Origine du virus SARS-CoV-2

Mathilde Debord | 26 février 2022

De Paris à Wuhan, l’étonnant parcours du directeur général de Moderna, Stéphane Bancel

Il a fait fortune grâce à un virus. On apprend aujourd'hui que celui-ci contient une séquence génétique dont il a déposé le brevet en 2016, mais dont il semble peu enclin à revendiquer la paternité cinq ans plus tard. Qui est Stéphane Bancel, l'actuel PDG de Moderna, élu Young Leader en 2019 et dont le parcours semble avoir pour centre de gravité le labo P4 de Wuhan ?

Stéphane Bancel, PDG de Moderna, son parcours et son rôle dans la pandémie COVID

Alors que la pandémie n’était pas encore officiellement annoncée au monde, c’est lui qui réussit à convaincre Donald Trump de lancer l’opération Warp Speed, un partenariat associant des laboratoires, des industriels privés, les institutions et les agences sanitaires américaines, visant à accélérer la production des vaccins.

Le vaccin était déjà prêt, il ne restait qu’à lancer la production. Il n’en fallait pas plus pour convaincre le président des États-Unis qu’il allait peut-être pouvoir sauver la planète grâce à un sérum miraculeux produit dans des temps record. Deux ans après, il cède la quasi-totalité de ses actions alors même que l’essai n’est pas terminé et que l’on ne sait toujours pas combien d’effets secondaires les injections ont provoqués ni même ce qu’elles contiennent.

Il est donc peut-être de temps de se demander qui est au juste Stéphane Bancel, ce président passé en quelques mois à peine de l’ombre (une société déficitaire, n’ayant jamais produit le moindre vaccin) à la lumière (une fortune personnelle de 4,6 milliards de dollars) suite au déploiement des vaccins.

NB. Un thread retraçant le parcours atypique de ce jeune milliardaire nous avait alertés sur une possible collusion entre les acteurs qui ont plongé le monde entier dans l’obscurité il y a deux ans. La publication d’une étude sur l’homologie entre une séquence du virus SARS-CoV-2 et un brevet déposé il y a cinq ans par Moderna relance aujourd’hui cette hypothèse et nous amène à détailler les étapes décrites dans de ce fil.

L’empire Mérieux, l’ami fidèle de Xi Jinping

La biographie de Stéphanie Bancel proposée par le site Challenges.fr relate une success story exceptionnelle par la vitesse de l’ascension de cet ancien directeur marketing, mais assez convenue :

« Stéphane Bancel est le PDG et propriétaire de la société de biotechnologie américaine Moderna. Diplômé de l’École centrale de Paris et de l’université du Minnesota, il a suivi un MBA de la Harvard Business School. Il a fait ses armes dans le monde pharmaceutique en intégrant la société française bioMérieux en 1995. Il en sera directeur général délégué de 2007 à 2011 après un passage par le groupe pharmaceutique EliLilly & Co. En 2011, Stéphane Bancel prend la tête de la toute jeune société Moderna qui vise à développer des thérapies en se basant sur la technologie de l’ARN messager. Dès 2013, Moderna collabore avec AstraZeneca pour développer des produits visant les maladies cardiovasculaires entre autres. Une nouvelle collaboration entre les deux entreprises voit le jour en 2016 sur un programme d’immuno-oncologie. Moderna se place sur le devant de la scène pendant la pandémie de COVID-19 en travaillant sur le développement d’un vaccin. »

Challenges

Celle de Wikipédia permet de prendre la mesure de cette formidable ascension :

« En 2020, alors que le cours de l’action Moderna augmente à la nouvelle de l’imminence d’essais humains de phase 2 pour son potentiel vaccin COVID-19, ses parts dans Moderna en font un milliardaire en dollars. Le 18 mai 2020, lorsque le cours de l’action atteint 80 $, sa part de Moderna vaut 2,5 milliards de dollars. En avril 2021, l’action atteint 134 dollars et selon le nouveau classement Forbes, sa fortune est estimée à 3,5 milliards d’euros, le plaçant à la 23e place des 42 milliardaires français. Le mois suivant, sa fortune s’élève à 4,3 milliards de dollars. »

Wikipédia

Mérieux, Xi Jinping et Klaus Schwab : trois hommes et une médaille

La biographie officielle de Stéphane Bancel ne fait pas mystère de l’effet d’aubaine qu’a pu constituer le contexte pandémique (les plus curieux pourront lire le récit proposé par Vanity Fair, dont le style se situe à mi-chemin entre l’hagiographie et le scénario d’un film hollywoodien), mais elle omet un certain nombre d’éléments qui soulèvent plusieurs questions aujourd’hui.

Notamment, elle ne mentionne pas un fait décisif : la société bioMérieux dont Stéphane Bancel devient le directeur général en 2007 a été fondée par le milliardaire Alain Mérieux, dont un article nous apprend qu’il fut non seulement un ami proche du président chinois Xi Jinping (Le Figaro évoque « une amitié de 35 ans », L’Expansion cite « l’ami chinois »), qui lui remettra en mains propres la China Reform Friendship Medal aux côtés du fondateur du Forum économique mondial (Klaus Schwab), mais aussi et surtout un acteur majeur de la création du laboratoire P4 à l’Institut de virologie de Wuhan :

« La Chine va ouvrir son premier laboratoire P4, de haute sécurité, dans les prochaines semaines à Wuhan. Le projet, lancé il y a près de 15 ans, n’aurait pu aboutir sans l’aide de la France. »

Le Quotidien du médecin, 4 décembre 2014

Ce rôle est d’ailleurs confirmé par le groupe Mérieux qui évoque alors le « rôle moteur » de son président en tant que coprésident du Groupe franco-chinois sur les maladies infectieuses émergentes.

Rappelons que le laboratoire P4 est situé à quelques encablures du célèbre marché où l’accouplement insolite entre un pangolin et une chauve-souris, peu de temps après la répétition d’une pandémie organisée par le Forum économique mondial de Davos en présence des principaux médias américains et sous la vigilance de la CIA (Event 201), exercice au demeurant très classique, couramment pratiqué par les militaires ou les secouristes, plongea la planète entière dans une sorte de coma artificiel dont sortent à peine les pays… à l’exception de quelques nostalgiques canadien, italien, allemand, autrichien ou français. Mais comme l’histoire, c’est bien connu, ne se répète jamais, les cyniques sont priés de se taire.

Il faut dire que nous avons passé un moment si agréable, si économiquement profitable et que nous avons tant progressé sur le plan démocratique, il serait dommage de mettre fin au supplice des citoyens qui se sont gentiment fait vacciner avec un produit dont les laboratoires, les agences et les gouvernements ne veulent que nous ne sachions ni ce qu’il contient, ni dans quelles proportions il a blessé ou tué avant d’être décrété massivement injectable.

A minima, nous apprend France Culture, le laboratoire P4 de Wuhan a au moins deux caractéristiques, celle d’avoir échappé au contrôle des scientifiques français et d’avoir abrité des essais sur un vaccin contre le COVID-19 :

« Voulu et construit avec l’aide de la France, le très sensible laboratoire de virologie P4 de Wuhan, qui fait aujourd’hui l’objet de beaucoup de spéculations, a peu à peu échappé au contrôle des scientifiques français. Selon nos informations, un vaccin contre le COVID-19 y a récemment été testé. »

France Culture, 17 avril 2020

Le laboratoire P4 de Wuhan : histoire d’une collaboration apparemment avortée

Qu’est-ce qu’un laboratoire P4 et que s’est-il donc passé dans celui de Wuhan, avec quelles conséquences ?

Là encore, France Culture explique : un laboratoire P4 est « un laboratoire de très haute sécurité biologique pour l’étude de virus pathogènes inconnus pour lesquels on n’a pas de vaccin ». Comme le précise également le site Wikipédia, la classification P4 ou BSL 4 (biosafety level 4) signifie « pathogène de classe 4 ». Les laboratoires possédant ce niveau de classification ou d’accréditation, soit une trentaine dans le monde, ont donc également un niveau sécurité susceptible d’abriter des micro-organismes très pathogènes « caractérisés par leur haute dangerosité (taux de mortalité très élevé en cas d’infection), l’absence de vaccin protecteur, l’absence de traitement médical efficace, et la transmission possible par aérosols ».

L’article précise que dans le conteste où le projet a vu le jour (l’après 11 septembre), les experts français en guerre bactériologique se sont montrés réticents, notamment le Secrétariat général à la Défense et à la Sécurité nationale (SGDSN) qui redoutait « qu’un P4 puisse se transformer en arsenal biologique ». Finalement, l’équipe de 50 chercheurs français qui devaient s’installer en résidence pour une durée de cinq ans afin d’élaborer un programme de recherche commun, apporter une expertise technique et former le personnel local aux contraintes de biosécurité du laboratoire ne franchira jamais la frontière. Ce que Mediapart résume de la manière suivante :

« Depuis son inauguration en 2017, Paris ne dispose plus d’aucun contrôle sur la gestion de l’installation, et la coopération prévue a été stoppée. »

Mediapart, 28 mais 2020

Le journal The American Spectator conclut quant à lui son récit de cette collaboration avortée en rapportant les propos des attachés scientifiques de l’ambassade américaine à Pékin venus inspecter les lieux en janvier 2018, juste après le démarrage de l’activité du laboratoire :

« “Le nouveau laboratoire souffre d’une grave pénurie de techniciens et d’enquêteurs dûment formés nécessaires pour faire fonctionner en toute sécurité ce laboratoire à haut confinement”, ont rapporté les attachés, avertissant que les travaux de l’établissement sur les coronavirus de chauve-souris présentaient le risque d’une nouvelle pandémie de type SRAS. Deux ans plus tard, un nouveau coronavirus, comme on n’en avait jamais vu auparavant, s’est déchaîné sur le monde depuis Wuhan. »

The American Spectator, 4 mai 2020

Une collaboration de longue date avec la Chine

Au-delà de la création du laboratoire de Wuhan, c’est une collaboration beaucoup plus ancienne que l’on découvre à la lecture du thread publié récemment. On y apprend par exemple qu’elle s’est concrétisée à travers un programme visant à « partager des données et des recherches sur les agents pathogènes portés par les chauves-souris et les rongeurs » en Afrique, en 2015, dans le cadre d’un partenariat entre la Fondation Mérieux et l’Académie chinoise des sciences médicales au Mali (p. 12 du document).

De manière plus inquiétante à la lumière des récentes révélations concernant les travaux conduits dans le laboratoire P4 de Wuhan, on apprend également que des réunions annuelles ont été organisées au sein de l’Institut Mérieux avec des scientifiques de l’Institut de virologie de Wuhan :

« Les 17 et 18 avril 2013 s’est tenue à Wuhan la 4e réunion du Réseau chinois de recherche Mérieux, un événement organisé par l’Institut Mérieux, en collaboration avec l’Institut de virologie de Wuhan, l’Académie des sciences de Chine, l’Université des sciences et technologies de Huangzhong et le Société chinoise de microbiologie.

Plus de 100 participants ont assisté à la réunion de Wuhan 2013, dont le vice-président de l’Institut Mérieux, le Dr Christian Bréchot, et des experts des domaines académique, industriel et administratif. Le comité d’organisation a réuni un panel d’excellents conférenciers : les Drs. Pascal Vincelot, Zhengli Shi, Laurent Poirel, Cuihua Liu, Xiaojun Ma, Chundong Yu, Rong Zhou, Yunfeng Zhou, Véronique Trillet-Lenior, Xiang Du, Hongrui Wang, Jianfeng Liu, Yanyi Wang, Marc Bonneville, Guangwen Lu, Qiangzheng Sun, Ming Li, Chengfeng Qin, Hua Cui, Xiao Xu, Yuanda Song, Zhiwei Wu et Jiachang Yu. Au cours de la réunion, ils se sont concentrés sur cinq sujets : microbes et maladies infectieuses, cancer, transfert de technologie et valorisation économique, immunologie et nouveaux développements technologiques. »

Institut Mérieux

Un nom retient aujourd’hui l’attention, celui de Zhengli Shi,directrice d’un des laboratoires de l’Institut de virologie de Wuhan qui a réalisé des études de gain de fonction sur des virus de chauve-souris aux côtés de Peter Daszak de l’Alliance EcoHealth, comme en atteste une publication conjointe en 2019.

Ce « dossier » éminemment sulfureux est aujourd’hui largement documenté, notamment par un article du Courrier des stratèges, publié en septembre 2021, qui explique comment un morceau de VIH a pu se retrouver dans le virus SARS-CoV-2. Il vient de trouver un nouveau rebondissement avec les révélations apportées par les journalistes d’investigations de Projet Veritas.

Les liaisons dangereuses entre Moderna, l’Institut Pasteur et le laboratoire P4 de Wuhan

Mais laissons de côté le laboratoire P4 de Wuhan et l’amitié entre le président chinois et celui de la société bioMérieux puisque Stéphane Bancel quittera sa présidence en 2011 pour prendre celle de Moderna. En fait, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît. Chassez le laboratoire P4, il revient au galop.

De 2000 à 2006, Stéphane Bancel occupe différents postes de direction au sein des laboratoires Eli Lilly aux États-Unis. Il vient alors de passer trois ans (1995-1998) comme directeur des ventes au Japon où il chapeaute l’activité « microbiologie industrielle » pour la zone Asie-Pacifique pour le compte de la société bioMérieux dont il deviendra le PDG en 2007.

La promotion Young Leader de 2009

En 2009, il intègre la communauté des Young Global Leaders du Forum économique mondial (WEF), qui se définit humblement comme « une communauté dynamique de personnes exceptionnelles avec la vision, le courage et l’influence nécessaires pour conduire un changement positif dans le monde » et dont la vertu et le rôle crucial dans l’avenir du monde expliquent, selon ses propres termes, « l’adhésion croissante » de ses membres. Ils sont plus de 1 400 à ce jour parmi lesquels Emmanuel Macron, Justin Trudeau ainsi que la plupart de ses collaborateurs, Angela Merkel, l’ancien chancelier autrichien Stephan Kurz, la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern…, bref, tous ceux qui se sont distingués pendant la crise par leur approche humaine et modérée de la gestion de la pandémie :

« Conformément à la mission du Forum économique mondial, nous cherchons à favoriser la coopération public-privé dans l’intérêt public mondial. Nous sommes unis par la conviction que les problèmes urgents d’aujourd’hui offrent une opportunité de construire un avenir meilleur à travers les secteurs et les frontières. »

Forum des Young Leaders

Note importante, le Forum des Young Leaders du Forum économique mondial se distingue du programme des Young Leaders de la France China Foundation (FCF), qui « vise à encourager le dialogue entre la France et la Chine » selon Wikipédia. Il compte parmi ses membres Emmanuel Macron, Coralie Dubost, Agnès Pannier-Runacher, Cédric Villani, Brune Poirson (promotion 2017), Édouard Philippe (promotion 2018) ou encore Olivier Véran (promotion 2019).

La supervision de la construction du labo P4

En 2011, Stéphane Bancel prend la tête de Moderna. Il reste toutefois membre du Conseil d’administration de la Fondation Mérieux USA a minima jusqu’en août 2019 si l’on en croit le rapport annuel 2019 de la Fondation (p. 52).

En tant que directeur général de bioMerieux, Stéphane Bancel participe ainsi au comité de pilotage supervisant la construction du labo P4 de Wuhan, relié par une simple passerelle au laboratoire P3 de l’Institut de virologie de Wuhan.

L’accord entre Moderna et l’Institut Pasteur

Le 3 février 2015, Moderna scelle une alliance avec l’Institut Pasteur pour développer des vaccins à ARN messager, qui est la technologie innovante sur laquelle se base son vaccin contre le COVID :

« Moderna Therapeutics, pionnier dans le développement de l’ARN messager (ARNm) Therapeutics™ et l’Institut Pasteur […] annoncent aujourd’hui une longue collaboration de recherche stratégique à long terme pour la découverte et le développement de médicaments et de vaccins à l’aide de la plateforme mRNA Therapeutics™ de Moderna. Valera, une société de capital-risque de Moderna, gérera la collaboration de recherche pour Moderna. Valera se concentre exclusivement sur l’avancement des vaccins et des thérapeutiques pour la prévention et le traitement des maladies infectieuses virales, bactériennes et parasitaires. »

Institut Pasteur

 Des documents confidentiels retrouvés sur un disque dur de la DARPA montrent que des recherches portant sur le gain de fonction ont été conduites sur des coronavirus à Wuhan 

Les recherches conduites à Wuhan

Deux ans plus tard, le 24 novembre 2017, l’Institut Pasteur, l’Académie chinoise des sciences et la Fondation Mérieux signent un accord de coopération portant sur la création d’un groupe de recherche localisé à l’Institut Pasteur de Shanghai pour « mener des recherches innovantes dans le domaine des maladies infectieuses, tropicales ou négligées en lien avec le laboratoire P4 de l’institut de virologie de Wuhan».

Peut-on imaginer que Stéphane Bancel, en tant que membre du Conseil d’administration de la Fondation Mérieux et partenaire de l’Institut Pasteur n’ait jamais eu connaissance des recherches menées sur le coronavirus à l’Institut de virologie de Wuhan, et plus précisément des éudes de gain de fonction dont des documents confidentiels retrouvés sur un disque dur de l’Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense (Defense Advanced Research Projects Agency, DARPA) montrent que de telles recherches ont été conduites sur des coronavirus transmis par les chauves-souris, notamment à Wuhan, sous la direction conjointe d’Anthoni Fauci (l’orchestrateur de la réponse mondiale à la pandémie) et de l’Alliance EcoHealth Alliance, précédemment citée ?

Le surprenant brevet déposé par Moderna en 2016

L’histoire ne s’arrête pas là en tout cas. La généticienne Alexandra Henrion-Caude alertait peu de temps après la divulgation du génome du SARS-CoV-2 sur la présence pour le moins intrigante d’une séquence présente au niveau du site de clivage de la furine.

Dans un article cosigné par Christian Drosten, à l’origine du test PCR adopté dans une précipitation qui surprend d’autant plus aujourd’hui que l’on apprend qu’il n’a probablement jamais permis de différencier le COVID d’une grippe saisonnière, les auteurs précisent en effet : « Le site de clivage de la furine dans le SRAS-CoV-2 est unique au sein de l’espèce de coronavirus lié au syndrome respiratoire aigu sévère (SrC). »

Contrairement à ces derniers, qui y ont une proximité moléculaire et génétique avec un coronavirus de chauves-souris permettant d’imputer au SARS-CoV-2 une origine naturelle, la généticienne s’est interrogée à l’époque sur la proximité de cette séquence avec un brevet (US9587003B2) déposé par Moderna en 2016 et dont Stéphane Bancel est le coïnventeur. Mais encore eût-il fallu que la piste d’une origine naturelle ayant permis de produire cette séquence qui n’aurait donc d’originale (et donc brevetable) que la prétention soit exclue.

Cette découverte relance en tout cas de nombreuses questions concernant l’origine du virus, le journal The Rio Times s’étonnant plus particulièrement sur l’ancienneté du dépôt de ce brevet par Stéphane Bancel.

 La probabilité que cette séquence soit présente de manière aléatoire dans un génome viral de 30 000 nucléotides est de 3,21 × 10-11 

La paternité d’une séquence de SARS-CoV-2 formellement établie

L’histoire semble donner raison aujourd’hui à la généticienne puisqu’un article paru le 21 février 2022 dans la revue Frontiers of Virology vient enfin de démontrer qu’il est statistiquement impossible que la nature ait pu engendrer fortuitement la séquence brevetée par Moderna :

« L’analyse biostatistique conventionnelle indique que la probabilité que cette séquence soit présente de manière aléatoire dans un génome viral de 30 000 nucléotides est de 3,21 × 10-11 » soit 0,0000000000321, soit de 1 pour 31 ,153 milliards. Donc nulle.

Or ce qui est d’autant plus inquiétant, c’est que l’incursion de cette séquence est précisément à l’origine de deux mécanismes :

  • la pathogénicité accrue du COVID par rapport à la grippe et sa capacité à cibler un hôte humain ;
  • l’altération de la capacité de réparation de l’ADN aujourd’hui mise en évidence dans les études pouvant expliquer l’explosion des cancers observée post injection par de nombreux médecins et susceptible a minima d’empêcher l’organisme de rétablir une modification fortuite du génome.

Voici en effet le thread que l’ancienne directrice de recherche de l’Inserm, qui est accessoirement une des plus éminentes spécialistes de l’ARN messager publiait sur son compte Twitter le thread suivant :

Le brevet Moderna, la clé de passage du SARS-CoV-2 de la chauve-souris à l’homme

On ne comprend décidément pas pourquoi certains grincheux préfèrent encore voir dans cette belle success story à l’américaine fondée sur une performance historique (un vaccin conçu en 42 jours, injecté à l’ensemble de la planète seulement trois mois après sa sortie d’usine sans le consentement d’une large majorité des personnes vaccinées) ce qu’un ancien trader de BlackRock, Edward Dowd, décrit plus trivialement (sur la base d’une analyse des essais cliniques, des données de pharmacovigilance et des statistiques de mortalité), comme l’escroquerie du siècle.

Tout lien avec l’effondrement du cours de Bourse et de la cession des actions de Moderna par son directeur général, Stéphane Bancel, ou la fermeture concomitante de son compte Twitter ne peut bien évidemment qu’être fortuite.

De même que la manière dont le Premier ministre canadien Justin Trudeau a choisi de répondre à la population qui refuse aujourd’hui l’obligation vaccinale, qualifiée pénalement sur ce motif de « terroriste », en déclarant des mesures d’urgence pérennes prévoyant la saisie des avoirs bancaires et patrimoniaux sous couvert d’une atteinte à la sûreté de l’État.

Chacun jugera s’il est temps de déclarer que l’heure du Grand Reset économique et financier, postulé comme inéluctable par le fondateur du Forum économique mondial (Klaus Schwab) dans un livre éponyme, a effectivement sonné comme l’annonçait Justin Trudeau il y a quelques mois, ou si le monde n’a pas plutôt besoin en urgence d’un Grand Réveil.

Vous reprendrez bien un peu de dystopie ?

Rassurez-vous, le Grand Reset est juste un complot (qui s’étend au grand jour, il suffit de savoir lire) et Justin Trudeau, un grand visionnaire.

Et il peut sans doute paraître excessif de présenter sur un même plan, dans le même espace discursif, les différents éléments qui composent l’étonnant curriculum vitae de Stéphane Bancel, de Paris à Wuhan en passant par le Forum économique mondial. En d’autres termes, de donner l’impression que nous cherchons à reconstituer les pièces d’un puzzle qui ne serait en réalité qu’une succession d’intuitions géniales et de rencontres fructueuses, voire de faire de ce talentueux ingénieur l’acteur d’une nouvelle organisation du monde portée par un réseau de jeunes et brillants esprits dont le magazine Challenges saluait récemment le rapprochement :

« Enfin, ils se rencontrent. Les promotions 2020 et 2021 des Young Leaders, cette élite prometteuse sélectionnée simultanément en France et aux États-Unis, partagent un peu moins d’une semaine ensemble à Paris. Jean-Noël Barrot, parlementaire du Modem et Kabir Sehgal, fondateur de la société de production de films et musique Tiger Turn ; Adam Hodge, du bureau du représentant des États-Unis pour le Commerce et Flora Thiebaut, fondatrice d’Auticonsult, qui emploie des personnes autistes pour des travaux en informatiques: vingt talents dans des domaines très divers ne se quittent plus, depuis ce mardi 19 octobre, autour de dîners à l’ambassade des États-Unis et du Cercle de l’union interalliée, mais aussi sur les plages du débarquement en Normandie et dans les salons de Versailles. Avec des accompagnateurs de choix, dans ces pérégrinations chics, qu’ils soient eux-mêmes anciens Young Leaders comme François Villeroy de Galhau (Banque de France) et Alain Minc, ou qu’ils apprécient de briller dans ce cercle prestigieux, comme l’ex-sherpa de Chirac, Jean-David Levitte et le patron de la banque Lazard en France, Jean-Louis Girodolle. »

Grégoire Pinson, « Comment l’élite franco-américaine des Young Leaders retisse le lien transatlantique » (Challenges, 22 octobre 2021)

À contre-courant du récit que propose cet article (dont je recommande vivement la lecture, par simple curiosité) et de la vision idyllique qui le sous-tend, d’un monde guidé par une élite préfigurant un nouveau Siècle des Lumières, le magazine Nexus s’interroge et pose la question qu’il faudra tôt ou tard arbitrer, s’il reste un peu de place pour le faire dans le cadre de la nouvelle gouvernance politique de l’information que nous expérimentons depuis un an :

« L’on peut légitimement se poser la question de la représentativité du peuple par nos dirigeants. Une élite mondiale sélectionne les jeunes leaders de demain et leur donne le réseau et les moyens d’arriver aux commandes des pays. Comment ne pas y voir un risque de conflits d’intérêts ? »

Nexus, «Le monde dirigé par les Young Global Leaders », 2 mars 2022
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