Vaccins ARN messager

Jean-Yves Drustan | 18 février 2022

Toxicité des nanoparticules lipidiques : 80% des souris n’ont pas survécu selon une étude publiée en décembre 2021

Les vaccins Pfizer et Moderna déployés actuellement contre le COVID utilisent comme vecteur de l’ARN messager, encapsulé dans des nanoparticules lipides. Un article publié en janvier 2022 pointe la toxicité de ces nanoparticules, connue depuis 2010 et aujourd’hui incriminée, entre autres, dans la survenue des myocardites vaccinales.

Nano particules des vaccins COVID-19

L’article publié le 16 janvier 2022 par le Dr Justus R. Hope [1] met en lumière les travaux récents d’une équipe de chercheurs de l’université équipe du département de microbiologie et d’immunologie de l’Université Thomas Jefferson (Philadelphie, USA) [2], dont il détaille les principaux résultats.

Ces derniers confirment les données de la littérature sur la toxicité des nanoparticules lipides (LNP), notamment les conclusions d’une étude conduite en laboratoire sur des souris, en 2010, par une équipe de chercheurs israéliens [3] qui mettait en évidence une « toxicité systémique » des LNP.

Rôle des nanoparticules dans les vaccins ARN messager : a-t-on suffisamment de recul ?

Pour rappel, bien que les travaux sur l’ARN messager soient relativement anciens, les vaccins Pfizer et Moderna sont les premiers dans l’histoire de la vaccination à utiliser une plateforme technologique permettant à de l’ARNm de se transférer dans une cellule de mammifère [4].

 C’est la première fois que des nanoparticules lipidiques sont utilisées dans le cadre d’une vaccination 

Les nanoparticules lipidiques (LNP) jouent un rôle crucial pour la distribution de l’ARN messager qui est, d’une part, d’empêcher qu’il soit dégradé avant de rentrer dans les cellules et, d’autre part, de permettre qu’il soit traduit efficacement en protéine antigénique.

Ces excipients à valeur d’adjuvant sont le ALC-0159 (composé à base de polyéthylène glycol, PEG) et ALC-0315 pour le vaccin Pfizer et le SM-102, le DSPC et le PEG2000-DMG pour le vaccin Moderna.

Si les nanoparticules lipidiques sont déjà utilisées dans des applications en santé pour le diagnostic et le traitement de certaines pathologies, comme le cancer, c’est la première fois qu’elles le sont dans le cadre d’une vaccination. Que sait-on de leur éventuelle toxicité, notamment des conséquences de l’injection de PEG dans le corps humain par voie intermusculaire, jamais réalisée auparavant ?

Dans un article du Monde daté du 11 décembre 2020, Camille Locht, microbiologiste et directeur de recherche Inserm à l’Institut Pasteur de Lille, nous rassurait en affirmant : « Ce n’est absolument pas dangereux, il n’y a aucun souci à se faire » :

« Les nanoparticules dans les vaccins contre leCOVID-19, injectées en quantité relativement faible, sont composées de lipides et conçues pour se dégrader progressivement. Ce sont des molécules qui sont tout à fait naturelles, car nos cellules sont toutes entourées de lipides. C’est quelque chose de biologiquement tout à fait normal. »

Camille Locht, Inserm/Institut Pasteur

L’auteur de l’article précise par ailleurs que « la société de biotechnologie allemande BioNtech a développé depuis une dizaine d’années son savoir-faire nanotechnologique au travers de traitements prometteurs contre le cancer ». En est-on aussi sûr ?

La toxicité des nanoparticules est connue depuis 2010

Comme le rappelle JR Hope dans cet article [1], la toxicité des nanoparticules lipidiques a été mise en évidence il y a une dizaine d’années.

Dans une étude conduite in vitro par des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv (Kedmi et al.) [3], publiée en 2010, les auteurs ont trouvé en effet que les LNP « augmentaient considérablement les marqueurs inflammatoires chez la souris tels que les interleukines, les interférons, le TNF alpha et les récepteurs Toll-Like. De plus, les cytokines inflammatoires étaient jusqu’à 75 fois plus élevées dans le groupe de traitement lipidique que dans les témoins » [1].

Ces résultats les incitèrent à l’époque à alerter sur le type de nanoparticules utilisées dans un cadre thérapeutique : « Ces résultats suggèrent qu’une attention particulière doit être portée lorsque différents types de (+) NP sont développés en tant que nanothérapeutiques » [3].

Une nouvelle étude vient confirmer cette toxicité in vitro

On pourrait être tenté de relativiser la portée actuelle de cette étude en imaginant que la technique utilisée à l’époque a été améliorée afin de réduire le potentiel hautement inflammatoire des LNP mise en évidence à l’époque.

 Il n’existe aucune donnée de la littérature démontrant que cet obstacle a été surmonté 

Une étude conduite par des chercheurs de l’université Thomas Jefferson (Philadelphie, USA) [2] sur les LNP utilisées dans les études précliniques sur les vaccins (dont les auteurs soulignent qu’elles sont « similaires à celles utilisées pour les vaccins humains ») s’est penchée sur cette question.

Les auteurs relatent au contraire qu’une série de recherches menées entre 2005 à 2008 pour diminuer la réaction inflammatoire provoquée la portion d’acide nucléique de l’ARN messager se sont toutes conclues par un échec.

En d’autres termes, il n’existerait non seulement aucune donnée de la littérature démontrant que cet obstacle a été surmonté, mais les laboratoires n’auraient entrepris « aucune étude pour identifier les causes potentielles des effets secondaires locaux et systémiques » observés :

« Les essais cliniques humains des vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna ont rapporté des effets secondaires souvent liés à l’inflammation, tels que douleur, gonflement, fièvre et somnolence (Jackson et al., 2020 ; Sahin et al., 2020 ; Walsh et al., 2020 ). Sous l’hypothèse que cette plateforme vaccinale est non inflammatoire, les effets secondaires rapportés ont été interprétés comme par le fait que le vaccin était puissant et générait une réponse immunitaire. Cependant, aucune étude n’a été entreprise pour identifier les causes potentielles des effets secondaires locaux et systémiques. »

Ndeupen S, et al.

 Plus de 80 % des souris étaient décédées dans les 24 heures suivant l’inoculation 

Les chercheurs de l’université Thomas Jefferson ont donc voulu tester les effets inflammatoires des LNP catiodiques chez la souris, en la soumettant à différents types d’injections administrés par voie intradermique et par voie intranasale.

Ils concluent à la persistance de cet effet inflammatoire en constatant que 80 % des souris ayant reçu les doses intranasales les plus élevées de LNP avaient souffert d’inflammation pulmonaire massive et, fait « choquant », que plus de 80 % étaient décédées dans les 24 heures suivant l’inoculation :

« Les souris sont particulièrement ”sensibles à l’inoculation intranasale de composés inflammatoires”. Il n’est donc pas surprenant que 80 % des souris qui ont reçu les doses intranasales les plus élevées de LNP aient souffert d’une inflammation pulmonaire massive. En quelques heures, les poumons étaient visiblement rougis et enflammés. De plus, 80% de ces souris inoculées au LNP sont mortes dans les 24 heures. » [2]

Ndeupen S, et al.

Ils précisent également que ces réactions inflammatoires fatales n’étaient pas localisées au site d’inoculation et montrent au contraire « un taux de diffusion, de dispersion et de distribution rapides dans les autres tissus » :

« Ainsi, similaire à l’inoculation cutanée, l’administration intranasale de LNP entraîne une inflammation massive. De plus, les propriétés inflammatoires des LNP ne sont pas spécifiques au site et montrent un taux de diffusion, de dispersion et de distribution rapides dans les (autres) tissus. »

Ndeupen S, et al.

Serait-ce la voie d’administration qui aurait induit une telle hécatombe, excluant qu’une telle toxicité puisse être observée avec les vaccins contre leCOVID, injectés en intramusculaire ? Probablement pas selon les auteurs pour qui il est au contraire très probable « que l’injection intramusculaire des LNP déclenche des réponses inflammatoires similaires dans le muscle ».

Rappelant que ces « vaccins » de nouvelle génération n’ont pas suivi le cycle de développement standard de 5 à 10 ans, l’auteur souligne que nombre de lésions post-vaccinales désormais avérées auraient sans aucun doute pu être identifiées en amont si ces produits avaient subi les protocoles habituels de tests de sécurité.

En rédigeant cet article, le Dr JR Hope souhaite finalement contribuer à tirer la sonnette d’alarme sur l’augmentation inédite des rapports de décès probablement induits par la vaccinationCOVID-19, dont une évaluation de près de 40 % a d’ores et déjà été relevée par les compagnies d’assurances vie.

Confirmation de cette toxicité par les autopsies et une étude récente

L’histoire semble lui donner raison aujourd’hui avec la publication d’une étude mettant en évidence les implications potentielles des nanoparticules lipidiques dans la pathogenèse de la myocardite associée à l’utilisation de vaccins à ARNm contre le SRAS-CoV-2 [5], susceptibles d’expliquer les cas de myocardite aiguë post-vaccinaux, dont les auteurs précisent que « cette complication n’a pas été fréquemment observée chez les receveurs du vaccin à vecteur adénoviral ». Reste donc la piste des vaccins à ARN messager.

 Il y a maintenant des études précliniques qui suggèrent que les nanoparticules lipidiques vont en fait directement dans le cœur 

Peter McCullough

Les auteurs expliquent que si plusieurs hypothèses ont été émises pour tenter d’expliquer la survenue de ces cas, celle des nanoparticules ne l’a pas été à ce jour. Or non seulement aucune des autres hypothèses n’est en mesure d’expliquer ni ces atteintes ciblées du cœur ni le fait que ces cas ne surviennent qu’avec les vaccins ARNm, mais cette hypothèse est suggérée par la survenue d’un cas de myocardite lors des essais cliniques pour le vaccin Novavax (NVX-CoV2373), utilisant également des LNP.

Cette hypothèse est aujourd’hui confirmée par le Dr P. McCullough, spécialiste en médecine interne et maladies cardiovasculaires, vice chief of medicine à l’université Baylor du Texas, cofondateur et actuel président de la Cardiorenal Society of America, qui expliquait récemment :

« Il y a maintenant des études précliniques qui suggèrent que les nanoparticules lipidiques vont en fait directement dans le cœur. Le cœur exprime la protéine spike, le corps attaque le cœur. Il y a des changements dramatiques sur l’éléctro-cardiogramme (ECG), le niveau des troponines (un test sanguin pour les lésions cardiaques) est 10 à 100 fois plus élevé avec le vaccin qu’avec l’infection naturelle. C’est un syndrome totalement différent. Si les enfants ont une myocardite après le vaccin, 90 % doivent être hospitalisés. Ils ont des changements dramatiques dans l’ECG, des douleurs thoraciques, une insuffisance cardiaque précoce, ils ont besoin d’échocardiogrammes. Donc la myocardite induite par le vaccin est un gros problème. »

Peter McCullough

Que faut-il en conclure ?

Jusqu’à preuve du contraire, c’est-à-dire en attendant un démenti de la part des laboratoires, leur performance semble être non pas d’avoir réussi à surmonter les difficultés inhérentes à l’utilisation de l’ARN messager dans le cadre d’une vaccination préventive destinée à des individus sains, mais à négocier leur irresponsabilité juridique totale en cas de survenue de dommages corporels postvaccinaux.

Faut-il voir dans le retrait par le laboratoire Pfizer, le 05 février 2022, de sa demande d’autorisation d’utilisation d’urgence faite à l’Inde, l’un des deux pays les plus peuplés (et donc l’un des deux plus importants marchés) au monde après que le régulateur a exigé qu’il conduise une étude locale de sécurité et d’immunogénicité, sous sa supervision ?

À défaut de pouvoir formellement incriminer les nanoparticules, nous devrions en tout cas être prochainement fixés puisque la justice américaine a exigé que la Food and Drug Administration (FDA), qui réclamait un délai de 75 ans pour transmettre les données d’essais cliniques sur la base desquelles elle a approuvé le vaccin Pfizer en seulement 3 mois, livre les 80 000 premières pages à partir du 1er mars 2022.

Rappelons également que le directeur général de la FDA, Christopher Cole, a été secrètement enregistré par des journalistes travaillant pour le média Project Veritas, à son insu, lors de « dîners-rencontres » (le 31 janvier 2022, le 3 et le 9 février 2022), où il explique comment l’industrie pharmaceutique achète l’homologation de ses vaccins :

« Les sociétés pharmaceutiques, les sociétés alimentaires, les sociétés de vaccins, elles nous paient des centaines de millions de dollars par an pour embaucher et garder les contrôleurs pour approuver leurs produits. »

« Ils [Big Pharma] vous donnent [FDA] plus d’argent… c’est génial, et cela augmente les chances d’approbation. »

« Ils nous paient des centaines de millions de dollars par an pour approuver leurs produits. »

Christopher Cole, directeur exécutif de la FDA

Affaire à suivre… Espérons simplement que de telles méthodes n’ont pas cours en France, mais je suppose que les journalistes d’investigation ont déjà enquêté sur cette question et n’ont rien découvert de tel.

Références

[1] https://www.thedesertreview.com/opinion/columnists/lipid-nanopart…n-pubmed-study/article_2fda35e6-77bf-11ec-8f51-03f06e6ab29c.html

[2] Ndeupen S, et al. The mRNA-LNP platform’s lipid nanoparticle component used in preclinical vaccine studies is highly inflammatory [Le composant de nanoparticules lipidiques de la plateforme ARNm-LNP utilisé dans les études précliniques sur les vaccins est hautement inflammatoire]. iScience. 2021;24(12): 103479. DOI: https://doi.org/10.1016/j.isci.2021.103479.

Cette étude a été publiée initialement en preprint le 04/03/2021 : https://doi.org/10.1101/2021.03.04.430128.

[3] Kedmi R, Ben-Arie N, Peer D. The systemic toxicity of positively charged lipid nanoparticles and the role of Toll-like receptor 4 in immune activation [La toxicité systémique des nanoparticules lipidiques chargées positivement et le rôle du récepteur de type Toll 4 dans l’activation immunitaire]. Biomaterials. 2010;31(26):6867-75. DOI: https://doi.org/10.1016/j.biomaterials.2010.05.027.

[4] Malone RW, Felgner PL, Verma IM. Cationic liposome-mediated RNA transfection [Transfection d’ARN médiée par des liposomes cationiques]. Proc Natl Acad Sci U S A. 1989 Aug; 86(16): 6077-6081. DOI: https://doi.org/10.1073/pnas.86.16.6077.

[5] Tsilingiris D, et al. Potential implications of lipid nanoparticles in the pathogenesis of myocarditis associated with the use of mRNA vaccines against SARS-CoV-2 [Implications potentielles des nanoparticules lipidiques dans la pathogenèse de la myocardite associée à l’utilisation de vaccins à ARNm contre le SRAS-CoV-2]. Metabolism Open. 2022:13;100159. DOI: https://doi.org/10.1016/j.metop.2021.100159.

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