a-long-terme-de-la-3eme-dose.

[46] European Medical Agency. Assessment report: Comirnaty. Common name: COVID-19 mRNA vaccine (nucleoside-modified) Procedure No. EMEA/H/C/005735/0000. 2020. Corr.19/02/2021. https ://www.ema.europa.eu/en/documents/assessment-report/comirnaty-epar-public-assessment-reporten.pdf.

[47] Pfizer. 5.3.6 Analyse cumulée des événements indésirables post-autorisation : Rapports de PF-07302048 (BNT162B2) reçus jusqu’au 28-févr.-2021. FDA-CBER-2021-5683-0000054. 30/04/2021. https://phmpt.org/wp-content/uploads/2021/11/5.3.6-postmarketing-experience.pdf.

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